31 décembre 2013

Voeux bonapartistes pour l'année 2014


Chères lectrices, chers lecteurs,
Compagnons de la cause bonapartiste,

Renouveau Bonapartiste est né il y a deux ans, en décembre 2011. Le chemin parcouru en ces deux années est formidable. Certes, nous ne sommes toujours pas grand chose, mais nous n'étions rien il y a peu encore. Aujourd'hui, une voix bonapartiste nouvelle et dynamique peut librement se faire entendre.

Le succès de ce blog est évidemment relatif, ne crions pas au triomphe ; mais avec un public limité comme le nôtre, félicitons nous de nos scores. Renouveau Bonapartiste accueille chaque mois autour de 2000 visiteurs, et cela depuis le printemps dernier. En juillet dernier, le site a été visité près de 2500 fois. Scores modestes mais enthousiasmant pour le blog d'un simple citoyen se déclarant fidèle à une idéologie si profondément marginalisée depuis de longues décennies.

Ces fondations sont pleines d'espoir pour l'avenir de notre mouvement. Significativement, le jeudi 5 décembre dernier, la radio France Culture m'a contacté pour réaliser une interview sur le bonapartisme aujourd'hui en France. La diffusion, initialement prévue dans la matinale de la radio, a été déprogrammé par la disparition du grand Nelson Mandela, mais cette opportunité était une belle récompense. Espérons qu'elle se représentera pour faire renaître la voix bonapartiste et poser Renouveau Bonapartiste comme la référence bonapartiste qu'il aspire à devenir.

Tous ces encouragements nous invitent à persévérer dans notre projet, celui de bâtir un bonapartisme rénové, moderne, libre et indépendant, au service du XXIe siècle.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une merveilleuse et excellente année 2014.

Maxime Michelet,
rédacteur du blog

30 décembre 2013

[2013] Retour sur une année d'engagement bonapartiste



A l'heure de laisser derrière nous 2013, jetons un dernier regard sur les douze derniers mois écoulés sur le blog Renouveau Bonapartiste, par un résumé de nos prises de position et de nos combats au cours de cette belle année.

A travers ces liens et ces renvois aux articles publiés durant l'année qui s'achève, c'est le visage de Renouveau Bonapartiste qui se dessine dans sa vocation de rénovation et d'indépendance.

28 décembre 2013

[Mise à jour] La popularité de Nicolas Dupont-Aignan



Que les aficionados de Nicolas Dupont-Aignan, révulsés à la simple idée qu'on puisse critiquer leur Guide, se rassurent : ce billet sera court. Il n'y a pas non plus d'acharnement particulier puisque nous restons en réalité fidèle à la dénonciation d'une seule chose (qui nous scandalise) : la manipulation des chiffres.

Nous avons déjà consacré un long article à la manipulation des chiffres de la popularité par Debout la République. Nous ne comptons pas nous répéter mais seulement nous mettre à jour puisque DLR a publié, samedi 21 décembre, un nouveau communiqué sur ce sujet. Sobrement intitulé "FOG désavoué par les Français" (comme si les sondages avaient quoique ce soit à voir avec la volonté souveraine du Peuple), le communiqué, signé d'un vice-président du mouvement, affirme : << la popularité de Nicolas Dupont-Aignan est en constante progression. Le tout nouveau baromètre Ifop/Paris Match des personnalités politiques, celui de décembre, le place au 28e rang sur 50 (avec 35% de bonnes opinions), devant les François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Cécile Duflot, Bruno Le Maire et autre Jean-François Copé. Une nouvelle progression pour NDA, après celle enregistrée dans le classement du mois d'octobre où le Président de Debout la République signait déjà la plus forte progression du classement et atteignait la 29e place. De quoi donner raison au célèbre adage : "le peuple reconnaît toujours les siens." >>

Le graphique qui illustre cet article suffit à montrer que l'irrésistible progression de sa popularité est un fait très discutable. Mais cette fois, plus encore qu'en octobre, les manoeuvres de DLR sont évidentes. Ils évacuent très simplement les résultats de l'enquête de Novembre où Nicolas Dupont-Aignan perdait cinq points (de 39% à 34%) et sept places (de 31 à 38).

Voir une "constante progression" quand les chiffres baissent, quelle admirable pirouette. Ce type de manipulations politiciennes ne nous inciteront pas à cesser d'être de farouches opposants à Nicolas Dupont-Aignan.

10 décembre 2013

Les approximations de DLR (tome 2) : les élections régionales de 2010


L'approximation semble être une mauvaise habitude du parti Debout la République. Nous avions déjà montré comment ils arrangeaient la vérité autour de la courbe de popularité de leur président, Nicolas Dupont-Aignan. Aujourd'hui, c'est le résultat des élections régionales de 2010 qui est l'objet d'approximations "finement" calculées.

Un montage politicien que nous nous empressons de démonter.

7 décembre 2013

Le marinisme n'est pas un bonapartisme

Marine Le Pen

Dans un article publié jeudi dernier sur le site participatif Agora Vox, Julien Rochedy, président des "Jeunes avec Marine" et porte-parole relativement médiatique du "Front National de la Jeunesse", affirme, sans hésitation : le marinisme est un bonapartisme.

L'argumentation est intelligente et sans outrance. Elle pourrait facilement convaincre et il est même difficile de ne pas être en accord avec ce que dit ce jeune frontiste talentueux. Mais il suffit d'y réfléchir un peu et d'aller au-delà des formulations audacieuses de l'auteur pour établir qu'il fait erreur.

Pour nous, il y autant de parenté entre le bonapartisme authentique et le marinisme actuel qu'entre un homme et ses arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-petits-enfants. S'il y a indubitablement quelques gouttes de sang bonapartiste dans le Front National, ce n'est pas un parti bonapartiste. Il ne s'agit que d'un avatar lointain et bâtard d'un noble idéal. Le marinisme est un bonapartisme dégénéré.

6 décembre 2013

Le dernier grand homme de notre temps est mort

Nelson Mandela

Nelson Mandela s'est éteint hier soir, 5 décembre 2013. La vague de tristesse et d'hommage qui a aussitôt submergé les réseaux sociaux comme les chancelleries du monde entier est remarquable. Certains cyniques sans âme, ne trompant l'ennui de leur existence que dans des théories idiotes, dénonceront cette réaction unanime de l'Humanité ; ils invoqueront le fait ahurissant que des hommes meurent chaque jour. D'autres, polémistes stériles, tiendront à rappeler que Nelson Mandela fut un partisan de la violence au début de sa vie.

La réponse à ces tristes personnes sera simple. La tristesse qui traverse le monde est la preuve que le message porté et incarné avec tant de force par Nelson Mandela nous touche tous, au-delà de nos divisions. Et nous en sommes davantage touché qu'il fut un homme et non un dieu, qu'il assumait lui-même ses défauts et ne revendiquait qu'un titre, "serviteur", et qu'il sut se libérer lui-même de ses erreurs avant d'en libérer tout un peuple. Nous apprenant que rien n'est impossible à la volonté des Hommes.;

Les larmes de l'Humanité sont des étincelles d'espoir.

17 octobre 2013

[Billet d'humeur] Montée du FN : quelques chiffres à rappeler à M. Copé

Jean-François Copé

Jean-François Copé a affirmé aujourd'hui lors de la pseudo-convention sur l'inventaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy que le Président François Hollande faisait le jeu du FN. Il a notamment, au milieu d'une grande énumération, condamné l'idée de la représentation proportionnelle qui, pour lui, n'aurait d'autre but que de faire entrer le Front Nationale à l'Assemblée. Serait-il possible pour lui d'imaginer qu'il y a aussi des raisons de sincérité démocratique derrière la volonté d'adopter un scrutin vraiment représentatif ? Mais il est vrai que M. Copé ne connaît guère la démocratie. Et sans doute encore moins la sincérité.

Dupont-Aignan populaire ? Les approximations de "Debout la République"

Affiche de la campagne présidentielle

Hier, 16 octobre, le parti Debout la République s'est fendu d'un communiqué signé de ses deux vice-présidents, Jean-Pierre Gérard et François Morvan. Ils y attaquent Franz-Olivier Giesbert. Sur ce point, je ne peux pas leur donner tort : M. Giesbert ne faisant pas, dans ses prestations guignolesques à Des paroles et des actes, une excellente publicité à sa profession.

Mais ici s'achèvent mes points d'accord avec Debout la République. Très paradoxalement, dans une démonstration magistrale de la règle "Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais", ce communiqué fait exactement ce qu'il reproche à F.O.G. : instrumentaliser un sondage. L'art d'utiliser des chiffres pour leur faire dire ce qu'ils ne disent pas.

Le communiqué affirme que Nicolas Dupont-Aignan connaît actuellement une hausse sensible de sa popularité, chiffres à l'appui. Reprenons ces derniers, revenons aux études convoquées, et voyons ce que les chiffres nous disent exactement.

21 septembre 2013

EVENEMENT. Entretien exclusif avec Thierry Choffat, figure historique du bonapartisme



Evènement exclusif sur Renouveau Bonapartiste. M. Thierry Choffat a accepté de s'entretenir avec moi des questions qui intéressent les bonapartistes d'aujourd'hui. Figure emblématique du bonapartisme contemporain, président du CERB (Centre d'Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme), fondateur du RB (Rassemblement Bonapartiste) en 1992 puis de FB (France Bonapartiste) en 2000, il a accepté de répondre à mes nombreuses questions, et je l'en remercie chaleureusement.

Dans le traitement de cet entretien, très long, plusieurs solutions s'offraient à moi. Soit subdiviser l'interview en plusieurs parties, postées à intervalles réguliers, soit retrancher certaines questions pour alléger l'ensemble. Ces deux solutions ne convenaient pas, pour une seule et même raison : l'entretien forme un tout cohérent de réponses extrêmement pertinentes. En retrancher une serait criminel et fragmenter la dynamique de l'interview fort dommage.

Voilà pourquoi, j'ai décidé, au final, de conserver toutes les questions et toutes les réponses, et de publier l'entretien d'un seul tenant.

L'entretien est divisé en parties : "Engagement", "Histoire", "Politique", "Famille impériale". Il s'achève par trois questions en guise de "Conclusion(s)".

Encore merci à Thierry Choffat pour nous avoir consacré tout ce temps.

Bonne lecture.


3 septembre 2013

#Non à la guerre en Syrie : hier, l'idée aurait pu être bonne ; aujourd'hui, elle est profondément nuisible.

Drapeau syrien

La situation en Syrie est absolument dramatique. Près de 110 000 personnes ont perdu la vie depuis deux ans et demi. Ces citoyens morts sont les victimes de la folie de Bachar el-Assad mais aussi celles, collatérales, des lâchetés diverses de l'Occident.

Aujourd'hui, on nous propose une intervention nécessairement destinée à renverser le président syrien, nécessairement hors de l'ONU, et nécessairement objet aux plus pathétiques joutes politiciennes.

Ce que nous aurions voulu que cette intervention fût est tout différent.

20 août 2013

[Hommage] Centième anniversaire de la mort d'Emile Ollivier

Emile Ollivier

Il y a cent ans, jour pour jour, un personnage peu connu de l'Histoire de France disparaissait. Peu connu, si ce n'est aujourd'hui totalement absent de la mémoire collective de son peuple, l'Homme joua pourtant au XIXe siècle un rôle primordial dans la politique de son pays, assurant enfin, avant la réussite dans ce domaine de la IIIe République, une parfaite réconciliation entre l'Ordre et la Liberté.

Cet homme s'appelle Emile Ollivier. Personnalité unique, il est le premier (et avant-dernier) chef de Cabinet, c'est-à-dire "Premier ministre", du Second Empire. Si l'Histoire en avait voulu autrement, si elle n'avait pas trébuché sur la rouerie diabolique de Bismarck, il occuperait aujourd'hui une place éclatante dans la mémoire collective des français, et il serait, aux côtés de son empereur, Napoléon III, un des plus grands hommes de notre Histoire.

15 août 2013

Célébration de la naissance de l'empereur Napoléon Ier le Grand


Il y a deux cent quarante quatre ans naissait, en Corse, belle terre française, le futur général, puis Premier consul, puis enfin empereur Napoléon Bonaparte. Plus grand personnage que l'Histoire de l'Humanité ait jamais enfanté, il a marqué de son empreinte les imaginations de chaque français et de chaque européen. Stratège militaire le plus génial de l'Histoire, législateur à l'héritage sans pareil, personnage légendaire, Napoléon le Grand est une figure à laquelle il ne faudra jamais cesser de rendre un hommage amplement mérité.

En ce jour de fête impériale, pour célébrer la mémoire du premier empereur des Français, laissons la parole à l'intéressé. Voici, in extenso (à l'exception des nombreux codicilles d'inventaires et de légations), le testament de Napoléon. Dans cette dernière parole résonne une dernière fois l'éclatant génie de l'Empereur.

Bonne Saint-Napoléon à tous.

4 août 2013

La nouvelle route Napoléon : le chemin de retour des cendres de Napoléon III

L'Empereur

Il s'agit là d'une chose importante, si ce n'est primordiale, pour nombre de bonapartistes. Injustement insulté, sa mémoire malhonnêtement salie, notre dernier monarque, et premier président, repose en terre étrangère, avec sa femme, l'Impératrice Eugénie, et son fils, le Prince impérial, dans l'abbaye Saint-Michel de Farnborough (Hampshire). Il est plus que temps qu'ils nous reviennent.

Ma vision au sujet du retour des cendres de Napoléon III a déjà été développé dans un article antérieur. Ce qui m'apparaît le plus essentiel relativement à cette question c'est d'assurer à l'Empereur un retour dans la paix et l'unité nationale, l'événement ne laissant prise ni à une récupération politique indigne ni à une nouvelle entreprise de démolissage de sa mémoire. L'Empereur doit revenir au milieu de son peuple, auréolé de la gloire de l'héritage qu'il nous a légué, et sans qu'une seule polémique bassement politicienne ne puisse se greffer sur ce grand événement national. L'idéal serait qu'il nous revienne sous le règne de son lointain héritier.

Mais au-delà de ces contingences, et car il s'agit pour beaucoup d'entre nous d'un combat qui nous tient particulièrement à coeur, je veux vous proposer aujourd'hui un petit exercice d'imagination, purement littéraire, et en même temps engagé. En cette période estivale, où l'actualité est bien moindre qu'en des périodes moins ensoleillées, accordons-nous une petite pause de rêverie sans conséquence.

Imaginez, un instant, que nous sommes au début d'une belle journée de janvier, le 9, dans un avenir plus ou moins proche. La France, après des années d'oubli, se tourne, résolue et reconnaissante, vers son passé, et vers Napoléon III, dont elle organise le retour sur le territoire national. Récit.

28 juillet 2013

Commémoration de la mort de Joseph Bonaparte

Joseph, roi d'Espagne

Né le 7 janvier 1768 dans une Corse qui appartenait encore à la République de Gênes, Joseph Bonaparte est l'aîné de la famille Bonaparte, issue de Charles et Letizia Bonaparte. L'ascension de son frère, le général, puis Premier consul, puis Empereur Napoléon Bonaparte, fit de lui de facto un cadet, venant, malgré son droit d'aînesse, en deuxième position dans la succession au trône français, après les descendants de son impérial frère (article 5 de la constitution de 1804).

En 1806, dans le sillage de la brillante victoire d'Austerlitz et grâce à l'incontestable supériorité des troupes françaises sur les coalisés européens, Joseph Bonaparte devient roi de Naples, succédant à un roi de la famille de Bourbon, petit-fils du roi Philippe V d'Espagne, lui-même petit-fils de Louis XIV le Grand.

Deux années plus tard, il devient, de nouveau par la volonté souveraine de son frère, roi d'Espagne, succédant à un autre petit-fils de Philippe V, Charles IV d'Espagne (dans les faits il succède plus précisément au fils de ce dernier, Ferdinand VII, roi un mois durant avant de souffrir la colère de Napoléon). Il laissera dans l'Histoire de l'Espagne une trace bien terrible, dans la droite ligne de cette triste et désastreuse erreur de l'affaire d'Espagne. Roi soutenu par la seule force des troupes françaises et quasi unanimement détesté par son peuple adoptif, il perd sa couronne en 1813, tandis que partout en Europe le système napoléonien s'effondre.

Vivant dans un exil confortable et décidé à protéger ce confort avant toute chose, il ne prend pas position pour une restauration bonapartiste en France. Devenu, suite à la mort de son neveu, l'Aiglon, en 1832, chef de la Maison impériale et empereur titulaire des français (titre jamais revendiqué), il défend (très) mollement l'idée napoléonienne de recours au peuple souverain pour décider de l'avenir institutionnel de la France avant de retourner dans un silence presque total. Il le rompt notamment pour condamner les deux coups d'Etat de son neveu, le chef de facto des espoirs bonapartistes, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, en 1836 et 1840. 

Il meurt le 28 juillet 1844 à Florence. Père de seulement deux filles (Zénaïde et Charlotte), à sa mort la dignité impériale passe à son frère cadet, Louis Bonaparte, père du futur Napoléon III. Son corps repose aujourd'hui aux Invalides, près de son gigantesque petit-frère.

22 juillet 2013

Commémoration de la mort de l'empereur Napoléon II

Napoléon II

On connaît tous les règnes de nos empereurs Napoléon le Grand et Napoléon III, mais on oublie trop souvent qu'un troisième empereur a régné, le deuxième chronologiquement, Napoléon II, célèbre internationalement sous son titre de "roi de Rome" ou plus encore par son surnom "l'Aiglon". Il régna, selon les lois de l'Empire et la Constitution, du 22 juin au 7 juillet 1815.

Au lendemain de la défaite de Waterloo, les sénateurs ayant voté la chute de l'empereur, une commission de gouvernement, présidé par Fouché, décide de proclamer à la dignité impériale le fils de ce grand colosse abattu par l'Histoire. Cependant, l'avancée des coalisés est irréversible et ils ramènent le roi Louis XVIII dans leurs fourgons. La commission Napoléon II se dissout et le nouvel empereur proclamé achève ce règne théorique de deux semaines qu'il aura "mené" depuis son exil autrichien.

Il est ainsi connu également, et tristement, sous son titre autrichien de duc de Reichstadt. Un titre offert à son petit-fils par l'empereur François Ier d'Autriche, l'ancien empereur du Saint-Empire vaincu à Marengo (1800) puis à Austerlitz (1805) et Wagram (1809) par Napoléon Ier, devenu son gendre en avril 1810, par son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise.

Fils du plus grand personnage que l'Histoire humaine ait jamais enfanté, Napoléon II connaît un destin tragique. Porteur d'espoirs patriotiques encore vifs, notamment parmi les couches populaires de la société française, son nom est partout présent durant les journées populaires de Juillet 1830. Mais la révolution est confisquée par la bourgeoisie, groupée derrière Thiers, au profit du duc d'Orléans, futur roi Louis-Philippe. Le nom de Napoléon II reviendra, comme un porteur d'espérances nombreuses, au fil des insurrections émaillant les premières années de la monarchie de Juillet.

L'héritier de la couronne impériale disparaît tragiquement le 22 juillet 1832, à l'âge de 21 ans. Dans le peuple, certains, incrédules, continueront à réclamer son retour à la tête du pays pendant plusieurs années. Au final, c'est son cousin germain qui parvient à relever la cause impériale, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, élu triomphalement à la présidence de la République le 10 décembre 1848, suite à la révolution qui aura renversé ce roi qui avait confisqué la révolution bonapartiste du peuple en 1830.

En accédant à la dignité impériale, le 2 décembre 1852, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte se souviendra du souvenir de son cousin, de son image au sein du peuple et de son règne légal en 1815. Nouvel empereur des français, il le deviendra sous le nom de Napoléon III, succédant ainsi à l'Aiglon foudroyé par les manigances diplomatiques comme par la vie.

21 juillet 2013

Vive la Belgique ! Vive le roi Philippe !

Drapeau du royaume de Belgique

Quel charmant pays que notre voisin belge. Naturellement, les citoyens français sont portés à la sympathie envers ce petit pays qui nous est si proche, autant géographiquement que culturellement, mais aussi historiquement (pour le meilleur comme pour le pire). N'oublions pas ainsi qu'un prince français, le fils du roi Louis-Philippe, Louis d'Orléans, duc de Nemours, fut élu roi des Belges par le Congrès National issu de la Révolution belge de 1830 (honneur malheureusement décliné par le roi des Français sous pression britannique).

Quand nos cousins belges vivent un grand moment de leur Histoire, il est donc naturel que nous autres, français, soyons portés à une joie pareille à la leur. Alors, tandis qu'outre-Quiévrain les belges fêtent avec panache leur fête nationale et l'avènement de leur nouveau roi, Philippe Ier, se rassemblant autour de cette Couronne ultime rempart de l'unité de leur Nation, faisant taire leurs différences si nombreuses autour de l'exceptionnelle dynamique de réconciliation propre aux institutions monarchiques, nous dirons bien haut, et avec foi : "Vive la Belgique ! Vive le Roi !".

14 juillet 2013

Vive le 14 Juillet !

Défilé des armées sur les Champs-Elysées

Le 14 Juillet est une belle journée pour tous les français authentiques, fidèles à leur Patrie. C'est une journée de rassemblement autour de nos couleurs et de l'institution qui sut si bien les défendre au cours de notre Histoire : l'armée. C'est un jour de ferveur populaire, d'effervescence patriotique et de communion nationale.

Malheureusement, c'est aussi, et de manière rituelle, un jour de polémiques. Aujourd'hui, puisque la bêtise dépasse les clivages, on trouve des actes d'incivisme à Gauche comme à Droite. A nous de les dénoncer avec force en leur répondant avec foi "Vive la France ! Vive le 14 Juillet !".

11 juillet 2013

2017 : ni Hollande, ni Sarkozy, une nécessité patriotique

François Hollande et Nicolas Sarkozy

La politique française est un système au renouvellement fort peu régulier ; l'Histoire récente en regorge d'exemples. Pendant des décennies, la politique hexagonale fut dominée par les mêmes figures.

François Mitterrand fut ainsi ministre de la IVe République avant de devenir challenger du général de Gaulle en 1965 puis de Giscard en 1974, défaisant ce dernier en 1981, pour une présidence de quatorze ans. Jacques Chirac lui succède en 1995, mais il ne s'agit en aucun cas d'un homme neuf : adversaire de Mitterrand il l'était déjà en 1981 et 1988, après avoir été le tombeur de Chaban en 1974. 1995 et 2002, ce sont les mêmes matchs : Jospin vS Chirac. Le second round, perturbé par une crise majeure de l'Histoire nationale, démontre l'affaiblissement du politique en France.

Il faut attendre 2007 pour voir une élection présidentielle (relativement) "neuve", opposant Nicolas Sarkozy (ministre de Balladur) à Ségolène Royal (ministre de Bérégovoy). Le peuple ne s'y trompe pas et, à l'opposé du désastre d'avril 2002, il participe massivement à ce rendez-vous démocratique.

Aujourd'hui, un an après l'élection présidentielle de 2012, l'avenir semble certain sur certains points. Sauf nouveauté radicalement historique, François Hollande briguera un deuxième mandat. Et sauf avarie judiciaire, Nicolas Sarkozy tentera de récupérer son trône. 2017, revanche de 2012. Une perspective affligeante, car notre système politique gagnerait à trouver une respiration nouvelle. Sans elle, la Nation risque l'asphyxie.

8 juillet 2013

Les primaires, une idée authentiquement gaulliste

Affiche pour la campagne référendaire de 1962

Certains, à l'UMP, aiment à le répéter sur tous les tons : l'institution de primaires pour désigner un candidat à l'élection présidentielle serait en rupture totale avec le gaullisme. Jean-François Copé suit cette ligne en affirmant qu'il préfère quant à lui "un rapport direct entre celui qui se présente à la présidence de la République et les français".

Selon Henri Guaino, les primaires "enferment le candidat aux présidentielles dans son camp". "C'est, on le veuille ou non, une trahison de l'esprit de la Ve République". Et pourtant, il n'est jamais trop bon de le répéter, affirmer quelque chose ne suffit pas à rendre ladite chose vraie : et ainsi, je tiens à exprimer mon désaccord le plus total avec les propos de messieurs Guaino et Copé qui instrumentalisent le gaullisme d'une manière absolument indigne.

Si le général de Gaulle avait la capacité de s'exprimer aujourd'hui, il fait peu de doutes qu'il soutiendrait la logique des primaires qui balayent les partis pour leur substituer l'expression souveraine de la volonté du peuple.

4 juillet 2013

NDA et Napoléon : la démagogie ne passera pas

Nicolas Dupont-Aignan

La démagogie est une pratique courante dans la caste politique décadente qui nous dirige aujourd'hui. Elle consiste non pas à dire ce qu'on pense vraiment mais à dire ce que nos électeurs veulent entendre, quand bien même on penserait quelque chose de tout à fait différent.

Ce vice politicien pose un problème : où est la part d'honnêteté des prises de paroles publiques ? Où est la sincérité de nos hommes politiques ? Quels propos reflètent réellement leurs sentiments ?

24 juin 2013

[Propositions] La démocratie bonapartiste : une démocratie souveraine et populaire

Allégorie du Second Empire

Attachés à la souveraineté nationale, nous devons toujours nous souvenir que celle-ci doit se fonder, si elle veut être inébranlable, dans une souveraineté populaire absolue, au sens propre de "déliée", c'est-à-dire libre. Une Nation ne peut être libre que si son peuple l'est également, et le souverainisme ne peut triompher qu'à travers une vaste remise en question de la République des partis, aboutissant à l'émancipation salvatrice de la volonté nationale authentique.

Aujourd'hui, l'opinion nationale et populaire est manipulée à travers un système institutionnel bancal destiné à donner les pleins pouvoirs à un parti en réalité forcément minoritaire. Demain, grâce au bonapartisme, la France pourra se doter de nouvelles institutions, pleinement démocratiques, et en cela pleinement souveraines et populaires.

A la question "Le bonapartisme est-il conciliable avec la démocratie ?", je répondrais simplement et avec conviction : la démocratie authentique est fondamentalement bonapartiste. A la question "Qui êtes-vous ?", répondons comme le jeune Marius, dans les Misérables de Hugo : "démocrate-bonapartiste".

Système plébiscitaire, dynamiques de rassemblement, parlementarisme alternatif, ordre et liberté, démocratie et autorité : tour d'horizon des nouvelles solutions bonapartistes aux carences institutionnelles de notre siècle.

15 juin 2013

L'option dynastique du bonapartisme

Trône de Napoléon

Un investissement d'avenir : voilà comment il faut envisager l'adhésion à l'option dynastique du bonapartisme. Aujourd'hui en berne, le bonapartisme ne risquerait-il pas de se marginaliser en adoptant une approche monarchique des institutions ? Peut-être aujourd'hui, mais aucunement demain, quand la réalité apparaîtra dans toute sa force. Le rêve est beau, l'ambition est grande et la logique qui nous mène à embrasser cette option dynastique nous paraît implacable. On ne peut l'ignorer.

13 juin 2013

[Analyse] Le discours européen de Nicolas Dupont-Aignan (25 mai 2013)

Nicolas Dupont-Aignan

Il est supposé incarner le souverainisme patriotique fidèle aux valeurs humanistes de la France. Il est supposé être le plus bonapartiste des hommes politiques français. Il devrait connaître un écho extrêmement favorable dans une France massivement acquise à la nécessité d'une alternative souverainiste. Et pourtant, Nicolas Dupont-Aignan ne cesse de décevoir.

Son dernier discours en date, destiné à lancer la campagne des européennes, en est un exemple flagrant. Tissé d'outrances, de raccourcis insultants et vide de toute proposition concrète, il montre un homme tentant pathétiquement de faire du "Marine Le Pen" sans le talent de cette dernière. Sa tentative résultant en une gesticulation clownesque, si elle n'était pas d'une profonde tristesse pour l'avenir du courant souverainiste, enfermé dans l'amateurisme de cet homme.

Cette outrance est le plus lourd handicap du souverainisme en ces temps où il faut batailler autant pour empêcher la dérive frontiste de s'emparer du courant euro-alternatif que pour empêcher la catastrophe fédéraliste de déferler sur les Nations du continent.

Avec des adversaires comme Nicolas Dupont-Aignan, l'Europe bruxelloise a de beaux jours devant elle. En conséquence, nous demeurons fidèle à notre ligne d'opposition à NDA.

4 juin 2013

La Droite pourrie


L'opposition ne semble pas lui aller très bien au teint. Après dix années ininterrompues passées au pouvoir, le patient vit mal sa cure sur les bancs d'en face. Ces dernières semaines, au fil de l'actualité, et notamment autour de la question du mariage gay, la Droite dite républicaine a montré toute sa capacité à pourrir de l'intérieur.

De plus en plus radicalisée, de plus en plus caricaturale, de plus en plus offensive, la Droite a donné naissance à une forme nouvelle d'idéologie politique, plus que jamais ancrée dans le régime des partis, la manipulation des masses et la politique politicienne.

Utilisant un parallèle totalement bancal, et on-ne-peut-plus idiot, les admirateurs de ce "printemps français" l'ont comparé aux événements de mai 68, décrivant modestement un "mai 68 de Droite". Oubliant au passage combien mai 68 fut un désastre pour la Gauche. Et pour la France.

9 mai 2013

[Propositions] L'Europe confédérale : l'alternative bonapartiste et souverainiste

Drapeau européen

Aujourd'hui, date anniversaire du discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950, nous fêtons l'Europe. Et, sans surprise, l'âme des bonapartistes n'est pas à la fête. Héritiers d'un grand européen, Napoléon Ier, et de son continuateur, Napoléon III, dont l'action préfigura l'ONU comme l'euro, les bonapartistes sont devenus, avec un certain sens du paradoxe historique, de farouches adversaires du projet européen. Et avec raison.

Adversaires, ils ne le sont pas de la construction européenne en général, loin de là, et même, osons le dire, bien au contraire : s'ils sont opposés à l'Europe actuelle c'est par foi en une vision autrement plus exigeante et plus ambitieuse du rêve européen. Un rêve tissé du respect des souverainetés nationales, des cultures particulières et de la volonté des peuples indépendants.

Aujourd'hui, et en partie pour tordre le coup à ses détracteurs, Renouveau Bonapartiste vous propose de découvrir l'alternative européenne portée par le souverainisme bonapartiste, à travers des propositions (très) concrètes. Découvrez l'ambition confédérale d'une Europe protectrice de la souveraineté populaire et nationale de tous les peuples.

8 mai 2013

Anniversaire du plébiscite du 8 mai 1870


Aujourd'hui, 8 mai, est un grand jour pour la mémoire bonapartiste. Il y a 143 ans, le peuple souverain accordait à l'empereur Napoléon III un triomphe complet lors d'un plébiscite où la campagne pour le "Non" avait été libre. L'année précédente, lors des élections législatives, 43% des suffrages exprimés (3 355 000) s'étaient portés sur des candidats anti-gouvernementaux. Un score honorable pour l'opposition d'un régime encore aujourd'hui décrié comme affreusement dictatorial ...

Un an après ces élections législatives, 82,70% des français apportaient leur soutien à l'Empereur, à son régime et à sa dynastie. 7 350 142 suffrages venaient renforcer le trône des Bonaparte. Le parti du "Non" rassemblait quant à lui 17,30% des voix (1 538 825). Napoléon III retrouvait son chiffre. L'adhésion à l'Empire et à l'Empereur dépassait l'adhésion au gouvernement. L'Empire était fondé une nouvelle fois, dans un triomphe populaire incontestable.

3 mai 2013

S.A.I. le Prince Napoléon, Jean-Christophe Bonaparte : chef de la Famille impériale de France, successeur de nos Empereurs, héritier de nos Rois et de nos Républiques

Son Altesse impériale le Prince
(c) Institut Napoléonien Mexique-France

Depuis le 3 mai 1997, Son Altesse impériale le prince Jean-Christophe Napoléon, arrière-arrière-arrière-petit-neveu de l'empereur Napoléon le Grand, est le chef de la Maison impériale de France suite à la disparition de son grand-père, le prince Louis, et ce de par les ultimes volontés du testament de ce dernier. Le grand-père du prince Jean-Christophe était lui-même le petit-fils du célèbre prince Napoléon surnommé Plon-Plon et dont les chefs de la Famille Bonaparte tiennent leur titre dynastique de Prince Napoléon depuis lors.

Peu connu du public, notre Prince n'est pourtant rien de moins que l'héritier historique des Rois et des Républiques qui ont fait la France, le parfait fils de l'Histoire nationale et le successeur dynastique de deux de nos plus grands chefs d'Etat. Il incarne par son titre le passé et la gloire de notre Nation tout en portant dans sa personne l'avenir et l'espoir de notre Peuple.

Nous, bonapartistes dynastiques, dévoués serviteurs de la Famille impériale de France, entretenons à son égard une ligne de la plus extrême clarté et qui pourrait être résumée en trois mots d'une grande simplicité : Confiance, Honneur et Fidélité.

NB : n'hésitez pas à découvrir les autres articles consacrés à notre Prince à et à Sa Famille, qu'il s'agisse de notre présentation passée et présente de la Famille impériale de France, de notre regard sur l'investissement et le parcours personnel du Prince  ou de notre compte-rendu de la présence des Bonaparte aux cérémonies du bicentenaire de Waterloo.

2 mai 2013

Touche pas à ma violette : le sarkozysme est l'ennemi du bonapartisme

Crédits : Felinda / Fotolia.com

C'est avec un puissant sentiment d'indignation que j'ai appris aujourd'hui que la faction ultra-sarkozyste de l'UMP, la Droite forte, désirait organiser, à l'avenir, chaque premier samedi de Juillet, une "Fête de la Violette", à la gloire de leur ancien grand timonier, Nicolas Sarkozy. Et le père de cette initiative, Guillaume Peltier, ancien militant du Front National, n'a pas honte de la manoeuvre de récupération qu'il mène sur un de nos symboles puisqu'il reconnaît lui-même que la violette est "le symbole de ralliement des bonapartistes".

En effet, la violette est la fleur des bonapartistes depuis la première abdication, les fidèles de l'Empereur espérant qu'il reviendrait avec le printemps et les violettes, d'où le surnom de Père la Violette affectueusement donnée à Napoléon.

Face à cette tentative de récupération sarkozyste du bonapartisme, et, de surcroît, l'initiative venant d'un homme proche des milieux catholiques traditionalistes, ancien militant du Front National, nous nous indignons, et nous rappelons, ici, avec force, les nombreuses différences de fond qui existent entre la dérive sarkozyste et la foi bonapartiste.

1 mai 2013

Les monarchies européennes, avenir de la construction de l'Europe

S.M. le Roi des Pays-Bas
Depuis hier, mardi 30 avril, le royaume des Pays-Bas a un nouveau souverain en la personne du roi Willem-Alexander (et non Guillaume IV comme on peut le lire parfois de manière erronée).

Il est le premier monarque masculin à monter sur le trône néerlandais depuis 1890, succédant à trois femmes : sa mère (Beatrix), sa grand-mère (Juliana) et son arrière-grand-mère (Wilhelmine). Avec, sur deux siècles d'existence, 123 ans de règne féminin pour 87 ans de règne masculin, et, depuis ce jour, le plus jeune chef d'Etat de l'Union européenne à sa tête (46 ans), la vieille monarchie des Pays-Bas montre un visage singulièrement moderne.

En réalité, et il s'agit là d'une de mes convictions les plus profondes, la monarchie sera, pour l'Europe, pour sa construction et sa consolidation, un allié de poids. Seule cette vieille institution pleine de modernité pourra assurer à merveille le rôle de gardien des indépendances nationales dans cette Europe nouvelle, confédérale, garante de nos souverainetés.

30 avril 2013

Union sans rénovation n'est que ruine de l'âme

"La Rue Montorgueil", Claude Monet

C'est la dernière solution miracle à la mode pour lutter contre les crises multiples qui assaillent notre pays, crise économique, crise sociale, crise politique et crise morale : l'union nationale, plus exactement un gouvernement d'union nationale. Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, 78% se déclaraient favorables à cette option politique et institutionnelle, tous les camps politiques y adhérant majoritairement, selon des degrés divers.

Mais au-delà de l'effet d'annonce, au-delà du slogan et de l'intention bienveillante, au-delà des bons sentiments, que devrait-on faire en France pour faire triompher non pas seulement dans la forme mais également dans l'idée une authentique unité nationale ?

26 avril 2013

Un non-débat attristant révélateur de toutes les faiblesses de notre vieille Nation

Hémicycle de l'Assemblée nationale

Le débat sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe est terminé. L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi. Enfin ! Cet épisode politique peut enfin se clore, et la France retourner vers le calme et le sens de l'unité nationale. Pour certains, l'adoption de ce texte est une victoire, pour d'autres un revers.

Au-delà des clivages et des partis, nous, bonapartistes, nous reconnaissons que ce non-débat est avant tout une défaite pour la France, au niveau national comme démocratique. Après ces heures interminables, "le mariage pour tous" est adopté au prix d'un divorce national effrayant.

Retour sur un non-débat, sa médiocrité et tout ce qu'il nous dit sur l'état lamentable dans laquelle notre Nation, notre République et notre Démocratie sont arrivées en ce début de XXIe siècle.

23 avril 2013

A-t-on jamais vu l'Empereur en campagne sans troupe ni stratégie ?

Bonaparte, Premier consul

Cet article répond à une interrogation assez récurrente dans les mails que vous m'envoyez. Cela concerne l'évolution de Renouveau Bonapartiste en mouvement politique à part entière. Au-delà de ma réticence personnelle à toute forme de structure partisane, les raisons pour lesquelles nous demeurons encore au stade de blog sont assez claires et me semblent tout à fait cohérentes. Il y a peu, j'exposais les raisons pour lesquelles, selon moi, il ne faut pas abandonner la référence claire au "bonapartisme" ou à l'Empereur, ainsi que le symbole de l'Aigle ; aujourd'hui, je voudrais exposer les raisons pour lesquelles, selon moi, le temps de la structuration politique ne serait que vaine précipitation.

Petit retour sur l'histoire, les engagements et la vocation de Renouveau Bonapartiste.

22 avril 2013

L'indigne (et insupportable) M. Guaino

Henri Guaino à un meeting en faveur de Jean-François Copé le 27 octobre

Aucun mot n'est trop fort pour qualifier l'attitude impardonnable de M. Guaino. Il est une honte pour l'UMP. Une honte pour la Droite républicaine. Une honte pour le gaullisme qu'il ose prétendre représenter. Une honte pour la République. Et une honte pour la France toute entière, humiliée par ses pathétiques outrances à répétition.

Henri Guaino fait partie (avec Mélenchon, Le Pen, Montebourg, Boutin, Copé, Collard, etc.) des nombreux personnages carnavalesques qui ridiculisent et amènent le débat politique français au bord de l'hystérie permanente. Mais cet homme se distingue encore davantage par son talent inimitable pour agir invariablement comme le plus bas et le plus méprisable, le pire des factieux

Non seulement une honte pour notre Nation, cet homme est de surcroît une menace pour notre République.

20 avril 2013

Le retour des cendres de Napoléon III : où, quand, comment ?

Photomontage représentant la famille impériale à Chislehurst

En ce deux-cent-cinquième anniversaire de la naissance de Napoléon III, cet article entend répondre à plusieurs interrogations que vous m'avez adressées afin de connaître ma position quant au retour des cendres de la famille impériale en France. 

Peu de français le savent mais tous les bonapartistes se le remémorent avec émotion : l'empereur Napoléon III, l'impératrice Eugénie et le Prince impérial, leur fils, reposent aujourd'hui encore dans la crypte de l'abbaye Saint-Michel de Farnborough, au sud-ouest de Londres. Alors qu'ils ont tant apporté à la France, ils ne jouissent même pas d'une dernière demeure digne d'eux sur le territoire de cette Nation qu'ils ont si brillamment servie.

Le retour des cendres est une évidence. Oui, mille fois oui, la dernière famille impériale régnante de notre pays doit revenir parmi son peuple. Aucun bonapartiste ne saurait défendre l'option contraire. Mais l'art politique est une pratique exigeante qui a soif de précision, et affirmer seulement le caractère nécessaire de leur retour est un peu sec. De nombreuses questions demeurent. 

Quand ? Pourquoi ? Où ?

16 mars 2013

Une alternative dynastique est possible (anniversaire de la naissance du Prince impérial).

S.A. Mgr le Prince impérial

Il y a cent cinquante-sept ans, le 16 mars 1856, au terme d'un accouchement difficile, tout comme pour le précédent héritier impérial d'ailleurs (le roi de Rome, en 1811), naissait Son Altesse le Prince impérial, successeur désigné de son père, l'empereur Napoléon III, au trône de France.

Né sous le patronyme de Napoléon Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte, surnommé Loulou par ses parents, il incarnera de 1873 à sa mort tragique en 1879 l'espoir d'un parti bonapartiste certes foudroyé par Sedan mais ayant cependant rassemblé plus de sept millions de suffrages, quelques mois auparavant, au plébiscite du 8 mai 1870. Aujourd'hui encore, cent cinquante-sept ans après la naissance du dernier héritier de l'Empire, l'espoir dynastique est possible.

12 mars 2013

Une nouvelle profession de foi bonapartiste pour le XXIe siècle

Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, J.-L. David


Plus d'un an après la première profession de foi de ce blog, le temps est venu, après beaucoup de réflexions, d'articles et de discussions passionnantes avec certains d'entre vous, de livrer une nouvelle synthèse des convictions bonapartistes qui sont les nôtres par cette nouvelle profession de foi articulée autour d'une nouvelle devise ("Patrie, Audace, Idéal") et destinée à poser les premiers jalons du bonapartisme rénové.

Il ne s'agit pas d'un programme politique ni d'un catalogue de propositions mais de la définition de cet âme et de ce souffle qui fondent le bonapartisme. Une nouvelle réponse à la question essentielle : "Qu'est-ce qu'être bonapartiste aujourd'hui en ce début de vingt-et-unième siècle ?".

10 mars 2013

Humeurs bonapartistes (semaine n°10)


Semaine du 4 au 10 mars 2013
Royaume-Uni : oui à l'alternative, non à l'europhobie.
La France n'est pas une marchandise.
Dans les coulisses du Front National.
Mauvais président, Sarkozy est encore plus mauvais retraité.
Les étranges couronnes de laurier funéraires tressées à Chavez par Dupont-Aignan.

9 mars 2013

Sondage Historia : la nostalgie d'une grande Nation souveraine ?

Le sondage publié dans le numéro de "Historia Spécial" (mars-avril), consacré aux grands personnages de l'Histoire de France, est, pour nous, une source multiple de joies. Tout d'abord, et sans surprise, la tête du classement est dominé par Napoléon, l'empereur demeurant incontestablement, et toujours, malgré tant d'entreprises d'obscurcissement du grand homme, le plus grand chef d'Etat de notre Nation. Suivent, dans le trio de tête, le général de Gaulle puis le Roi-Soleil. Je vous laisse prendre possession dudit magazine pour découvrir l'ensemble de cette passionnante enquête.

Ce trio, peu surprenant, qui domine le panthéon de nos grandes figures, montre, pour les français, une certaine nostalgie d'un temps où la France était pleinement, et authentiquement, une Grande Nation. Si ce n'est, sous l'Empereur et le Roi-Soleil, LA Grande Nation. Du temps de la présidence du général de Gaulle je date, personnellement, les premiers signes de déclassement de notre pays, l'action prodigieuse du Général ayant permis cependant de retarder de dix ou vingt ans le début effectif de ce déclassement. Les français accordent donc une importance centrale à ses figures nationales, porte-drapeaux de la grandeur nationale et acteurs d'un rassemblement patriotique véritable.

Plus étonnant, et très agréable pour un bonapartiste, on note la présence, à la dixième place, de l'empereur Napoléon III. J'ajoute même que, dans le classement des "moins de 35 ans", notre premier président et ultime souverain grimpe à la huitième place. La légende noire semble enfin plier sous les coups répétés de la simple et pure vérité d'un homme qui a servi sa Nation comme peu d'Hommes d'Etat, faisant de son règne un miroir de la grandeur française.

Ces quelques éléments, auquel je tiens à ajouter la présence de Charlemagne en quatrième position, m'incline à penser que, définitivement, la "logique historique" donne au bonapartisme, et à ses solutions, une pleine validité. Les français demeurent attachés, au-delà de tout un discours "historiquement correct" absolument minable, à la figure de grands Hommes d'Etat qui élevèrent l'intérêt national et patriotique à son plus haut niveau. Attachement à la gloire, au rassemblement, à la personnification charnelle et à une authentique puissance politique qui valide les thèses souverainistes et bonapartistes.

L'Histoire suit son cours. Après une longue éclipse et une longue nuit, le bonapartisme rentrera bientôt en français, au bras d'une souveraineté nationale et populaire régénérée.

7 mars 2013

De la fierté d'être bonapartiste : fidèles à l'Aigle face aux sirènes de l'opportunisme

L'aigle impériale

A travers les témoignages que je reçois, que j'entends, ou les articles que je lis, ici ou là, sur Internet, je constate une chose qui m'attriste : par "opportunisme", certains d'entre nous abandonnent l'aigle et la référence à l'Empereur pour rallier des partis qui sont éloignés de l'idéal bonapartiste.

Selon moi, la fidélité au bonapartisme, à la mémoire de l'Empereur et à l'espoir incarné par l'Aigle est un sacerdoce certes difficile mais néanmoins indispensable, si ce n'est nécessaire pour la France.

4 mars 2013

Le bonapartisme, avenir du souverainisme français

Drapeaux français et européens.

Un peu moins de huit ans après la victoire du "Non" au référendum sur la Constitution européenne, le souverainisme français est, à l'image de notre Nation, affaibli par ses divisions. En 2005, environ 15 500 000 citoyens s'opposaient à la construction européenne telle que Bruxelles entendait la mener. En 2012, à l'élection présidentielle, près de 10 500 000 voix se portaient sur Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les deux candidats les plus importants proposant une rupture avec l'Europe actuelle. A cela, il faut ajouter un nombre non négligeable de voix souverainistes portées malgré tout sur la candidature de François Hollande et surtout sur celle de Nicolas Sarkozy. 

Le parti du "Non" existe toujours, approximativement au même niveau qu'il y a huit ans. Mais, dissout dans les programmes démagogues des deux principaux nominés par le PS et l'UMP ou capturé par les programmes populistes des extrémistes des deux Fronts, il échoue dramatiquement dans son combat contre les dérives actuelles de l'Europe bruxelloise et pour la régénération de nos souverainetés. Nicolas Dupont-Aignan autoproclamé candidat des souverainistes en 2012 ne rassembla ainsi sur son programme que 644 000 citoyens, loin des millions de nonistes de 2005.

Le souverainisme vit au coeur du peuple français mais n'est qu'un nain politique, pulvérisé parmi divers candidats et courants, de qualités et audiences variables.

Seul le bonapartisme peut en assurer la cohésion, l'unité et le triomphe pour l'avenir. Petit retour sur le passé, le présent et le futur des souverainistes français.

3 mars 2013

Le tombeau de Napoléon III à l'abbaye Saint-Michel de Farnborough

L'impératrice Eugénie en habit de deuil

Hier, j'ai eu le grand plaisir, et l'honneur, de me rendre dans une abbaye du Hampshire, au sud-ouest de Londres, dans une ville dénommée Farnborough. Une abbaye construite en 1888 par l'impératrice Eugénie afin d'offrir à son mari et à son fils, tragiquement disparus respectivement en 1873 et 1879, une dernière demeure digne de leur rang.

Guidé par l'abbé, qui allie une extraordinaire gentillesse à une formidable érudition, j'ai pu visiter l'église abbatiale avant de me rendre dans la crypte où demeurent nos derniers souverains. Pour ceux qui n'auraient pas la chance de pouvoir effectuer ce pèlerinage sur la tombe de notre dernier empereur, voici une visite virtuelle de cet émouvant tombeau des Invalides perdu en Angleterre.

Dès l'entrée, sur la gauche de la grille du domaine de l'abbaye, une première curiosité, pour un sol britannique : l'aigle impériale, symbole des Bonaparte. Dès ce moment, on sent bien que l'endroit est un étonnant décalage dans le temps et l'espace, ultime relique, sur le sol de l'ancien ennemi héréditaire, de l'Empire fondé par le général Buonaparte. Dernière demeure du dernier souverain impérial de France.

Humeurs bonapartistes (semaine n°9)



Semaine du 25 février au 3 mars 2013
Halte à la boulimie sondagière.
Marine Le Pen, un référendum qui cache bien du vide.

28 février 2013

Exposition "Napoléon et l'Europe" au musée de l'Armée à partir du 27 mars 2013

Tombeau de l'empereur Napoléon

Une extraordinaire (et d'avance passionnante) exposition est prévue au musée de l'Armée, dans l'enceinte des Invalides, à quelques pas du somptueux tombeau de l'Empereur. Le musée annonce que cette exposition, intitulée Napoléon et l'Europe, "est la plus importante synthèse réalisée en France sur Napoléon depuis celle de 1969 au Grand-Palais".

Cette exposition s'annonce grandiose ("plus de 300 oeuvres, objets et documents issus d'une cinquantaine de musées et institutions prestigieuses") mais surtout éminemment rafraichissante puisqu'elle entend montrer l'ambition européenne de Napoléon le Grand. Sans nul doute cette exposition pourra démontrer avec force à tous ceux qui nourrissent des haines insensées contre le projet européen que le premier Père de l'Europe n'est autre que Napoléon, et que le bonapartisme ne peut être que pro-européen. Mais partisan d'une Europe confédérale, de Nations libres et indépendantes, où la France peut affirmer sa particularité et son ambition, ce que l'exposition ne manquera pas de souligner sans doute à travers le dessein particulier de l'Empereur.

L'exposition s'ouvrira le 27 mars 2013 et se clôturera le jour de la fête nationale, le 14 juillet suivant.

Avant cela, une série de conférences sera dédiée à l'Empereur, et ce à partir de demain. En effet, ce cycle de conférences commencera par "Le pinceau au service du sabre. Les artistes français enrôlés par Napoléon" de M. Christophe Beyeler, conservateur du musée de Fontainebleau.

Suivront "Napoléon et l'idée européenne" par M. Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université Paris-IV et président de l'Institut Napoléon, le mercredi 6 mars ; "Une arme nouvelle pour Napoléon : les canons-obusiers de Villantroys" par M. Christophe Pommier, assistant de conservation du département "artillerie" du musée de l'Armée, le lundi 11 mars ; "Napoléon et la mer" par M. Michel Battesti, responsable de programmes à l'Institut de Recherche Stratégie de l'Ecole Militaire (IRSEM), le lundi 18 mars ; et enfin, "Géopolitique de l'Europe de Napoléon", par l'éminent M. Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, le mercredi 20 mars. Toutes ces conférences ont lieu à l'auditorium Austerlitz du musée de l'Armée, à 13h45. La réservation est obligatoire à l'adresse histoire-ma@invalides.org ou via un répondeur au 01 44 42 51 73.

Une exposition historique à ne rater sous aucun prétexte (et c'est l'occasion pour ceux qui ne le connaissent pas de découvrir l'exceptionnelle collection du musée de l'Armée !).

Les idées souverainistes triomphent. Pas les souverainistes.

Il existe une habitude chez certains militants et cadres de Debout la République qui consiste à agiter régulièrement des sondages en proclamant "Regardez, nous triomphons !" alors que si on se penche sur ceux-ci on en déduit facilement le contraire. Je me souviens ainsi d'un sondage exhibé quelques semaines avant le premier tour qui faisait état d'un potentiel électoral de 9%. Le sondage montrait là un maximum (indépassable, rien de glorieux donc) et, de surcroît, l'étude datait de septembre 2011.

On dira que je m'acharne sur Debout la République. En effet, et je revendique mon exigence critique et pointilleuse, simplement car je crois au souverainisme avec sincérité, et que le souverainisme n'est la propriété de personne. Il serait d'ailleurs absolument contradictoire d'être souverainiste et d'afficher un militantisme partisan intransigeant, d'obéir davantage à un parti ou à un homme qu'à une idée.

Aujourd'hui, l'étude mise en avant est une étude BVA concernant le désenchantement français vis-à-vis de la construction européenne, instrumentalisée comme un trophée. Permettez-moi d'en douter, et d'essayer de vous démontrer que ce sondage, au lieu d'être brandi avec fierté, devrait être caché, tant il montre le triste échec du souverainisme français en ce début de XXIe siècle.

Alors que le coeur des français leur ouvre un boulevard, les souverainistes empruntent une ruelle. Tandis que le souverainisme triomphe dans l'esprit du peuple français, les souverainistes échouent. Triste et curieux paradoxe.

26 février 2013

De quoi l'Italie est-elle le "Non" ?

Drapeau italien

Les résultats aux élections générales italiennes (Chambre des Députés et Sénat) sont désormais connus avec une quasi certitude. Sans surprise, la coalition de centre-gauche menée par le chef du Parti Démocrate (PD), Pier Luigi Bersani, triomphe de l'éternel revenant, Silvio Berlusconi, et de son parti, le Peuple de la Liberté (PdL).

Mais la victoire n'est pas si belle pour Bersani, qui, à l'image de François Hollande durant la dernière présidentielle, a fait la course en tête du début à la fin de la campagne pour finalement l'emporter d'un cheveu. La résurrection de Berlusconi est effrayante : il termine, dans la bataille pour la Chambre des Députés, avec 29,18% des voix (124 sièges), contre 29,54% pour son rival (340 sièges, en vertu de la prime majoritaire). Au Sénat, il rassemble 30,72% (116 sièges) contre 31,63% (113 sièges, malgré l'avance en voix) pour le centre-gauche, condamnant d'ailleurs la seconde chambre italienne à une introuvable majorité et le gouvernement à l'instabilité.

A mes yeux, il y a dans ces élections quelque chose de tout à fait autre, et de beaucoup plus important. Cette date du 25 février 2013 inscrit l'Italie sur la liste des nombreux peuples à avoir dit "Non" à l'Europe actuelle, à la suite du "Non" français (54,67%) ou danois (61,54%) de mai et juin 2005, du "Non" irlandais de juin 2008 (53,4%, transformé en "Oui" par un second référendum scandaleux quelques mois plus tard), et des innombrables "No" britanniques (dont l'emblématique refus de signer le pacte budgétaire européen, où il fut rejoint par la République Tchèque).

24 février 2013

Humeurs bonapartistes (semaine n°8)



Semaine du 18 au 24 février 2013
Hypocrites et frénétiques, stop aux commentateurs du vide !
Pour une République irréprochable : constitutionnaliser le calendrier électoral et ses décalages nécessaires.

20 février 2013

Ci-gît le courage politique (et la réforme constitutionnelle de François Hollande)

Salle de réunion du Congrès à Versailles

La réforme constitutionnelle voulue par le président de la République n'aura pas lieu. Initialement, le gouvernement avait l'ambition de réunir le Congrès au mois de juillet pour qu'il puisse voter les textes portant notamment sur la réforme du statut juridique du chef de l'Etat, la suppression de la Cour de Justice de la République, la réforme du Conseil de la Magistrature, l'inscription de la démocratie sociale dans notre texte fondateur ou encore la remise en cause (combien légitime !) de l'appartenance de droit des anciens présidents au Conseil constitutionnel.

Toutes ces réformes ne verront pas le jour faute de majorité au Congrès, la majorité requise étant celle des 3/5e et ne pouvant s'obtenir qu'avec l'appui d'une fraction de l'opposition (une trentaine de députés).

Ce recul du gouvernement nous montre à quel point aujourd'hui les institutions sont défaillantes dans notre République, mais aussi à quel point le sont également les hommes qui ont la charge de ces institutions. De nouveau la classe politique montre le visage de la lâcheté, de l'hypocrisie et et du mépris de la souveraineté populaire. Face à cela, nous réitérerons avec conviction notre credo de l'Appel au Peuple et d'une autre vision de la fonction politique.

17 février 2013

Humeurs bonapartistes (semaines n°5, n°6 et n°7)



Après une petite pause de deux semaines, les humeurs bonapartistes hebdomadaires reviennent.

Semaines du 28 janvier au 17 février 2013
Benoit XVI, pape révolutionnaire au finish
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali face au régime des partis.
Mariage gay : ce débat n'en finira-t-il donc jamais ?
Le rapport de la Cour des comptes montre l'indécence de certaines dépenses.
Municipale parisienne : beaucoup de bruit, et rien que du bruit.
Le perpétuel ajournement du non-cumul des mandats.

6 février 2013

Opinion bonapartiste sur l'épineuse question du franc

20 francs or Napoléon Ier (1809)

Onze années après l'entrée en vigueur de l'euro comme monnaie unique, le débat fait toujours rage. Les promoteurs de la devise européenne avaient avancé à la fin des années 1990 que le temps ferait son oeuvre et qu'au fil des ans la nouvelle monnaie s'imposerait, effaçant jusqu'au souvenir de l'ancienne monnaie nationale.

Aujourd'hui, le constat est tout autre. Un sondage Atlantico/IFOP publié le mois dernier nous l'apprend : 62% des français regrettent le franc. Bien évidemment, les populismes de tous bords se sont jetés sur ce chiffre comme des bêtes affamées pour l'instrumentaliser, le dénaturer et le tordre au service de leurs ambitions électoralistes et politiciennes.

Rappelons leur une vérité fondamentale. Si l'intérêt de la France appelle à des décisions courageuses, l'intérêt national appelle avant tout à un débat apaisé, libéré des populismes, des simplifications et des raccourcis. Le peuple français est un grand peuple. Il a en lui la capacité de décider librement de son destin.

Loin de l'hystérie des deux camps, partisans ou opposants à la monnaie européenne, loin des délires monomaniaques ou des vociférations démagogiques, prenons le temps d'examiner cette question épineuse afin de comprendre ce que les français regrettent à travers leur ancienne monnaie et quels sont les rapports de force authentiques, loin des mensonges de nos politiciens.

Analyse des données du sondage, illustrée des plus belles de nos anciennes coupures nationales.

29 janvier 2013

[Analyse] Débat sur le mariage gay : quand la politique française se laisse corrompre par le dogme et la peur.

Drapeau de la communauté LGBT

Aujourd'hui, 29 janvier 2013, l'Assemblée nationale commence l'étude du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

Après un total de cinq manifestations, toutes plus inutiles les unes que les autres, deux manifestations d'opposants et deux manifestations de partisans, à quoi il faut ajouter une manifestation de catholiques intégristes et autres reliques médiévales, la représentation nationale va enfin pouvoir enfin statuer sur ce projet selon les modalités prévues par notre Constitution. En toute légalité et en toute légitimité. La vraie politique ne se fait pas dans la rue. La vraie politique ne se fait pas à coup de slogans démagogues et de pavés battus.

La vraie politique ne se fait pas non plus seulement dans les couloirs obscurs des assemblées parlementaires et des palais de la République. Nous regrettons solennellement que le Président de la République n'ait pas décidé une forme de consultation directe du peuple, par référendum ou voie alternative, afin de faire taire toutes ces minorités actives qui se pensent majoritaires et tous ces partis, toutes ces factions particulières, qui se prennent pour le peuple tout entier.

Toujours dans le même souci de précision et de sérieux, rejetant toute idéologie et tout dogmatisme, et n'acceptant pas de devoir répéter un discours pré-conçu à des fins électoralistes ou bassement politiciennes, Renouveau Bonapartiste a écouté pour vous toutes les opinions et lu le projet de loi déposé le 7 novembre dernier en Conseil des ministres par la Garde des Sceaux, et discuté à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Cela en espérant pouvoir vous fournir des éléments assez précis et assez clairs pour que vous forgiez votre propre opinion sur cette question. En toute souveraineté individuelle, loin des mensonges et du prêt-à-penser, populiste ou angélique, dont nos responsables politiques nous assomment.

27 janvier 2013

Humeurs bonapartistes (semaine n°4)



Semaine du 21 au 27 janvier 2013
David Cameron : un rendez-vous manqué avec l'Histoire européenne.
La position d'homme d'Etat de François Fillon sur le Mali.
L'Autriche conserve le service militaire : et si la France repensait la JAPD ?