25 décembre 2014

[Propositions] Pour une laïcité napoléonienne, forte et bienveillante !

La  Nativité, Charles Le Brun

Au début du mois de décembre, plusieurs polémiques ont vu le jour autour de l'interdiction ou non de la présence de crèches dans les édifices publiques, notamment au conseil général de Vendée et à la mairie de Béziers, deux hauts lieux de la Droite conservatrice.

Comme toutes les polémiques depuis plusieurs années, celles-ci n'ont mené à rien. Seules quelques invectives et quelques arguments peu approfondies ont fusé.

Pourtant, la polémique des crèches pose la question hautement problématique de la laïcité, et met en lumière les coupables ambiguïtés de toute une frange de la Droite, conservatrice et radicale, qui se pose en principale protectrice de la noble notion de laïcité mais en réalité peine à cacher derrière cette conviction supposée une islamophobie rampante.

Nous, bonapartistes, en héritiers de l'empereur Napoléon et des principes de 1789, en héritiers des principes qui présidèrent à la conception du Concordat de 1801, maître-ouvrage de Bonaparte qui sut apaiser les tensions religieuses pour rendre à la France concorde et unité, nous sommes les porteurs d'une notion exigeante de la laïcité, espérée comme à la fois forte et bienveillante, au croisement de la tradition napoléonienne concordataire et de la tradition révolutionnaire laïque. Une synthèse dont Napoléon III avait esquissé les débuts en prenant ses distances avec le cléricalisme à la fin de son règne.

22 décembre 2014

Affaire Zemmour : cette pensée dominante fantasmée qui ne domine rien !

Eric Zemmour
 Nous ne reviendrons pas sur les propos supposément tenus par le polémiste au journal italien, il Corriere della Sera. Ce n'est pas là, en réalité, la vraie polémique.

Le vrai scandale de ces derniers jours ne concernent que de manière très lointaine M. Zemmour et ses théories souvent nauséabondes. Ce sont les commentateurs innombrables et leurs positions hallucinantes qui devraient faire aujourd'hui l'objet d'une vraie polémique.

En France, le débat est loin d'être impossible. Par contre, faire marcher sa sordide petite boutique politicienne sur des hystéries collectives, voilà ce qui est fort possible et même fort aisé. Et là est tout le drame de notre Nation.

17 décembre 2014

[Billet d'humeur] Le sidérant spectacle quotidien de la politique française

La politique française est rarement pour la France une raison de se réjouir et de se féliciter. Qu'ils soient incompétents, encore, cela peut se discuter dans un contexte de crise économique, sociale, morale et politique. Mais pourquoi ne parviennent-ils pas au moins à s'épargner le ridicule ? Pourquoi ne parviennent-ils même pas à faire ne serait-ce que semblant d'être plus que de grands enfants enfermés dans un immense jeu aussi débile que funeste pour notre pays ?

Les clowns musiciens de Bernard Buffet

La semaine passée, ce fut "l'affaire" du costume kazakh offert à François Hollande par le président du  Kazakhstan. La belle affaire ! On a dit les communicants de l'Elysée affolés tandis que les anti-Hollande s'en donnaient à coeur joie, avec leur verve pleine de venin : mais où est le problème ?  Le président de la République porte un cadeau offert par son hôte. La photo est cocasse, au final elle est même plutôt sympathique. Paie-t-on vraiment des communicants à la Présidence de la République (à prix d'or, imagine-t-on bien) pour qu'ils s'intéressent à ce genre de non-événement ? Et les opposants au président n'ont-ils pas d'autres combats plus intéressants à mener que déverser leur haine à longueur de journée ?

13 décembre 2014

La monarchie, une institution humaine et familiale

La famille royale belge

L'actualité monarchique de cette semaine qui s'achève a été particulièrement nourrie. Chez nos cousins belges, un dernier hommage a été rendu à l'ancienne reine Fabiola, la célèbre reine blanche, indéfectible soutien du roi Baudoin et reine de coeur de tout son peuple. A Monaco, cette petite principauté enclavée dans la côte méditerranéenne du sud de la France, la famille Grimaldi, souvent considérée comme notre famille princière par défaut, a accueilli deux nouveaux membres, les enfants d'Albert et Charlène, le prince Jacques et la princesse Gabriella.

Ces deux événements si rapprochés dans le temps nous rappelle, alors que nombre de personnes proclame leur attachement à la famille (et ce avec plus ou moins d'intelligence), que la monarchie est une institution fondée sur la réalité de l'Homme et notamment sur celle, fondatrice, de la famille.

2 décembre 2014

Faut-il commémorer le coup d'Etat du 2 décembre 1851 ?

Ralliement de la Garde nationale lors du coup d'Etat, Pierre-Eugène Lacoste

Il y a cent soixante-trois ans, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, lançait une vaste opération politico-policière connue comme le coup d'Etat du 2 décembre 1851. Il entendait par là mettre un terme au conflit l'opposant à l'Assemblée royaliste, fruit des blocages inhérents à la constitution républicaine de 1848, rétablir le suffrage universel sur le territoire national et aussi permettre sa prolongation à la tête du pays.

Le 2 décembre a toujours été une date à la portée symbolique forte pour les bonapartistes : Napoléon Bonaparte se fait sacrer empereur le 2 décembre 1804 et il remporte l'étincelante victoire d'Austerlitz le 2 décembre 1805. C'est aussi la date à laquelle la Couronne impériale est rétablie selon le voeu populaire le 2 décembre 1852 dans la personne de Napoléon III.

Mais que faire du quatrième événement attaché dans la mémoire nationale au 2 décembre ? Que faire du coup d'Etat dans l'optique d'un bonapartisme du XXIe siècle ?