16 novembre 2015

Pour les victimes, pour Paris, pour la France


Paris
Louis Aragon (1944) 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris


Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai


Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

14 novembre 2015

Une Nation en deuil


Ce 13 novembre 2015, la France a de nouveau été prise pour cible. Notre Nation traverse dans l'effroi la pire attaque terroriste de son Histoire.

A l'heure où nous écrivons, le bilan fait état de 120 morts. Chiffre effroyable, terrifiant, sidérant, barbare.

Si notre pays est la cible de telles attaques, c'est parce que la France n'est pas qu'une simple entité étatique et administrative. La France est un idéal, façonné par l'Histoire ; un souffle de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui inspire le monde tout entier depuis deux siècles.

La France n'est pas qu'une Nation, la France est un Rêve. Et tous les cauchemars de la Terre ne pourront jamais l'étouffer.

Soyons solidaires et unis, dans la douleur. Soyons présents pour les familles frappées ce soir par les pertes les plus affreuses.

Oublions nos querelles inutiles et nos divisions anecdotiques pour défendre ce que nous sommes et ce que nous ne cesserons jamais d'être.

Tout au long de son Histoire, attaquée de mille façons, la France n'a jamais plié. Elle ne pliera jamais.

Prions pour les victimes et leurs familles endeuillées, et n'oublions jamais qui nous sommes.

Nous sommes Charlie.
Nous sommes Paris.
Nous sommes la France.

10 novembre 2015

Il y a 45 ans, la France apprenait la disparition du Général de Gaulle


"Françaises, français, le Général de Gaulle est mort ; la France est veuve." Ce sont par ces mots que le Président de la République, Georges Pompidou, annonça le 10 novembre 1970 à la Nation, avec toute la solennité dont ce grand littéraire savait faire preuve, la disparition de son prédécesseur, Charles de Gaulle, survenue la veille.

Né le 22 novembre 1890, le premier président de la Ve République disparait à quelques semaines de son quatre-vingtième anniversaire, le 9 novembre 1970, emporté par une rupture d'anévrisme à l'heure du dîner, dans sa propriété de la Boiserie, à Colombey-les-Deux-Eglises. Laissant, comme l'affirmera son successeur à la tête de l'Etat, deux veuves : Mme de Gaulle et la France. L'homme du 18 juin avait quitté le pouvoir depuis un an et demi, au lendemain de l'échec du référendum du 27 avril 1969.

Le Président Pompidou achève son hommage par cette phrase de facture proprement sublime : "Promettons à la France de n'être pas indignes des leçons qui nous ont été dispensées et que, dans l'âme nationale, De Gaulle vive éternellement !" Si ce lyrisme hautement nourri de la conscience de l'Histoire a malheureusement disparu de notre vie politique, en est-il de même de l'héritage du Général de Gaulle ? La promesse de Georges Pompidou a-t-elle été tenue ?

Alors que tout le monde - mais surtout n'importe qui - se revendique aujourd'hui de la pensée du Général de Gaulle, qu'est-ce que cet héritage gaullien qui semble faire l'unanimité ? Si le peuple français garde à son dernier grand homme toute son affection et sa fidélité, en est-il de même de tous ces politiques qui en appellent aux mânes de l'homme de Colombey ?

En ce jour, alors qu'hier les bonapartistes de Renouveau Bonapartiste et les gaullistes de l'Union du Peuple Français affichaient publiquement leur désir de collaborer à l'enrichissement de leurs pensées respectives, voyons ce qu'il reste du gaullisme et du Général de Gaulle dans la France de 2015.

9 novembre 2015

Convergences & Indépendance : nouveau partenariat entre gaullistes et bonapartistes


Depuis plusieurs années, la France perd repères et valeurs. Des gouvernements de rencontre se sont succédés sans jamais être à la hauteur des défis contemporains, et notre cher et vieux pays se porte mal.

Ravages du chômage toujours présents dans notre tissu social, déficit public toujours aussi lourd à porter, illisibilité des politiques fiscales, économie en berne, sens de l'unité et du dialogue de plus en plus diminué, construction européenne éloignée des peuples souverains et trop proche des marchés financiers, politique étrangère instable, indépendance nationale bradée, souveraineté populaire bafouée, une puissance publique affaiblie et une classe politique toujours plus impopulaire.

L'indignation gronde et une partie de moins en moins négligeable de notre peuple, désespérée, s'en remet aux extrêmes. La peur de l'autre et le rejet de l'étranger se réveillent plus que jamais. L'impuissance politique laisse notre Nation s'affaiblir dans la division et les éclats épars de notre Peuple se rassemblent en autant de communautés fermées ennemies les unes des autres.

A l'heure où certains profitent de nos divisions pour prospérer, en montant les Français les uns contre les autres, nous, gaullistes et bonapartistes, avons le devoir de continuer à défendre les idéaux fondateurs de nos courants de pensée :
  • l'Unité nationale,
  • la Souveraineté populaire,
  • l'Ordre, le Progrès et la Solidarité.
En ce 9 novembre, anniversaire commun de l'arrivée au pouvoir du général Bonaparte en 1799 et de la disparition du général Charles de Gaulle en 1970, conscients de l'importance de ce devoir, au regard de l'Histoire comme de l'avenir, l'Union du Peuple Français et Renouveau Bonapartiste sont fiers d'annoncer la mise en place d'une nouvelle collaboration afin de travailler ensemble dans l'intérêt supérieur de la Patrie.

Réunis dans une collaboration des esprits et non des structures, respectueux de l'indépendance de nos mouvements respectifs et de nos divergences de positions sur certaines propositions ou certains faits d'actualité, nous travaillerons ensemble à trouver des terrains d'entente où le gaullisme de l'UPF et le bonapartisme de RB peuvent mutuellement s'enrichir dans une dynamique de convergence de ces deux courants politiques au service de la défense des principes fondateurs que nous avons en commun et que nous avons, tous deux, hérités de l'Histoire de France.

Aujourd'hui, 9 novembre 2015, les héritiers des deux plus grandes figures de notre Histoire font le choix de s'associer en toute indépendance et liberté dans l'espoir qu'un jour dans l'avenir la France soit de nouveau digne de ce qu'elle fut dans le passé et des grands principes généreux que le génie de son peuple a enfanté.

9 novembre 2015

Communiqué émis au nom de leurs adhérents et sympathisants par les responsables de l'Union du Peuple Français et de Renouveau Bonapartiste.

8 novembre 2015

Que nous reste-t-il aujourd'hui du coup d'Etat du 18 brumaire ?

Le général Bonaparte au conseil des Cinq-Cent, F. Bouchot, 1840

Certes, selon le calendrier grégorien, la prise de pouvoir par Napoléon Bonaparte a eu lieu le 9 novembre 1799, équivalent de la date légendaire du 18 brumaire an VIII. Cependant, si le calendrier républicain avait été maintenu - c'est l'Empereur lui-même qui l'abandonna durant son règne - ce deux cent soixante-sixième anniversaire du coup d'Etat n'aurait pas pris place demain mais aujourd'hui, puisque nous sommes en ce jour le 18 brumaire an CCXXIV.

Bien conscient que cet événement historique fondateur s'est étalé sur plusieurs jours et qu'en réalité il eût davantage lieu le 19 brumaire, soit le 10 novembre, c'est aujourd'hui que nous reviendrons sur l'héritage laissé par l'autre coup d'Etat piloté par un Bonaparte.

Notre propos sera historique pour rappel mais, de nouveau, n'oublions pas que l'objet de la politique bonapartiste n'est pas exactement le même que celui de la mémoire napoléonienne. Ce regard jeté sur la fin de l'année 1799 n'a pas pour dessein d'arbitrer ou de venger le passé mais de nourrir le bonapartisme d'aujourd'hui des modèles de l'Histoire.

1 novembre 2015

Rééditer Mein Kampf pour mieux combattre les épigones d'Hitler

Adolf Hitler
Une fois de plus, Jean-Luc Mélenchon a voulu occuper un peu du temps médiatique en donnant aux médias une nouvelle polémique à se mettre sous la dent. Sur son blog, le meneur du Front de Gauche a menacé son éditeur, Fayard, de le quitter, si jamais ce dernier persévérait à vouloir publier le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, à l'occasion de l'entrée de cet ouvrage dans le domaine public en janvier prochain.

S'indignant qu'on veuille diffuser la "bible" du régime national-socialiste qui a provoqué une guerre mondiale et exterminé industriellement plus de six millions d'êtres humains, M. Mélenchon s'oppose avec virulence - lui et ses lieutenants - à cette décision éditoriale, établissant un parallèle un peu excessif entre cette réédition et la montée de Marine Le Pen.

De nouveau, l'égérie de l'extrême-gauche a manqué une occasion de se taire. De nouveau, il montre à l'opinion combien il pense en termes de dogmes périmés et non de réalités humaines présentes. De nouveau, il montre son amour d'une censure morale qu'il préfère à la confiance démocratique placée en l'éducation populaire.