24 juin 2013

[Propositions] La démocratie bonapartiste : une démocratie souveraine et populaire

Allégorie du Second Empire

Attachés à la souveraineté nationale, nous devons toujours nous souvenir que celle-ci doit se fonder, si elle veut être inébranlable, dans une souveraineté populaire absolue, au sens propre de "déliée", c'est-à-dire libre. Une Nation ne peut être libre que si son peuple l'est également, et le souverainisme ne peut triompher qu'à travers une vaste remise en question de la République des partis, aboutissant à l'émancipation salvatrice de la volonté nationale authentique.

Aujourd'hui, l'opinion nationale et populaire est manipulée à travers un système institutionnel bancal destiné à donner les pleins pouvoirs à un parti en réalité forcément minoritaire. Demain, grâce au bonapartisme, la France pourra se doter de nouvelles institutions, pleinement démocratiques, et en cela pleinement souveraines et populaires.

A la question "Le bonapartisme est-il conciliable avec la démocratie ?", je répondrais simplement et avec conviction : la démocratie authentique est fondamentalement bonapartiste. A la question "Qui êtes-vous ?", répondons comme le jeune Marius, dans les Misérables de Hugo : "démocrate-bonapartiste".

Système plébiscitaire, dynamiques de rassemblement, parlementarisme alternatif, ordre et liberté, démocratie et autorité : tour d'horizon des nouvelles solutions bonapartistes aux carences institutionnelles de notre siècle.

15 juin 2013

L'option dynastique du bonapartisme

Trône de Napoléon

Un investissement d'avenir : voilà comment il faut envisager l'adhésion à l'option dynastique du bonapartisme. Aujourd'hui en berne, le bonapartisme ne risquerait-il pas de se marginaliser en adoptant une approche monarchique des institutions ? Peut-être aujourd'hui, mais aucunement demain, quand la réalité apparaîtra dans toute sa force. Le rêve est beau, l'ambition est grande et la logique qui nous mène à embrasser cette option dynastique nous paraît implacable. On ne peut l'ignorer.

13 juin 2013

[Analyse] Le discours européen de Nicolas Dupont-Aignan (25 mai 2013)

Nicolas Dupont-Aignan

Il est supposé incarner le souverainisme patriotique fidèle aux valeurs humanistes de la France. Il est supposé être le plus bonapartiste des hommes politiques français. Il devrait connaître un écho extrêmement favorable dans une France massivement acquise à la nécessité d'une alternative souverainiste. Et pourtant, Nicolas Dupont-Aignan ne cesse de décevoir.

Son dernier discours en date, destiné à lancer la campagne des européennes, en est un exemple flagrant. Tissé d'outrances, de raccourcis insultants et vide de toute proposition concrète, il montre un homme tentant pathétiquement de faire du "Marine Le Pen" sans le talent de cette dernière. Sa tentative résultant en une gesticulation clownesque, si elle n'était pas d'une profonde tristesse pour l'avenir du courant souverainiste, enfermé dans l'amateurisme de cet homme.

Cette outrance est le plus lourd handicap du souverainisme en ces temps où il faut batailler autant pour empêcher la dérive frontiste de s'emparer du courant euro-alternatif que pour empêcher la catastrophe fédéraliste de déferler sur les Nations du continent.

Avec des adversaires comme Nicolas Dupont-Aignan, l'Europe bruxelloise a de beaux jours devant elle. En conséquence, nous demeurons fidèle à notre ligne d'opposition à NDA.

4 juin 2013

La Droite pourrie


L'opposition ne semble pas lui aller très bien au teint. Après dix années ininterrompues passées au pouvoir, le patient vit mal sa cure sur les bancs d'en face. Ces dernières semaines, au fil de l'actualité, et notamment autour de la question du mariage gay, la Droite dite républicaine a montré toute sa capacité à pourrir de l'intérieur.

De plus en plus radicalisée, de plus en plus caricaturale, de plus en plus offensive, la Droite a donné naissance à une forme nouvelle d'idéologie politique, plus que jamais ancrée dans le régime des partis, la manipulation des masses et la politique politicienne.

Utilisant un parallèle totalement bancal, et on-ne-peut-plus idiot, les admirateurs de ce "printemps français" l'ont comparé aux événements de mai 68, décrivant modestement un "mai 68 de Droite". Oubliant au passage combien mai 68 fut un désastre pour la Gauche. Et pour la France.