16 novembre 2015

Pour les victimes, pour Paris, pour la France


Paris
Louis Aragon (1944) 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris


Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai


Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

14 novembre 2015

Une Nation en deuil


Ce 13 novembre 2015, la France a de nouveau été prise pour cible. Notre Nation traverse dans l'effroi la pire attaque terroriste de son Histoire.

A l'heure où nous écrivons, le bilan fait état de 120 morts. Chiffre effroyable, terrifiant, sidérant, barbare.

Si notre pays est la cible de telles attaques, c'est parce que la France n'est pas qu'une simple entité étatique et administrative. La France est un idéal, façonné par l'Histoire ; un souffle de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui inspire le monde tout entier depuis deux siècles.

La France n'est pas qu'une Nation, la France est un Rêve. Et tous les cauchemars de la Terre ne pourront jamais l'étouffer.

Soyons solidaires et unis, dans la douleur. Soyons présents pour les familles frappées ce soir par les pertes les plus affreuses.

Oublions nos querelles inutiles et nos divisions anecdotiques pour défendre ce que nous sommes et ce que nous ne cesserons jamais d'être.

Tout au long de son Histoire, attaquée de mille façons, la France n'a jamais plié. Elle ne pliera jamais.

Prions pour les victimes et leurs familles endeuillées, et n'oublions jamais qui nous sommes.

Nous sommes Charlie.
Nous sommes Paris.
Nous sommes la France.

10 novembre 2015

Il y a 45 ans, la France apprenait la disparition du Général de Gaulle


"Françaises, français, le Général de Gaulle est mort ; la France est veuve." Ce sont par ces mots que le Président de la République, Georges Pompidou, annonça le 10 novembre 1970 à la Nation, avec toute la solennité dont ce grand littéraire savait faire preuve, la disparition de son prédécesseur, Charles de Gaulle, survenue la veille.

Né le 22 novembre 1890, le premier président de la Ve République disparait à quelques semaines de son quatre-vingtième anniversaire, le 9 novembre 1970, emporté par une rupture d'anévrisme à l'heure du dîner, dans sa propriété de la Boiserie, à Colombey-les-Deux-Eglises. Laissant, comme l'affirmera son successeur à la tête de l'Etat, deux veuves : Mme de Gaulle et la France. L'homme du 18 juin avait quitté le pouvoir depuis un an et demi, au lendemain de l'échec du référendum du 27 avril 1969.

Le Président Pompidou achève son hommage par cette phrase de facture proprement sublime : "Promettons à la France de n'être pas indignes des leçons qui nous ont été dispensées et que, dans l'âme nationale, De Gaulle vive éternellement !" Si ce lyrisme hautement nourri de la conscience de l'Histoire a malheureusement disparu de notre vie politique, en est-il de même de l'héritage du Général de Gaulle ? La promesse de Georges Pompidou a-t-elle été tenue ?

Alors que tout le monde - mais surtout n'importe qui - se revendique aujourd'hui de la pensée du Général de Gaulle, qu'est-ce que cet héritage gaullien qui semble faire l'unanimité ? Si le peuple français garde à son dernier grand homme toute son affection et sa fidélité, en est-il de même de tous ces politiques qui en appellent aux mânes de l'homme de Colombey ?

En ce jour, alors qu'hier les bonapartistes de Renouveau Bonapartiste et les gaullistes de l'Union du Peuple Français affichaient publiquement leur désir de collaborer à l'enrichissement de leurs pensées respectives, voyons ce qu'il reste du gaullisme et du Général de Gaulle dans la France de 2015.

9 novembre 2015

Convergences & Indépendance : nouveau partenariat entre gaullistes et bonapartistes


Depuis plusieurs années, la France perd repères et valeurs. Des gouvernements de rencontre se sont succédés sans jamais être à la hauteur des défis contemporains, et notre cher et vieux pays se porte mal.

Ravages du chômage toujours présents dans notre tissu social, déficit public toujours aussi lourd à porter, illisibilité des politiques fiscales, économie en berne, sens de l'unité et du dialogue de plus en plus diminué, construction européenne éloignée des peuples souverains et trop proche des marchés financiers, politique étrangère instable, indépendance nationale bradée, souveraineté populaire bafouée, une puissance publique affaiblie et une classe politique toujours plus impopulaire.

L'indignation gronde et une partie de moins en moins négligeable de notre peuple, désespérée, s'en remet aux extrêmes. La peur de l'autre et le rejet de l'étranger se réveillent plus que jamais. L'impuissance politique laisse notre Nation s'affaiblir dans la division et les éclats épars de notre Peuple se rassemblent en autant de communautés fermées ennemies les unes des autres.

A l'heure où certains profitent de nos divisions pour prospérer, en montant les Français les uns contre les autres, nous, gaullistes et bonapartistes, avons le devoir de continuer à défendre les idéaux fondateurs de nos courants de pensée :
  • l'Unité nationale,
  • la Souveraineté populaire,
  • l'Ordre, le Progrès et la Solidarité.
En ce 9 novembre, anniversaire commun de l'arrivée au pouvoir du général Bonaparte en 1799 et de la disparition du général Charles de Gaulle en 1970, conscients de l'importance de ce devoir, au regard de l'Histoire comme de l'avenir, l'Union du Peuple Français et Renouveau Bonapartiste sont fiers d'annoncer la mise en place d'une nouvelle collaboration afin de travailler ensemble dans l'intérêt supérieur de la Patrie.

Réunis dans une collaboration des esprits et non des structures, respectueux de l'indépendance de nos mouvements respectifs et de nos divergences de positions sur certaines propositions ou certains faits d'actualité, nous travaillerons ensemble à trouver des terrains d'entente où le gaullisme de l'UPF et le bonapartisme de RB peuvent mutuellement s'enrichir dans une dynamique de convergence de ces deux courants politiques au service de la défense des principes fondateurs que nous avons en commun et que nous avons, tous deux, hérités de l'Histoire de France.

Aujourd'hui, 9 novembre 2015, les héritiers des deux plus grandes figures de notre Histoire font le choix de s'associer en toute indépendance et liberté dans l'espoir qu'un jour dans l'avenir la France soit de nouveau digne de ce qu'elle fut dans le passé et des grands principes généreux que le génie de son peuple a enfanté.

9 novembre 2015

Communiqué émis au nom de leurs adhérents et sympathisants par les responsables de l'Union du Peuple Français et de Renouveau Bonapartiste.

8 novembre 2015

Que nous reste-t-il aujourd'hui du coup d'Etat du 18 brumaire ?

Le général Bonaparte au conseil des Cinq-Cent, F. Bouchot, 1840

Certes, selon le calendrier grégorien, la prise de pouvoir par Napoléon Bonaparte a eu lieu le 9 novembre 1799, équivalent de la date légendaire du 18 brumaire an VIII. Cependant, si le calendrier républicain avait été maintenu - c'est l'Empereur lui-même qui l'abandonna durant son règne - ce deux cent soixante-sixième anniversaire du coup d'Etat n'aurait pas pris place demain mais aujourd'hui, puisque nous sommes en ce jour le 18 brumaire an CCXXIV.

Bien conscient que cet événement historique fondateur s'est étalé sur plusieurs jours et qu'en réalité il eût davantage lieu le 19 brumaire, soit le 10 novembre, c'est aujourd'hui que nous reviendrons sur l'héritage laissé par l'autre coup d'Etat piloté par un Bonaparte.

Notre propos sera historique pour rappel mais, de nouveau, n'oublions pas que l'objet de la politique bonapartiste n'est pas exactement le même que celui de la mémoire napoléonienne. Ce regard jeté sur la fin de l'année 1799 n'a pas pour dessein d'arbitrer ou de venger le passé mais de nourrir le bonapartisme d'aujourd'hui des modèles de l'Histoire.

1 novembre 2015

Rééditer Mein Kampf pour mieux combattre les épigones d'Hitler

Adolf Hitler
Une fois de plus, Jean-Luc Mélenchon a voulu occuper un peu du temps médiatique en donnant aux médias une nouvelle polémique à se mettre sous la dent. Sur son blog, le meneur du Front de Gauche a menacé son éditeur, Fayard, de le quitter, si jamais ce dernier persévérait à vouloir publier le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, à l'occasion de l'entrée de cet ouvrage dans le domaine public en janvier prochain.

S'indignant qu'on veuille diffuser la "bible" du régime national-socialiste qui a provoqué une guerre mondiale et exterminé industriellement plus de six millions d'êtres humains, M. Mélenchon s'oppose avec virulence - lui et ses lieutenants - à cette décision éditoriale, établissant un parallèle un peu excessif entre cette réédition et la montée de Marine Le Pen.

De nouveau, l'égérie de l'extrême-gauche a manqué une occasion de se taire. De nouveau, il montre à l'opinion combien il pense en termes de dogmes périmés et non de réalités humaines présentes. De nouveau, il montre son amour d'une censure morale qu'il préfère à la confiance démocratique placée en l'éducation populaire.

31 octobre 2015

Hommage bonapartiste au fier peuple québécois, nos frères français d'Amérique

Drapeau national du Québec

Hier, vendredi 30 octobre 2015, le Québec se remémorait, vingt ans après, l'incroyable moment historique vécu par tout un peuple à l'occasion du référendum sur la souveraineté québécoise. Il y a vingt ans, en effet, le peuple québécois était appelé aux urnes - pour la seconde fois de son histoire - afin de trancher une question de première importance : le Québec sera-t-il, ou non, un pays indépendant ?

En 1980, lors du premier référendum, la réponse avait été d'une clarté totale : avec 85% de participation, le "Non" à l'indépendance triomphait par 60%. Quinze ans plus tard, la bataille devait être nettement plus serrée et la souveraineté québécoise échoua de peu à réaliser ses vieux rêves. 93,52% de la population se mobilisa, donnant 49,42% au "Oui" et 50,58% au "Non". L'Histoire se joue parfois à bien peu de chose.

Nous avons tous en tête le cri légendaire - et, pour le gouvernement canadien, scandaleux - du Général de Gaulle, le 24 juillet 1967 à Montréal. Près de quatre décennies plus tard et vingt ans après l'échec du dernier référendum sur la souveraineté québécoise, nous pouvons le reprendre à notre compte sans hésiter et, nous associant à la liberté et aux espoirs de notre peuple frère et ami d'Amérique, dire : "Vive le Québec libre !".

28 octobre 2015

Napoléon IV ou Napoléon VII ? Succession napoléonienne et légitimités impériales

De gauche à droite : l'empereur Napoléon le Grand, l'empereur Napoléon II, le roi Joseph, le roi Louis, l'empereur Napoléon III,
le Prince impérial, le prince Victor, le prince Louis et l'actuel Prince Napoléon

Renouveau Bonapartiste n'a jamais caché ses très sincères opinions monarchistes. Anticipant toute polémique, nous reconnaissons sans problème que le bonapartisme n'est pas monarchiste par nature, et pas davantage républicain. Par nature pragmatique, le bonapartisme sait adapter ses idéaux généreux aux réalités pratiques du présent, ne s'attachant à la défense d'aucune idéologie mais à la promotion de toutes les idées qui peuvent servir l'avenir de la Nation. Nos propositions de régénération démocratique à travers l'instauration d'une démocratie plébiscitaire peuvent ainsi s'épanouir dans un cadre républicain aussi bien que monarchiste.

Mais entre l'option républicaine - ou élective - et l'option monarchiste - nous préférons parler d'option dynastique - nous avons fait notre choix : il se fait résolument en faveur de la succession napoléonienne. Au niveau des institutions, la République se résume trop souvent à la combinaison des défauts de tous les régimes là où la monarchie optimise toutes leurs qualités.

Interroger cette succession c'est définir l'âme du monarchisme napoléonien, questionner les fondations et les légitimités d'une institution qui peut, mieux qu'aucune autre, apporter à la France stabilité, dialogue et unité.

21 octobre 2015

Le duc de Séville couronné légitime roi de France par le comte de Paris, ou l'absurdité des querelles dynastiques démontrée par l'exemple

Le comte de Paris dans son bureau parisien

Après notre article sur la vente par la Famille d'Orléans d'un important patrimoine royal, nous avons reçu nombre de réactions et pu constater que les querelles dynastiques étaient loin d'avoir disparues. Curieux, nous avons regardé les dernières déclarations du chef des Orléans. Ceci nous a permis de découvrir que le comte de Paris s'était feint d'un nouveau "communiqué rectificatif" le 24 juillet dernier, de nouveau en réaction à un article de Stéphane Bern paru dans Le Figaro Magazine. Nous avions déjà, en 2014, à l'occasion des 800 ans de la naissance de Saint-Louis, publié un article sur les fâcheuses approximations historiques du prince Henri d'Orléans, utilisées par ce dernier afin de décrédibiliser les prétentions au trône de France avancées par son lointain cousin, le prince Louis, duc d'Anjou. 

Dans son communiqué du 24 juillet, le chef de la Famille d'Orléans reprend les idées qu'il avait déjà si malhabilement exposées dans la déclaration que nous avions commenté il y a un an et demi. Mais il les reprécise et les développe d'une telle façon qu'il était impossible de ne pas céder au plaisir coupable de poursuivre ce développement jusqu'au bout.

En tant que monarchiste napoléonien, par vocation neutre dans ce conflit dynastique qui le dépasse toujours et le sidère souvent, il est extrêmement ludique de montrer l'absurdité des querelles royalistes. Les toujours fâcheuses approximations du comte de Paris nous en offrent une fois encore l'opportunité, y compris celle de poser cette question fondamentale : n'y-a-t-il pas des débats plus essentielles à avoir que le débat dynastique ?

14 octobre 2015

Ce que la France devrait apprendre de la démocratie américaine

Les cinq candidats actuels à l'investiture démocrate lors du débat d'hier soir

Ne fantasmons pas. Il n'y a sur Terre aucun modèle d'institutions démocratiques pur et parfait qui puisse être dupliqué à l'infini. Une telle croyance ne peut d'ailleurs mener qu'à un universalisme hors-sol paradoxalement très dangereux pour la démocratie.

Et soyons lucides. La démocratie américaine est en panne. Les institutions de nos amis d'Outre-Atlantique traversent une crise aiguë et sont traversées de carences exceptionnellement lourdes. Penser que les Etats-Unis d'Amérique sont une démocratie sans défauts, c'est au mieux de la naïveté et au pire de l'ignorance.

Mais il faut aussi être pragmatiques - valeur essentielle si ce n'est qualité principale des bonapartistes - et être capable de voir chez nos voisins les forces de leurs institutions. Concernant la démocratie américaine, il est ainsi indiscutable que leur culture du débat est bien autrement plus développée que celle des français. Et que c'est là une dimension institutionnelle que la France ferait bien d'imiter afin de régénérer sa vie démocratique chaque jour de plus en plus abimée.

10 octobre 2015

[Polémique royale] Faut-il blâmer la famille d'Orléans pour avoir dispersé nombre de trésors du patrimoine royal de la France ?

LL.AA.RR. le prince Henri d'Orléans, actuel comte de Paris, et son épouse
(c) Michel Stoupak



L'événement a eu un très faible écho médiatique. Il nous apparaît pourtant comme un événement d'une extrême importance à plusieurs titres : important sur le plan patrimonial et historique, important sur le plan politique et symbolique.

Au cours de plusieurs sessions, les 29 et 30 septembre derniers, une incroyable collection de précieux objets issus du patrimoine royal de la France a été vendue par les héritiers du prince Henri d'Orléans, comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France de 1940 à 1999, mettant un terme à plusieurs années de tumulte judiciaire engendrées par la succession de ce dernier.

Cette dispersion, peu médiatisée, de près de deux-cent-trente objets hérités de notre Histoire royale, cette "braderie royale", pour reprendre les mots de Stéphane Bern, n'a peut-être pas attiré l'attention des médias - plus occupés à se gargariser d'interminables débats sur le vocabulaire impropre de Mme Morano - mais elle ne peut qu'attirer l'attention, sceptique et déroutée, de nombreuses personnes, qu'elles soient simplement attachées au patrimoine historique de notre pays ou défenseurs du régime monarchique. Alors que les quelques phrases prononcées par l'ex-passionaria sarkozyste sur le plateau de Laurent Ruquier s'effaceront des mémoires en quelques mois et sortiront de l'Histoire sans jamais y être entrer, la vente de l'héritage des Orléans est un événement dont la dimension historique ne fait aucun doute.

Reste à définir l'épaisseur et l'écho de cet événement historique. La question soulevée par cette vente aux enchères est à la fois très simple et très lourde de sens : en vendant le patrimoine de la France royale, la famille d'Orléans n'a-t-elle pas commise une grave faute politique et morale ? Peut-on encore se revendiquer "Famille de France" quand on a vendu aux plus offrants les trésors du passé de la France ?

2 octobre 2015

La réforme des institutions : ce chantier fondamental trop souvent reporté sine die

Hémicycle du Sénat

La commission présidée par Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, et Michel Winock, grand historien de la République, rend aujourd'hui, 2 octobre, le fruit de ses travaux sur l'épineux problème de la réforme des institutions. Les propositions distillées dans la presse esquissent les contours d'un programme ambitieux alignant plusieurs mesures chocs. Pour n'en citer que quelques unes, la commission propose la réduction des élus, l'introduction d'une forte dose de proportionnelle et la réduction du mandat présidentiel à un septennat non renouvelable.

Ce n'est pas le premier groupe auquel on confie, dans l'Histoire récente de la Ve République, la lourde mission de proposer une réforme de nos institutions, dont les défaillances démocratiques apparaissent d'année en année de plus en plus nombreuses. Il y a eu la commission Vedel en 1993, le comité Balladur en 2008 (qui inspira en partie les réformes constitutionnelles de la même année) et enfin la commission Jospin en 2012.

1 octobre 2015

"Race blanche" : a-t-on seulement bien écouté Nadine Morano ?

Nadine Morano

C'est la grande polémique du moment. En affirmant sur le plateau de Laurent Ruquier, le samedi 26 septembre, que la France était un pays de race blanche, Nadine Morano, député européenne Les Républicains, a déclenché une tempête médiatico-politique qui va lui coûter - légitimement - son investiture comme tête de liste départementale aux régionales de décembre dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

L'utilisation du terme "race" est évidemment une grave erreur politique. Plus qu'une erreur, une faute. Terme impropre à la qualification des différences entre groupes humains, le terme de "race" est damné de par son utilisation passée, aussi bien par les théories racialistes du XIXe siècle que par des régimes meurtriers comme le Troisième Reich.

Parler de "race blanche" ne signifie donc rien. Parler de "race blanche" est une faute politique et morale. Nadine Morano aurait d'ailleurs mieux fait de maintenir le fond de ses propos en reconnaissant l'utilisation d'un terme impropre dont la dimension profondément sulfureuse ne peut que perturber inutilement le débat.

Car au-delà de l'utilisation d'un mot coupable, les propos de Nadine Morano ouvrent un vrai débat et posent de vrais questions. Malheureusement, la sur-focalisation médiatique et politicienne sur le terme de "race" a totalement éclipsé la teneur de celui-ci et, à entendre les réactions indignées de certains, on en vient à se demander même si quelqu'un a seulement pris la peine d'écouter ce que Nadine Morano a vraiment dit.

Au-delà des postures d'indignation à peu de frais dans lesquelles se drapent tant de nos responsables politiques, que cache cette cabale politicienne inattendue ?

15 août 2015

[15-Août] Excellente Saint-Napoléon à tous !


Malgré la pause estivale, il serait impensable de ne pas rompre quelques instants cette période de vacances pour vous souhaiter à tous une bonne Saint-Napoléon.

Les dates de commémorations napoléoniennes ne manquent pas durant l'année. En plus des dates mobiles commémorant des anniversaires précis (centenaires, cent-cinquantenaires, bicentenaires, etc.), nous sommes fidèles aux jours de mémoire marqués par les décès de personnalités éminentes de la Famille impériale de France : le 9 janvier (Napoléon III), le 3 mai (les princes Victor et Louis), le 5 mai (Napoléon Ier), le 29 mai (Joséphine), le 1er juin (le Prince impérial), le 11 juillet (Eugénie) et le 22 juillet (Napoléon II), entre autres. A quoi on ajoute toujours volontiers la date anniversaire de Leurs Altesses impériales la Princesse Alix (4 avril) et le Prince Jean-Christophe (11 juillet).

Mais le 15-Août est une date très particulière, non seulement pour les napoléoniens mais peut-être plus encore pour les bonapartistes. Si on fête la Nation le 14-Juillet, c'est le Bonapartisme auquel il nous appartient de rendre hommage le 15-Août. En effet, si cette date marque l'anniversaire de la naissance de Napoléon Ier, elle a une dimension plus large encore qui agrandit cette visée napoléonienne en vocation bonapartiste.

31 juillet 2015

[Bicentenaire] Retrouvez l'intégralité du cycle commémoratif 1815|2015


Aujourd'hui s'achève le cycle ouvert le 16 juin dernier par Renouveau Bonapartiste et consacré au bicentenaire des derniers événements de l'épopée napoléonienne. De la victoire de Ligny au départ en exil, nous avons montré que même dans la défaite et la chute la France et l'Empereur étaient demeurés grands. Nous n'avons aucune honte à avoir de notre Histoire. Et 1815 n'a pas à faire exception.

Il y a deux-cent ans aujourd'hui, le 31 juillet 1815, l'Angleterre communiquait à l'Empereur défait sa décision de l'envoyer à Sainte-Hélène pour protéger définitivement l'Europe de lui. Quelle faiblesse de vue ! On ne peut enfermer un homme comme Napoléon, on ne peut le tenir loin de son pays et de l'Europe. Même retenu prisonnier au milieu de l'Atlantique sud, l'Empereur sut tisser sa légende et la volonté des coalisés de remplacer la mémoire de l'Empereur par celle d'un simple général perturbateur de paix est venue se briser sur les souvenirs et la fidélité des français.

On moque souvent les votes portés en 1848 sur la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte par des français qui pensaient voter pour l'oncle et non le neveu. Mais cela est-il réellement un sujet à railleries ? Trente-trois ans après sa chute, que d'aucuns dépeignent comme un désastre sans équivalent, le simple nom de l'Empereur parvenait à fédérer dans l'enthousiasme les trois quarts des votes exprimés à l'occasion de la première grande élection au suffrage universel de notre Histoire. Ce n'est là nul sujet à railleries mais bien davantage un sujet de contemplation.

Maintenir la magie et la légende du nom de Napoléon, voilà, en partie, la mission des napoléoniens. Quant à nous, bonapartistes, notre mission est complémentaire à la leur tout en étant toute différente puisqu'elle consiste à maintenir le sens et les valeurs portés par ce beau et glorieux nom de Napoléon.

C'est ce à quoi Renouveau Bonapartiste a voulu vous convier en ces mois de juin et juillet 1815 en cherchant dans la commémoration de nos événements passés un peu de sens pour un présent qui en manque tant. Nous vous invitons maintenant à retrouver le sommaire intégral de ces articles exceptionnels, à les découvrir ou à les redécouvrir.

18 juillet 2015

[1815|2015/Uchronie] Bicentenaire de la paix de Bruxelles : un mois après la victoire de Mont-Saint-Jean, l'empereur Napoléon remporte la bataille de la paix européenne

L'empereur Napoléon le Grand

Nous commémorons à travers tout le continent européen, en ce 18 juillet 2015, le bicentenaire de la paix de Bruxelles qui ramena la stabilité en Europe il y a deux cent ans, tout en installant définitivement la dynastie napoléonienne sur le trône de France où elle demeure encore aujourd'hui en la personne de notre bien-aimée Impératrice Charlotte.

Un mois après la victoire de Mont-Saint-Jean, remportée le 18 juin 1815 par Napoléon sur les anglais de Wellington et les prussiens de Blücher, et qu'on appelle en Angleterre la défaite de Waterloo, après un mois entier de dures négociations qui avaient failli faire basculer de nouveau tout le continent dans une longue guerre, la paix était enfin conquise ! Retour sur ces événements et l'Histoire de notre dynastie impériale.

... Vous le savez, bien entendu, ce n'est pas ainsi que l'Histoire s'est déroulée. Le 18 juillet 1815, Napoléon ne signe nul traité de paix mais se trouve encore à bord du HMS Bellerophon, en direction de la Grande-Bretagne et de son exil final. 

Et nous ne vivons pas bien entendu sous le règne de l'Impératrice Charlotte.

Mais pour clore le cycle de commémorations napoléoniennes 1815|2015 proposé depuis le 16 juin dernier par Renouveau Bonapartiste (dont vous retrouverez le 31 juillet prochain le sommaire exhaustif) et avant de laisser ce blog s'endormir quelques semaines dans la douceur de l'été, laissons nous aller à une petite fantaisie sans conséquence du doux nom d'uchronie. 

Fondé sur une divergence historique fondatrice, ce récit n'en est pas pour autant une improvisation totale puisqu'il est tissé de références à l'Histoire réelle de l'Europe, références nombreuses qui font tout l'intérêt des réécritures uchroniques, clins d'œil multidimensionnels que nous vous invitons à découvrir.

Bienvenue dans un monde où l'empereur Napoléon a gagné Waterloo ! Pardon, un monde où l'empereur Napoléon a gagné Mont-Saint-Jean ...

15 juillet 2015

[1815|2015] Bicentenaire du départ de l'Empereur en exil

Napoléon à bord du Bellerophon (Orchardson, 1880)

Le 15 juillet 1815, Napoléon, vaincu, quitte l'île d'Aix où il se trouve depuis une semaine pour monter à bord du HMS Bellerophon, se rendant aux anglais en vue de leur demander l'asile politique. L'Empereur dit alors adieu à une terre qu'il aimait tant mais qu'il ne reverra jamais plus, la France.

Arrivé le 8 juillet sur l'île d'Aix, petite larme de terre située entre Rochefort et l'île d'Oléron, le jour même de la seconde entrée de Louis XVIII dans Paris, l'Empereur définitivement défait par les forces européennes coalisées caresse une ambition ultime : le voyage aux Etats-Unis. A quoi aurait pu ressembler ce séjour américain de Napoléon ? A quoi aurait pu ressembler cette dernière page du roman de sa vie ? Mystère éternel d'un rêve étouffé dans la moiteur d'un autre exil où les vainqueurs voulurent enfermer leur si redoutable adversaire.

14 juillet 2015

[14-Juillet] Bonne fête nationale : vive la France !


Nous fêtons en ce jour la France, son peuple, son passé et son avenir. Il en est ainsi, officiellement, en cette date, depuis presque un siècle et demi. La loi du 6 juillet 1880 établit en effet que "la République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle". La proposition de loi avait été déposée deux mois auparavant par le député Benjamin Raspail, républicain avancé, fils du docteur Raspail, cette célèbre figure de la gauche socialiste du XIXe siècle qui avait été candidat à la Présidence de la République en 1848 (réunissant 0,5% des voix, deux fois plus que Lamartine). Elle officialisait une festivité déjà répandue.

On répète souvent que nous fêtons ensemble chaque 14 juillet la Prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. En réalité, ce n'est pas totalement exact puisque nous ne fêtons pas un mais deux événements de notre Histoire commune en ce jour : la Prise de la Bastille, bien entendu, mais également la Fête de la Fédération. Cette dualité a permis en 1880 de concilier les deux facettes du républicanisme, une double dynamique qui demeure pertinente aujourd'hui puisqu'elle incarne une double dynamique fondatrice de notre Nation.

11 juillet 2015

[Hommage à notre Prince] Anniversaire du prince Jean-Christophe Napoléon

S.A.I. le Prince Napoléon le 18 juin dernier à Waterloo
(c) Paris-Match

Son Altesse impériale Monsieur le Prince Napoléon fête aujourd'hui son vingt-neuvième anniversaire ; nous lui adressons tous nos voeux de bonheur et de prospérité, à lui et à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de la Famille impériale de France.

Notre Prince est né le 11 juillet 1986, à Saint-Raphaël, soixante-six ans jour pour jour après la mort de notre dernière souveraine impériale, l'Impératrice Eugénie.

Profitant de cette occasion, Renouveau Bonapartiste tient à rendre hommage à celui qui, par sa position de chef de la Famille impériale de France, possède aussi bien le passé pour héritage que l'avenir pour horizon. Nous avons à cet égard une mission singulière puisque si Renouveau Bonapartiste s'affirme comme une voix bonapartiste parmi d'autres, cette voix a la particularité d'être la principale si ce n'est peut-être la seule voix énergiquement dynastique du bonapartisme moderne.

Il nous appartient donc comme un devoir sacré de rendre hommage à notre Prince et de maintenir notre serment de toujours demeurer au service de ses droits historiques.

[In Memoriam] Commémoration du décès de l'Impératrice Eugénie

L'Impératrice Eugénie de Montijo

Il y a quatre-vingt-quinze ans, Sa Majesté l'Impératrice Eugénie s'éteignait au palais de Liria, à Madrid, auprès de son petit-neveu, le duc d'Albe, le père de cette même excentrique duchesse d'Albe qui nous quittait en novembre dernier, la duchesse Cayetana.

On prête à l'empereur Napoléon Bonaparte la célèbre phrase "Quel roman que ma vie !". Une pensée que sa nièce par alliance, Eugénie de Montijo, aurait pu faire sienne, tant sa longue et fascinante existence est romanesque. Née à Grenade en plein milieu d'un séisme, cinq ans jour pour jour après la disparition de l'Empereur, elle est choisie par le tout récent empereur Napoléon III pour l'accompagner dans son règne. Souveraine aussi incomprise et dénigrée que son époux, elle n'est pas cette bigote hystérique que tant de faux historiens ont voulu populariser pour satisfaire leurs haines et détruire toute trace de l'oeuvre impériale.

7 juillet 2015

Un regard bonapartiste sur le baccalauréat

Diplôme du Baccalauréat daté de 1810

Le diplôme du baccalauréat a été institué le 17 mars 1808. Comme tant d'autres grandes institutions de notre pays, la genèse de ce diplôme remonte au règne de l'empereur Napoléon. Ce diplôme est crée à l'époque comme le diplôme d'entrée à l'université et le premier grade universitaire, ce qu'il demeure aujourd'hui dans les textes quand bien même il ne l'est plus du tout dans l'esprit.

Que de distance en effet entre les ambitions de la création napoléonienne du baccalauréat et sa réalité contemporaine. Diplôme dévalué, donné, grade qui ne mène plus nul part et ne signifie plus rien, si ce n'est une sorte de vague rite initiatique de passage entre l'enfance et l'âge adulte, le baccalauréat est en crise. Crise symbolique d'une crise plus générale encore, celle de notre système éducatif.

Naturellement, les bonapartistes ont une belle légitimité pour apporter leurs convictions dans l'entreprise (nécessaire) de réforme du baccalauréat. Cette opinion bonapartiste sur le diplôme français le plus célèbre est même un de ces quelques combats sacrés que nous avons à mener puisqu'il s'agit de rendre sa splendeur et sa mission originelle à une institution napoléonienne.

1 juillet 2015

[1815|2015] Bicentaire de la victoire de Rocquencourt

Le maréchal comte Exelmans

Il y a très exactement deux siècles, aujourd'hui, les soldats de l'armée impériale remportaient l'ultime victoire de leur éclatante carrière. Celle-ci, comme le point final d'une grande épopée, venait s'ajouter à toutes celles déjà remportées, que ce soit sous le commandement de l'empereur Napoléon ou d'un de ses maréchaux. Nous avons déjà eu l'occasion de rendre hommage à ce chapelet de noms ruisselant de gloire il y a deux semaines, lors du bicentenaire de la victoire de Ligny.

C'est à une nouvelle commémoration que nous vous invitons désormais. Continuant à dérouler ce contre-programme mémoriel de célébration de la mémoire impériale, voici venu l'heure de fêter le bicentenaire de l'ultime victoire impériale, la bataille de Rocquencourt, et à travers elle tous ces soldats, individus anonymes ou célèbres, qui firent la gloire de la France et la légende de Napoléon.

22 juin 2015

[1815|2015] Bicentenaire du règne de Napoléon II

Médaillon de Napoléon II par Vauchelet (1857),
de nombreux détails sur cette oeuvre rare en fin d'article (en nota bene).

Il y a deux cent ans, le 22 juin 1815, l'empereur Napoléon abdiquait pour la seconde fois.

Immédiatement après sa défaite face à Blücher et Wellington, le vainqueur d'Austerlitz et de Montmirail n'avait pourtant pas encore abandonné la partie. Mais devant faire face à l'hostilité de la chambre des représentants, qui se déclare permanente et vote contre lui une motion de défiance, ainsi qu'aux sourdes menées de son ancien ministre, Fouché, qui veut permettre le retour (impopulaire) des Bourbons, et malgré le soutien de la population parisienne qui lui manifeste son attachement aux abords du palais de l'Elysée où il réside, l'Empereur préfère abdiquer plutôt que de précipiter la France dans la division, se refusant à être un "roi de jacquerie" et témoignant, dans son acte d'abdication d'un sens aigu de ses responsabilités (vous pouvez retrouver le texte de cet acte d'abdication sur notre page Facebook).

Retiré mais toujours au service du Peuple français, il proposera au gouvernement de reprendre la tête des troupes devant l'avancée de Blücher. Offre noble qu'un gouvernement qui l'était moins s'empressa de refuser.

Mais, si nous voulons naturellement rendre hommage aujourd'hui au comportement qui fut celui de l'Empereur dans ce moment tragique, c'est en réalité à un autre empereur à la commémoration du règne duquel nous voulons nous atteler en ce 22 juin 2015. C'est à l'histoire, à la symbolique et à la mémoire du second règne du premier Empire que nous nous intéresserons aujourd'hui.

Il y a deux-cent ans, le 22 juin 1815, débutait le règne de l'empereur Napoléon II.

19 juin 2015

[1815|2015] Cérémonies de Waterloo : la France représentée par ses princes

Son Altesse impériale le Prince Napoléon
©RTBF/La Une

On a beaucoup discuté de l'attitude officielle de la France aux commémorations du bicentenaire de la bataille de Waterloo. Aucune personnalité de premier plan n'a été envoyée par le gouvernement de la République française en dehors de son ambassadeur auprès de l'Union Européenne, et avant cela il s'était déjà opposé avec virulence à l'émission d'une pièce de deux euros frappée en mémoire de ladite bataille.

On a ainsi affirmé partout que la France n'était pas représentée à la cérémonie. Cela est faux : le gouvernement de la France n'était pas représenté mais la France elle-même, la Nation française, elle, l'était.

18 juin 2015

[1815|2015] Bicentenaire de la défaite de Waterloo

Napoléon et son état-major (Meissonier)

Voici un jour qu'aucun bonapartiste n'a envie de commémorer dans la joie : Waterloo, morne plaine ! Morne plaine où prit fin, le 18 juin 1815, l'épopée d'un homme tel que l'Histoire en connaît peu : Napoléon Bonaparte, général puis Premier consul de la République, Empereur des français, vainqueur de toute l'Europe et père de la France moderne.

Cette grande bataille fondatrice du XIXe siècle est un souvenir amer pour nous mais c'est aussi un fait historique incontournable et essentiel avec lequel il faut vivre. Waterloo, morne plaine, défaite glorieuse : que faire de sa mémoire ? Comment transformer cette défaite d'hier en terreau fertile pour les victoires de demain ?

16 juin 2015

[1815|2015] Bicentenaire de la victoire de Ligny

La bataille de Ligny (16 juin 1815)

Deux jours avant la commémoration du bicentenaire de la défaite de Waterloo et pour ouvrir ce cycle de commémorations 1815|2015 proposé par Renouveau Bonapartiste, il nous appartient, à nous, fidèles napoléoniens, de commémorer une autre bataille que celle du 18 juin, une bataille bien moins connue mais qui mérite pourtant de demeurer célèbre au simple titre qu'elle est la dernière victoire de l'empereur Napoléon : la bataille de Ligny.

Loin des interrogations politiques posées par la figure immense de Napoléon  Bonaparte à notre mémoire, française comme européenne, cette commémoration nous permet surtout de porter la lumière sur une qualité qu'aucune personne sur Terre n'osera jamais discuter à l'Empereur : son génie militaire.

3 juin 2015

Pour en finir avec la haine ordinaire des nostalgiques de la guillotine

Exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793

A défaut de Roi de France, voici que nous avions ces jours-ci un Roi en France. Et de surcroît un Roi issu d'une famille bien connue de l'Histoire de France : la famille de Bourbon. Seigneur ! Voilà donc que les Bourbons seraient de retour ? Un descendant de Louis XIV reçu avec les honneurs sur le territoire de la République ? Et, sacrilège suprême, un arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils du Roi-Soleil invité à s'exprimer très solennellement devant l'Assemblée nationale ?

Le coeur des républicains français est mis à rude épreuve. Ces derniers sont si bouleversés qu'ils en oublient leurs principes universels et, piétinant tout à la fois la liberté, la souveraineté, la fraternité et jusqu'au plus élémentaire respect dû à tout homme (oserait-on dire l'égalité ?), les voici écumant de rage et regrettant la fraîche odeur du sang répandu de bon matin place de la Concorde en d'autres temps.

La haine primaire de ces républicains tendance guillotine est une excellente occasion de montrer toute l'hypocrisie et toute l'intolérance d'un certain républicanisme rétrograde qui est à la République ce que les catholiques ultra-réactionnaires sont à la Monarchie.

31 mai 2015

La République brisée par les factions : le naufrage partisan du régime républicain

Logotype de la République Française

Cette semaine écoulée aura été marquée par deux grands événements politiques. Le mercredi 27 mai, l'actuel Président de la République, François Hollande, présidait à la panthéonisation de quatre grandes figures de la Résistance. Trois jours plus tard, le samedi 30 mai, Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, présidait aux obsèques de l'UMP, remplacé par un parti au nom polémique : "Les Républicains" (LR).

Ces deux grands moments de l'actualité ont des contenus et des dimensions très différentes mais, à notre sens, ils se rejoignent puisqu'ils illustrent tous deux l'affaiblissement d'une République déchirée par la lutte des factions politiciennes et d'innombrables divisions.

Si elle fut essentielle au processus de consolidation de la Nation française, la République est aujourd'hui un des principaux lieux de la dissolution de celle-ci. Etat des lieux d'un naufrage historique.

29 mai 2015

29 mai 2005 - 29 mai 2015 : anniversaire du rejet de la Constitution européenne

Bulletins de vote référendaires

Il y a dix ans, la France exprimait librement, et avec force, son rejet de la construction européenne telle qu'elle est menée par les élites économiques et technocratiques du continent. Par 15,5 millions de voix et 55% des votants, et ce avec une participation record avoisinant 70% (alors que l'an passé, les élections au Parlement européens n'avaient mobilisé qu'un peu plus de 40% des français), la France rejetait le traité établissant une Constitution pour l'Europe.

5 avril 2015

Un sondage confirme la crise des institutions françaises

Perron du palais de l'Elysée

Depuis toujours, nous critiquons l'état actuel des institutions démocratiques de notre pays. Il y a peu, un commentateur Facebook nous demandait d'où nous tenions la défiance présumée des français pour leur démocratie, mettant en doute cette crise de confiance.

Un sondage YouGov publié par le Huffington Post vient confirmer avec éclat cette réalité et nous donne raison sur des points inattendus.

3 avril 2015

Anniversaire de S.A.I. la Princesse Napoléon

S.A.I. la Princesse Napoléon lors d'une cérémonie militaire à Besançon en 2011

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née mademoiselle Alix de Foresta, fête aujourd'hui, 4 avril, son quatre-vingt-neuvième anniversaire.

Fille de Geneviève Fredet et du comte Albéric de Foresta, d'une famille de noblesse provençale au passé légitimiste, elle entre dans la famille impériale de France par son mariage, le 15 août 1949, avec le Prince Napoléon (Louis), empereur de jure depuis 1926.

Présentant toujours la plus parfaite distinction et la plus parfaite élégance, la Princesse Napoléon est un précieux soutien de la cause napoléonienne.

Depuis la disparition de son époux, le 3 mai 1997, elle seconde avec brio notre Prince, chef de la famille Bonaparte et prétendant au trône impérial de France, le prince Jean-Christophe Napoléon, pour lequel elle est une alliée inestimable.

Pour l'ensemble de son oeuvre au service de la famille impériale, nous lui adressons nos chaleureux remerciements et lui souhaitons un excellent anniversaire.

Vive le Prince et vive la France.
Vive la Princesse Napoléon.

28 mars 2015

[Manifeste] Notre bonapartisme en six affirmations


Le premier écueil du bonapartisme dans un temps tel que le nôtre, près de deux siècles après la mort de Napoléon Bonaparte et près d'un siècle et demi après la chute de Napoléon III, c'est d'être caricaturé. L'époque ne manque pas d'en user et l'adjectif "bonapartiste" est devenu aujourd'hui une épithète dépréciative lancée à la figure de divers responsables politiques au même titre que peuvent l'être "bolchévique" ou "fasciste".

Face à ce péril, le bonapartisme ne doit pas tomber dans la théorie et l'idéologie, qui ne font pas partie de son ADN, mais malgré tout nous avons un devoir de réflexion, de clarification et de définition, mission centrale dans l'entreprise de rénovation du bonapartisme.

Ce devoir, Renouveau Bonapartiste s'est déjà plusieurs fois employé à le respecter : par sa première ou sa seconde profession de foi, à travers les Dix commandements du bonapartisme ou encore avec un bref essai de définition. Si l'ensemble des publications du blog reflète fidèlement l'idée qui est la nôtre du bonapartisme, ces articles s'y emploient plus particulièrement.

L'exercice peut être difficile mais il est nécessaire, voire indispensable, et c'est dans cette optique, dans cette ambition, que s'inscrit cet essai de définition synthétique du bonapartisme en six affirmations.

Nous n'avons pas la prétention de définir un bonapartisme orthodoxe, alors que les détracteurs habituels nous dispensent de leur rage monotone : voici notre bonapartisme.

25 mars 2015

Les défauts et handicaps d'un chef d'Etat politicien par l'exemple

S.M. le Roi d'Espagne et M. le Président de la République

Même dans le drame, les affaires continuent pour certains. Et notamment les affaires les plus mesquines de la politique politicienne. Alors que cent-cinquante personnes venaient de perdre la vie dans un accident aérien tragique, notre Assemblée nationale a réussi "le tour de force" de montrer, une énième fois, ce spectacle guignolesque qui caractérise tant (trop) notre politique nationale.

Le point d'appui de ces attaques déplacées ? Le chef de l'Etat. Au-delà des contingences politiques du moment, c'est un modèle d'incarnation nationale qui doit être remis en cause.

20 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance de Napoléon II

S.M. l'empereur Napoléon II

NAPOLEON II
(Napoléon François Charles Joseph Bonaparte)

Roi de Rome, Prince Impérial
Empereur des Français

Fils de Napoléon le Grand,
né le 20 mars 1811,
disparu le 22 juillet 1832.

16 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance du Prince impérial

S.A. Mgr le Prince impérial
<< Le plébiscite, c'est le salut et le droit, la force rendue au pouvoir et l'ère des longues sécurités rouverte au pays ; c'est un grand parti national, sans vainqueurs ni vaincus, s'élevant au-dessus de tous pour les réconcilier. >>
Son Altesse Monseigneur le Prince impérial,
à l'occasion de sa majorité, le 16 mars 1874.

13 mars 2015

Qu'ils fêtent Waterloo, nous fêterons Austerlitz !

L'empereur Napoléon

L'anecdote a fait le tour du continent, révélée par des journaux anglais toujours amusés de se moquer de leurs cousins français et de leur patriotisme. La Belgique avait pour projet d'émettre une pièce commémorative de 2€ figurant le bicentenaire de la bataille de Waterloo. La France s'est opposée au projet et celui-ci a avorté (tout comme, d'ailleurs, au passage, celui, français, de pièce commémorative de la bataille de Marignan).

On entend déjà certains tomber en pâmoison, d'horreur et d'indignation, accusant l'Europe d'un vif sentiment anti-français et l'Angleterre (enfin, pour eux, toujours la "Perfide Albion") de continuer à nourrir des rêves d'abaissement de notre Nation (alors même que le Royaume-Uni n'appartient pas à la Zone Euro).

Et pourtant, il nous semble que cette affaire ne soit pas le scandale du siècle. Surtout, et de cela nous en sommes sûrs, nous ne sommes plus en 1815. La bataille est finie.

Si la mémoire de l'Empereur mérite d'être défendue avec vigueur, ce n'est pas en niant la liberté des autres Nations qu'il faut le faire ou en sombrant dans l'outrance anglophobe, mais bel et bien en affirmant, bien plus que nous ne l'avons fait par le passé, notre liberté, si ce n'est notre devoir, de commémorer la mémoire impériale.

26 février 2015

Oui, la France aurait bien besoin d'une Constituante !

 



Serment du Jeu de Paume

C'est devenu le nouveau leitmotiv du discours politique de Jean-Luc Mélenchon : en 2017, il ne sera pas (vraiment) candidat à l'élection présidentielle, le "candidat" ce sera le passage à une nouvelle république, sixième du nom. Pour cela il appelle de ses voeux l'élection d'une Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale.

Cela surprendra sans doute quelques lecteurs mais nous sommes, sur ce point, en parfait accord avec la figure emblématique du Front de Gauche. Non, nous ne renonçons pas à notre idéal napoléonien, ni davantage à nos convictions dynastiques. Si la France n'a nullement besoin d'une énième république, dans la crise aiguë que nous traversons la convocation d'une Constituante serait un événement hautement positif pour notre Nation.

Nos institutions démocratiques et représentatives sont aujourd'hui parvenues à un stade avancé de déliquescence. L'écrasante majorité des français réclame un profond changement et une réorganisation de notre démocratie souveraine. Celle-ci doit passer par une nouvelle Constitution, discutée et votée par une Constituante.

18 février 2015

[Article 49.3] Constitution ou Assemblée : où est le vrai déni de démocratie ?

Bulletin du référendum sur la Constitution de 1958

Nous voici de nouveau devant un exemple éclatant de la déliquescence de nos institutions et, cause de l'effet précédent, de notre classe politique. Le Gouvernement a décidé, en son bon droit, puisqu'en son droit constitutionnel, d'utiliser l'alinéa 3 de l'article 49 de notre Constitution pour faire passer la loi dite Macron. L'article 49.3 incriminé est le suivant : 
<< Le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. >> (Source : Conseil constitutionnel)
Et certains grands orateurs de notre République, qui sont à Gambetta ce que Bernard Henri-Levy est à Jean-Jacques Rousseau, tel le maire de Nice, M. Estrosi, de s'indigner d'un coup d'Etat ou, pour reprendre les mots passés de l'actuel locataire de l'Elysée, d'un déni de démocratie.

Nous passerons sur l'expression de Christian Estrosi : un coup d'Etat appuyé par la Constitution, cela relève de la figure de style, de l'oxymore, ce serait presque de la poésie si ce n'était pas de la bêtise. Mais quant au déni de démocratie décrié par toute la classe politique, ou du moins alternativement par chaque bord de la caste quand celle-ci est "victime" du 49.3, est-ce là une réalité tangible ? Derrière la procédure discutable d'un Gouvernement qui clôt le débat parlementaire et prive la représentation nationale de son pouvoir de décision, ne faut-il voir, comme toujours, que l'usurpation d'un exécutif prédateur ?

Ce constat suffit-il ? Ce constat est-il seulement exact ? Au-delà des mots et des éléments de langage inlassablement répétés depuis des décennies, le problème démocratique posé par l'article 49.3 ce n'est pas la toute-puissance du Gouvernement mais bien davantage la faiblesse représentative de l'Assemblée.

12 février 2015

[Propositions] Défense et réforme de la Légion d'Honneur

Napoléon présidant aux premières décorations

L'Ordre de la Légion d'Honneur fait parler de lui au début de ce mois de janvier 2015 comme il le fait souvent à cette date, ainsi qu'au 14 Juillet, les deux moments de l'année où les nouvelles nominations et promotions sont traditionnellement annoncées.

"Récompense de mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes", elle compte aujourd'hui 92 000 membres et chaque année on enregistre près de 3000 nouvelles nominations (chiffres de la Chancellerie). Célèbre dans le monde entier et demeurant la plus prestigieuse distinction qu'un français puisse recevoir, on entend souvent dire que la Légion d'Honneur a perdu de sa superbe. A chaque nouvelle fournée de décorés l'attention n'est portée que sur les éminentes personnalités qui en refusent l'honneur, à l'image de l'économiste Thomas Piketty cette année.

Trois ans après un premier article rapide consacré à cette question, voici nos propositions quant à l'avenir et au renouveau d'un ordre naturellement cher aux bonapartistes puisque fondé le 19 mai 1802 par le Premier consul Napoléon Bonaparte.

21 janvier 2015

Le Roi et l'Empereur : hommage à Louis XVI à travers les paroles de Napoléon Ier

Portrait de Louis XVI, A.-F. Callet, 1786 & Napoléon roi d'Italie, A. Appiani, 1805

Il y a deux ans, une première fois déjà, Renouveau Bonapartiste avait tenu à rendre hommage au dernier roi de l'Ancien Régime à l'occasion du deux-cent-vingtième anniversaire de son exécution. Notre attachement à l'institution monarchique est une constante de notre réflexion et on peut très facilement s'en convaincre ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ou encore ici !

Ce monarchisme se caractérise surtout par son exigence, et ce notamment à l'égard des princes des Maisons de France : la neutralité étant la vertu nécessaire de toutes les personnes investies du destin de revêtir un jour une couronne quelconque, nous condamnons avec regret, sans pour autant leur retirer notre respect, les erreurs des princes d'Orléans ou de Bourbon. Ces considérations sur le courant monarchiste français contemporain est synthétisé dans l'article "Les rois sont morts ? Vive l'empereur !". De même, j'avais relevé en avril 2014 les graves approximations historiques du comte de Paris.

Ces prises de positions relatives aux actuels représentants princiers de la cause royaliste en France ne nous empêchent pas pour autant de conserver avec bien des légitimistes et des orléanistes nombre d'opinions communes et d'aspirations partagées. Ces récriminations à l'encontre de leurs princes ne se fondent d'ailleurs que sur une stricte et exigeante fidélité à des principes communs à tous les monarchistes : personne ne peut douter que nous hésiterions à condamner les membres dynastes de la famille impériale s'ils venaient demain à s'écarter de ceux-ci.

Ces mises au point établies, cet hommage que je tiens à rendre au roi Louis XVI à l'occasion de la commémoration traditionnelle de sa disparition peut apparaître tel qu'il est : comme un symbole d'unité au service d'une cause commune. Légitimistes, orléanistes et bonapartistes dynastiques peuvent être concurrents, parfois rivaux, mais jamais ennemis, toujours solidaires d'une même ambition.

Pour nous, bonapartistes, l'occasion est propice aussi à rappeler notre credo de réconciliation nationale et historique. Le bonapartisme dynastique est tout autant monarchiste que fidèle aux principes de 1789, et ce dans la parfaite continuité d'une tradition inaugurée par l'Empereur lui-même. C'est pourquoi, pour rendre hommage au dernier souverain de l'Ancienne France j'ai choisi de laisser la parole au premier souverain de la France Moderne, Napoléon Bonaparte. Un hommage sans doute inattendu pour certains mais pourtant profondément sincère dans la bouche du "Roi de la Révolution" qui n'hésite pas à parler, pour la postérité, avec bienveillance, fidèle à son idéal de réconciliation, du "malheureux Louis XVI".

9 janvier 2015

Commémoration de la mort de l'empereur Napoléon III

Buste de Napoléon III par Carpeaux

Comme chaque neuvième jour de l'année, nous voici réunis aujourd'hui autour de la mémoire du dernier souverain de notre Histoire, Sa Majesté l'Empereur Napoléon III. Le rideau tombait sur la vie exceptionnelle de ce non-moins-exceptionnel personnage au matin du 9 janvier 1873, il y a maintenant cent quarante deux ans.

2 janvier 2015

S.A.I. la Princesse Napoléon promue au grade d'officier de la Légion d'Honneur

S.A.I. la Princesse Napoléon en 2011 à Cuba

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née Alix de Foresta, épouse de feu le Prince Louis, chef de la famille impériale de 1926 à 1997, et grand-mère de l'actuel prétendant au trône, a été promue, de par le décret du 31 décembre 2014 au grade d'officier de la Légion d'Honneur au titre de la Grande Chancellerie.

La Princesse avait été nommée chevalier de la Légion d'Honneur il y a quinze ans, le 1er décembre 1999. Pour mémoire, son mari, le précédent Prince Napoléon, avait lui aussi reçu la plus prestigieuse de nos décorations nationales en récompense de ses actes de bravoure dans la résistance à l'occupant allemand durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fut ainsi élevé jusqu'au plus haut grade de l'Ordre, celui de commandeur de la Légion d'Honneur.

Nous adressons à Son Altesse impériale nos plus chaleureuses félicitations ainsi que nos très sincères remerciements pour toute son oeuvre, accomplie avec brio, au service de la famille impériale et de la cause napoléonienne.

Bravo, Madame, et merci.