28 juillet 2013

Commémoration de la mort de Joseph Bonaparte

Joseph, roi d'Espagne

Né le 7 janvier 1768 dans une Corse qui appartenait encore à la République de Gênes, Joseph Bonaparte est l'aîné de la famille Bonaparte, issue de Charles et Letizia Bonaparte. L'ascension de son frère, le général, puis Premier consul, puis Empereur Napoléon Bonaparte, fit de lui de facto un cadet, venant, malgré son droit d'aînesse, en deuxième position dans la succession au trône français, après les descendants de son impérial frère (article 5 de la constitution de 1804).

En 1806, dans le sillage de la brillante victoire d'Austerlitz et grâce à l'incontestable supériorité des troupes françaises sur les coalisés européens, Joseph Bonaparte devient roi de Naples, succédant à un roi de la famille de Bourbon, petit-fils du roi Philippe V d'Espagne, lui-même petit-fils de Louis XIV le Grand.

Deux années plus tard, il devient, de nouveau par la volonté souveraine de son frère, roi d'Espagne, succédant à un autre petit-fils de Philippe V, Charles IV d'Espagne (dans les faits il succède plus précisément au fils de ce dernier, Ferdinand VII, roi un mois durant avant de souffrir la colère de Napoléon). Il laissera dans l'Histoire de l'Espagne une trace bien terrible, dans la droite ligne de cette triste et désastreuse erreur de l'affaire d'Espagne. Roi soutenu par la seule force des troupes françaises et quasi unanimement détesté par son peuple adoptif, il perd sa couronne en 1813, tandis que partout en Europe le système napoléonien s'effondre.

Vivant dans un exil confortable et décidé à protéger ce confort avant toute chose, il ne prend pas position pour une restauration bonapartiste en France. Devenu, suite à la mort de son neveu, l'Aiglon, en 1832, chef de la Maison impériale et empereur titulaire des français (titre jamais revendiqué), il défend (très) mollement l'idée napoléonienne de recours au peuple souverain pour décider de l'avenir institutionnel de la France avant de retourner dans un silence presque total. Il le rompt notamment pour condamner les deux coups d'Etat de son neveu, le chef de facto des espoirs bonapartistes, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, en 1836 et 1840. 

Il meurt le 28 juillet 1844 à Florence. Père de seulement deux filles (Zénaïde et Charlotte), à sa mort la dignité impériale passe à son frère cadet, Louis Bonaparte, père du futur Napoléon III. Son corps repose aujourd'hui aux Invalides, près de son gigantesque petit-frère.

22 juillet 2013

Commémoration de la mort de l'empereur Napoléon II

Napoléon II

On connaît tous les règnes de nos empereurs Napoléon le Grand et Napoléon III, mais on oublie trop souvent qu'un troisième empereur a régné, le deuxième chronologiquement, Napoléon II, célèbre internationalement sous son titre de "roi de Rome" ou plus encore par son surnom "l'Aiglon". Il régna, selon les lois de l'Empire et la Constitution, du 22 juin au 7 juillet 1815.

Au lendemain de la défaite de Waterloo, les sénateurs ayant voté la chute de l'empereur, une commission de gouvernement, présidé par Fouché, décide de proclamer à la dignité impériale le fils de ce grand colosse abattu par l'Histoire. Cependant, l'avancée des coalisés est irréversible et ils ramènent le roi Louis XVIII dans leurs fourgons. La commission Napoléon II se dissout et le nouvel empereur proclamé achève ce règne théorique de deux semaines qu'il aura "mené" depuis son exil autrichien.

Il est ainsi connu également, et tristement, sous son titre autrichien de duc de Reichstadt. Un titre offert à son petit-fils par l'empereur François Ier d'Autriche, l'ancien empereur du Saint-Empire vaincu à Marengo (1800) puis à Austerlitz (1805) et Wagram (1809) par Napoléon Ier, devenu son gendre en avril 1810, par son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise.

Fils du plus grand personnage que l'Histoire humaine ait jamais enfanté, Napoléon II connaît un destin tragique. Porteur d'espoirs patriotiques encore vifs, notamment parmi les couches populaires de la société française, son nom est partout présent durant les journées populaires de Juillet 1830. Mais la révolution est confisquée par la bourgeoisie, groupée derrière Thiers, au profit du duc d'Orléans, futur roi Louis-Philippe. Le nom de Napoléon II reviendra, comme un porteur d'espérances nombreuses, au fil des insurrections émaillant les premières années de la monarchie de Juillet.

L'héritier de la couronne impériale disparaît tragiquement le 22 juillet 1832, à l'âge de 21 ans. Dans le peuple, certains, incrédules, continueront à réclamer son retour à la tête du pays pendant plusieurs années. Au final, c'est son cousin germain qui parvient à relever la cause impériale, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, élu triomphalement à la présidence de la République le 10 décembre 1848, suite à la révolution qui aura renversé ce roi qui avait confisqué la révolution bonapartiste du peuple en 1830.

En accédant à la dignité impériale, le 2 décembre 1852, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte se souviendra du souvenir de son cousin, de son image au sein du peuple et de son règne légal en 1815. Nouvel empereur des français, il le deviendra sous le nom de Napoléon III, succédant ainsi à l'Aiglon foudroyé par les manigances diplomatiques comme par la vie.

21 juillet 2013

Vive la Belgique ! Vive le roi Philippe !

Drapeau du royaume de Belgique

Quel charmant pays que notre voisin belge. Naturellement, les citoyens français sont portés à la sympathie envers ce petit pays qui nous est si proche, autant géographiquement que culturellement, mais aussi historiquement (pour le meilleur comme pour le pire). N'oublions pas ainsi qu'un prince français, le fils du roi Louis-Philippe, Louis d'Orléans, duc de Nemours, fut élu roi des Belges par le Congrès National issu de la Révolution belge de 1830 (honneur malheureusement décliné par le roi des Français sous pression britannique).

Quand nos cousins belges vivent un grand moment de leur Histoire, il est donc naturel que nous autres, français, soyons portés à une joie pareille à la leur. Alors, tandis qu'outre-Quiévrain les belges fêtent avec panache leur fête nationale et l'avènement de leur nouveau roi, Philippe Ier, se rassemblant autour de cette Couronne ultime rempart de l'unité de leur Nation, faisant taire leurs différences si nombreuses autour de l'exceptionnelle dynamique de réconciliation propre aux institutions monarchiques, nous dirons bien haut, et avec foi : "Vive la Belgique ! Vive le Roi !".

14 juillet 2013

Vive le 14 Juillet !

Défilé des armées sur les Champs-Elysées

Le 14 Juillet est une belle journée pour tous les français authentiques, fidèles à leur Patrie. C'est une journée de rassemblement autour de nos couleurs et de l'institution qui sut si bien les défendre au cours de notre Histoire : l'armée. C'est un jour de ferveur populaire, d'effervescence patriotique et de communion nationale.

Malheureusement, c'est aussi, et de manière rituelle, un jour de polémiques. Aujourd'hui, puisque la bêtise dépasse les clivages, on trouve des actes d'incivisme à Gauche comme à Droite. A nous de les dénoncer avec force en leur répondant avec foi "Vive la France ! Vive le 14 Juillet !".

11 juillet 2013

2017 : ni Hollande, ni Sarkozy, une nécessité patriotique

François Hollande et Nicolas Sarkozy

La politique française est un système au renouvellement fort peu régulier ; l'Histoire récente en regorge d'exemples. Pendant des décennies, la politique hexagonale fut dominée par les mêmes figures.

François Mitterrand fut ainsi ministre de la IVe République avant de devenir challenger du général de Gaulle en 1965 puis de Giscard en 1974, défaisant ce dernier en 1981, pour une présidence de quatorze ans. Jacques Chirac lui succède en 1995, mais il ne s'agit en aucun cas d'un homme neuf : adversaire de Mitterrand il l'était déjà en 1981 et 1988, après avoir été le tombeur de Chaban en 1974. 1995 et 2002, ce sont les mêmes matchs : Jospin vS Chirac. Le second round, perturbé par une crise majeure de l'Histoire nationale, démontre l'affaiblissement du politique en France.

Il faut attendre 2007 pour voir une élection présidentielle (relativement) "neuve", opposant Nicolas Sarkozy (ministre de Balladur) à Ségolène Royal (ministre de Bérégovoy). Le peuple ne s'y trompe pas et, à l'opposé du désastre d'avril 2002, il participe massivement à ce rendez-vous démocratique.

Aujourd'hui, un an après l'élection présidentielle de 2012, l'avenir semble certain sur certains points. Sauf nouveauté radicalement historique, François Hollande briguera un deuxième mandat. Et sauf avarie judiciaire, Nicolas Sarkozy tentera de récupérer son trône. 2017, revanche de 2012. Une perspective affligeante, car notre système politique gagnerait à trouver une respiration nouvelle. Sans elle, la Nation risque l'asphyxie.

8 juillet 2013

Les primaires, une idée authentiquement gaulliste

Affiche pour la campagne référendaire de 1962

Certains, à l'UMP, aiment à le répéter sur tous les tons : l'institution de primaires pour désigner un candidat à l'élection présidentielle serait en rupture totale avec le gaullisme. Jean-François Copé suit cette ligne en affirmant qu'il préfère quant à lui "un rapport direct entre celui qui se présente à la présidence de la République et les français".

Selon Henri Guaino, les primaires "enferment le candidat aux présidentielles dans son camp". "C'est, on le veuille ou non, une trahison de l'esprit de la Ve République". Et pourtant, il n'est jamais trop bon de le répéter, affirmer quelque chose ne suffit pas à rendre ladite chose vraie : et ainsi, je tiens à exprimer mon désaccord le plus total avec les propos de messieurs Guaino et Copé qui instrumentalisent le gaullisme d'une manière absolument indigne.

Si le général de Gaulle avait la capacité de s'exprimer aujourd'hui, il fait peu de doutes qu'il soutiendrait la logique des primaires qui balayent les partis pour leur substituer l'expression souveraine de la volonté du peuple.

4 juillet 2013

NDA et Napoléon : la démagogie ne passera pas

Nicolas Dupont-Aignan

La démagogie est une pratique courante dans la caste politique décadente qui nous dirige aujourd'hui. Elle consiste non pas à dire ce qu'on pense vraiment mais à dire ce que nos électeurs veulent entendre, quand bien même on penserait quelque chose de tout à fait différent.

Ce vice politicien pose un problème : où est la part d'honnêteté des prises de paroles publiques ? Où est la sincérité de nos hommes politiques ? Quels propos reflètent réellement leurs sentiments ?