25 juillet 2012

Introduction au bonapartisme dynastique : une France impériale pour une France souveraine, une et indivisible

Couronne de l'Impératrice Eugénie

La question dynastique est sans doute le sujet le plus épineux, le problème le plus complexe, que les bonapartistes aient à traiter : être bonapartiste signifie-t-il désirer le rétablissement institutionnel de l'Empire ou devons-nous préférer une forme de République consulaire moderne ? Pour répondre à cette question, il faut répondre à d'autres : quels principes doivent présider aux visions institutionnelles du bonapartisme ? Quels sont nos héritages ? Quelle est notre vision de la charge de chef de l'Etat ? Quelles institutions pour quelle France ? Nous tracerons dans cet article les pistes pro-dynastiques afin de faire avancer la rénovation du bonapartisme dans le sens de l'audace et du courage, dans le sens d'un bonapartisme dynastique, démocratique, social et populaire réconciliant l'unité de la Nation et la diversité du Peuple.

8 juillet 2012

Renforcer l'amitié franco-allemande sans exclure les autres axes européens

Le Président français et le Chancelier allemand le 22 septembre 1984 à Verdun.

L'Europe, et d'autant plus l'Europe technocratique de l'antidémocratique traité de Lisbonne, est une bête complexe. Vingt-sept Etats aux différences fortes forment cette union aux structures incompréhensibles pour la plupart d'entre nous et aux alliances savamment dosées. Son coeur est l'association entre les deux adversaires dont les rivalités firent trembler par deux fois la paix mondiale en un demi-siècle : la France et l'Allemagne.

Aujourd'hui, 8 juillet 2012, cinquante ans après le président De Gaulle et le chancelier Adenauer, le président Hollande et la chancelière Merkel sont venus, à Reims, fêter l'amitié franco-allemande. Une amitié qu'il faut cultiver et entretenir à tout prix sans en faire un rapport exclusif qui menacerait l'équilibre de la construction européenne et la place de la France dans le concert des Nations du continent.

5 juillet 2012

Napoléon III et l'Algérie : un bonapartisme progressiste au service des souverainetés

Le Prince-Président recevant l'émir Abd-el-Kader au palais de Saint-Cloud, le 30 octobre 1852 

Il y a cinquante ans, le 5 juillet 1962, l'Algérie française laissait place à l'Algérie algérienne suite à un processus initié par le général de Gaulle, dernier grand homme de notre Nation, qui avait su voir où résidait l'intérêt national, des français comme des algériens. Ardents partisans du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, les bonapartistes ne peuvent que se joindre aux algériens dans la joie de cette commémoration.

Pour nous, ce jour est aussi l'occasion de rappeler la politique algérienne de Napoléon III dont l'exposé a deux vertus : balayer les caricatures toujours véhiculées sur l'Empereur et ainsi réhabiliter son progressisme visionnaire, et montrer que le bonapartisme aurait pu réussir là où la IIIe République a gravement échoué.

2 juillet 2012

François Bayrou est mort, vive François Bayrou : éloge critique du leader centriste

François Bayrou en meeting à Marseille le 15 avril 2012

L'homme a toujours cru en son étoile et en sa destinée à devenir un jour Président de la République ; aujourd'hui, les commentateurs sont unanimes pour décrire son année électorale comme une débâcle. Après un début de campagne prometteur, il finit cinquième de l'élection présidentielle avec 9,13% des voix (- 9,44% par rapport à 2007). Aux élections législatives, il perd son propre siège de député et l'étiquette "Centre pour la France" ne rassemble que 1,77% des voix (- 5,84% par rapport aux résultats du MoDem en 2007).

Après une retentissante troisième place il y a cinq ans, François Bayrou semble avoir dilapidé son capital politique durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy ; la fin de sa carrière politique (du moins de ses ambitions) s'explique par de nombreuses erreurs stratégiques. Des erreurs qui doivent nous faire d'autant plus réfléchir qu'elles sont celles d'un homme hautement respectable qui voulait principalement s'affranchir des clivages et des dogmes pour ne servir d'autre clan que la France dans son ensemble.

Le centrisme de François Bayrou était une alternative séduisante mais fragile. Tirons les leçons de son échec pour construire une alternative transpartisane solide et audacieuse, ambition du bonapartisme et du souverainisme.