28 février 2013

Exposition "Napoléon et l'Europe" au musée de l'Armée à partir du 27 mars 2013

Tombeau de l'empereur Napoléon

Une extraordinaire (et d'avance passionnante) exposition est prévue au musée de l'Armée, dans l'enceinte des Invalides, à quelques pas du somptueux tombeau de l'Empereur. Le musée annonce que cette exposition, intitulée Napoléon et l'Europe, "est la plus importante synthèse réalisée en France sur Napoléon depuis celle de 1969 au Grand-Palais".

Cette exposition s'annonce grandiose ("plus de 300 oeuvres, objets et documents issus d'une cinquantaine de musées et institutions prestigieuses") mais surtout éminemment rafraichissante puisqu'elle entend montrer l'ambition européenne de Napoléon le Grand. Sans nul doute cette exposition pourra démontrer avec force à tous ceux qui nourrissent des haines insensées contre le projet européen que le premier Père de l'Europe n'est autre que Napoléon, et que le bonapartisme ne peut être que pro-européen. Mais partisan d'une Europe confédérale, de Nations libres et indépendantes, où la France peut affirmer sa particularité et son ambition, ce que l'exposition ne manquera pas de souligner sans doute à travers le dessein particulier de l'Empereur.

L'exposition s'ouvrira le 27 mars 2013 et se clôturera le jour de la fête nationale, le 14 juillet suivant.

Avant cela, une série de conférences sera dédiée à l'Empereur, et ce à partir de demain. En effet, ce cycle de conférences commencera par "Le pinceau au service du sabre. Les artistes français enrôlés par Napoléon" de M. Christophe Beyeler, conservateur du musée de Fontainebleau.

Suivront "Napoléon et l'idée européenne" par M. Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université Paris-IV et président de l'Institut Napoléon, le mercredi 6 mars ; "Une arme nouvelle pour Napoléon : les canons-obusiers de Villantroys" par M. Christophe Pommier, assistant de conservation du département "artillerie" du musée de l'Armée, le lundi 11 mars ; "Napoléon et la mer" par M. Michel Battesti, responsable de programmes à l'Institut de Recherche Stratégie de l'Ecole Militaire (IRSEM), le lundi 18 mars ; et enfin, "Géopolitique de l'Europe de Napoléon", par l'éminent M. Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, le mercredi 20 mars. Toutes ces conférences ont lieu à l'auditorium Austerlitz du musée de l'Armée, à 13h45. La réservation est obligatoire à l'adresse histoire-ma@invalides.org ou via un répondeur au 01 44 42 51 73.

Une exposition historique à ne rater sous aucun prétexte (et c'est l'occasion pour ceux qui ne le connaissent pas de découvrir l'exceptionnelle collection du musée de l'Armée !).

Les idées souverainistes triomphent. Pas les souverainistes.

Il existe une habitude chez certains militants et cadres de Debout la République qui consiste à agiter régulièrement des sondages en proclamant "Regardez, nous triomphons !" alors que si on se penche sur ceux-ci on en déduit facilement le contraire. Je me souviens ainsi d'un sondage exhibé quelques semaines avant le premier tour qui faisait état d'un potentiel électoral de 9%. Le sondage montrait là un maximum (indépassable, rien de glorieux donc) et, de surcroît, l'étude datait de septembre 2011.

On dira que je m'acharne sur Debout la République. En effet, et je revendique mon exigence critique et pointilleuse, simplement car je crois au souverainisme avec sincérité, et que le souverainisme n'est la propriété de personne. Il serait d'ailleurs absolument contradictoire d'être souverainiste et d'afficher un militantisme partisan intransigeant, d'obéir davantage à un parti ou à un homme qu'à une idée.

Aujourd'hui, l'étude mise en avant est une étude BVA concernant le désenchantement français vis-à-vis de la construction européenne, instrumentalisée comme un trophée. Permettez-moi d'en douter, et d'essayer de vous démontrer que ce sondage, au lieu d'être brandi avec fierté, devrait être caché, tant il montre le triste échec du souverainisme français en ce début de XXIe siècle.

Alors que le coeur des français leur ouvre un boulevard, les souverainistes empruntent une ruelle. Tandis que le souverainisme triomphe dans l'esprit du peuple français, les souverainistes échouent. Triste et curieux paradoxe.

26 février 2013

De quoi l'Italie est-elle le "Non" ?

Drapeau italien

Les résultats aux élections générales italiennes (Chambre des Députés et Sénat) sont désormais connus avec une quasi certitude. Sans surprise, la coalition de centre-gauche menée par le chef du Parti Démocrate (PD), Pier Luigi Bersani, triomphe de l'éternel revenant, Silvio Berlusconi, et de son parti, le Peuple de la Liberté (PdL).

Mais la victoire n'est pas si belle pour Bersani, qui, à l'image de François Hollande durant la dernière présidentielle, a fait la course en tête du début à la fin de la campagne pour finalement l'emporter d'un cheveu. La résurrection de Berlusconi est effrayante : il termine, dans la bataille pour la Chambre des Députés, avec 29,18% des voix (124 sièges), contre 29,54% pour son rival (340 sièges, en vertu de la prime majoritaire). Au Sénat, il rassemble 30,72% (116 sièges) contre 31,63% (113 sièges, malgré l'avance en voix) pour le centre-gauche, condamnant d'ailleurs la seconde chambre italienne à une introuvable majorité et le gouvernement à l'instabilité.

A mes yeux, il y a dans ces élections quelque chose de tout à fait autre, et de beaucoup plus important. Cette date du 25 février 2013 inscrit l'Italie sur la liste des nombreux peuples à avoir dit "Non" à l'Europe actuelle, à la suite du "Non" français (54,67%) ou danois (61,54%) de mai et juin 2005, du "Non" irlandais de juin 2008 (53,4%, transformé en "Oui" par un second référendum scandaleux quelques mois plus tard), et des innombrables "No" britanniques (dont l'emblématique refus de signer le pacte budgétaire européen, où il fut rejoint par la République Tchèque).

24 février 2013

Humeurs bonapartistes (semaine n°8)



Semaine du 18 au 24 février 2013
Hypocrites et frénétiques, stop aux commentateurs du vide !
Pour une République irréprochable : constitutionnaliser le calendrier électoral et ses décalages nécessaires.

20 février 2013

Ci-gît le courage politique (et la réforme constitutionnelle de François Hollande)

Salle de réunion du Congrès à Versailles

La réforme constitutionnelle voulue par le président de la République n'aura pas lieu. Initialement, le gouvernement avait l'ambition de réunir le Congrès au mois de juillet pour qu'il puisse voter les textes portant notamment sur la réforme du statut juridique du chef de l'Etat, la suppression de la Cour de Justice de la République, la réforme du Conseil de la Magistrature, l'inscription de la démocratie sociale dans notre texte fondateur ou encore la remise en cause (combien légitime !) de l'appartenance de droit des anciens présidents au Conseil constitutionnel.

Toutes ces réformes ne verront pas le jour faute de majorité au Congrès, la majorité requise étant celle des 3/5e et ne pouvant s'obtenir qu'avec l'appui d'une fraction de l'opposition (une trentaine de députés).

Ce recul du gouvernement nous montre à quel point aujourd'hui les institutions sont défaillantes dans notre République, mais aussi à quel point le sont également les hommes qui ont la charge de ces institutions. De nouveau la classe politique montre le visage de la lâcheté, de l'hypocrisie et et du mépris de la souveraineté populaire. Face à cela, nous réitérerons avec conviction notre credo de l'Appel au Peuple et d'une autre vision de la fonction politique.

17 février 2013

Humeurs bonapartistes (semaines n°5, n°6 et n°7)



Après une petite pause de deux semaines, les humeurs bonapartistes hebdomadaires reviennent.

Semaines du 28 janvier au 17 février 2013
Benoit XVI, pape révolutionnaire au finish
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali face au régime des partis.
Mariage gay : ce débat n'en finira-t-il donc jamais ?
Le rapport de la Cour des comptes montre l'indécence de certaines dépenses.
Municipale parisienne : beaucoup de bruit, et rien que du bruit.
Le perpétuel ajournement du non-cumul des mandats.

6 février 2013

Opinion bonapartiste sur l'épineuse question du franc

20 francs or Napoléon Ier (1809)

Onze années après l'entrée en vigueur de l'euro comme monnaie unique, le débat fait toujours rage. Les promoteurs de la devise européenne avaient avancé à la fin des années 1990 que le temps ferait son oeuvre et qu'au fil des ans la nouvelle monnaie s'imposerait, effaçant jusqu'au souvenir de l'ancienne monnaie nationale.

Aujourd'hui, le constat est tout autre. Un sondage Atlantico/IFOP publié le mois dernier nous l'apprend : 62% des français regrettent le franc. Bien évidemment, les populismes de tous bords se sont jetés sur ce chiffre comme des bêtes affamées pour l'instrumentaliser, le dénaturer et le tordre au service de leurs ambitions électoralistes et politiciennes.

Rappelons leur une vérité fondamentale. Si l'intérêt de la France appelle à des décisions courageuses, l'intérêt national appelle avant tout à un débat apaisé, libéré des populismes, des simplifications et des raccourcis. Le peuple français est un grand peuple. Il a en lui la capacité de décider librement de son destin.

Loin de l'hystérie des deux camps, partisans ou opposants à la monnaie européenne, loin des délires monomaniaques ou des vociférations démagogiques, prenons le temps d'examiner cette question épineuse afin de comprendre ce que les français regrettent à travers leur ancienne monnaie et quels sont les rapports de force authentiques, loin des mensonges de nos politiciens.

Analyse des données du sondage, illustrée des plus belles de nos anciennes coupures nationales.