26 juin 2012

Halte à la désinformation, le cumul des pouvoirs n'est pas une première

Ces temps-ci, on entend à loisir les éléments de langage de la Droite défaite, successivement à la Présidentielle et aux Législatives, qui s'émeut du fait que le Parti Socialiste détienne l'ensemble des pouvoirs : Présidence, Assemblée, Sénat, Collectivités locales, etc. Une émotion bien hypocrite quand on considère la réalité des faits.

Evidemment, la coloration monochrome des pouvoirs n'abolit pas leur séparation, chère à Montesquieu. Mais, surtout, l'affirmation relayée par les organismes et les militants de Droite est un mensonge vis-à-vis de l'Histoire récente de notre Nation.

Pour la première fois en France, la Gauche, et le Parti Socialiste notamment, détient l'ensemble des leviers politiques de la République. Ceci est vrai, jamais auparavant ce ne fut le cas, mais il est faux, et gravement malhonnête, d'affirmer qu'il s'agit là d'une menace. Surtout venant des rangs de la Droite. Petite rétrospective historique.

20 juin 2012

La Famille impériale de France


La famille impériale réunie pour le mariage de S.A.I. le prince Jérôme avec S.A.R la princesse Catherine de Wurtemberg

Tous les membres de la Maison impériale de France ont pour origine commune le mariage de Charles-Marie Bonaparte et Maria Letizia Ramolino. Ils se répartissent en deux catégories distinctes, établies par le statut de 1806 et reprises par celui de 1853 :

  • d'un côté, la famille impériale, composée des princes français appelés à la succession dynastique, ainsi que de leurs épouses et de leurs filles, et qui nous intéressera ici (vous retrouverez la composition actuelle très précise de la Famille impériale à la fin de cet article) ;
  • de l'autre côté, la famille civile, composée de personnes non dynastes, descendants de Lucien, Elisa, Pauline et Caroline Bonaparte.
Des quatre branches de la famille civile ne subsiste plus aujourd'hui que la branche issue de Caroline, autrement dit la famille Murat, qui, cependant, a atteint, selon les termes de l'article 3 du statut de 1806, le dernier degré d'appartenance à la Maison impériale (cinquième degré inclusivement). Cette appartenance n'est qu'une affiliation secondaire pour une famille investie des dignités royales de l'ancien royaume de Naples dont le maréchal Murat fut souverain de 1808 à 1815.

En ce qui concerne la famille impériale, elle se divise elle aussi en quatre branches, qui, selon l'ordre de succession, se distribuent ainsi :
  • la branche de l'empereur Napoléon (né en 1769, mort en 1821) ;
  • la branche du roi Joseph (né en 1768, mort en 1844) ;
  • la branche du roi Louis (né en 1778, mort en 1846) ;
  • la branche du roi Jérôme (né en 1784, mort en 1860).

18 juin 2012

Quelques leçons à tirer des élections législatives


Le bonapartisme est, dit-on, un courant politique antiparlementaire. Nous le sommes si le parlementarisme doit demeurer à jamais figé dans la forme indigne qu'il a pris sous la IIIe ou la IVe République, et dont certains espèrent le retour sous une VIe République ; si le parlementarisme c'est la division de la Nation, la toute-puissance accordée aux partis, les manipulations en coulisse, l'instabilité ministérielle et une vision arithmétique de la politique déconnectée des réalités du peuple, oui, nous sommes antiparlementaires.

En réalité, nous, bonapartistes, sommes "alter-parlementaires" : nous défendons la démocratie et, en toute logique, l'expression parlementaire de la diversité des courants d'opinion ancrés dans le peuple. Mais nous sommes en profond désaccord avec les différentes expressions institutionnalisées de cette diversité ; bien sûr, nous le sommes farouchement avec l'expression "IIIe République", mais, si on se penche sur les législatives de 2012, on se rend compte que nous le sommes également avec l'expression "Ve République".

Le bonapartisme, assurant sa mission d'audace politique et d'initiative citoyenne, doit bâtir une alternative parlementaire qui assure le respect de toutes les opinions, l'efficacité politique et l'investissement citoyen.

Tirons les leçons d'un système de représentativité à bout de souffle. Avant qu'il ne soit trop tard.

9 juin 2012

Légalisation du canabis : un acte irresponsable, preuve supplémentaire de l'impuissance politique

Tout comme M. Jean-Louis Borloo lors des élections législatives de juin 2007, qui avait amené dans la campagne la controversée TVA sociale, la ministre du Logement et de l'égalité des Territoires, Mme Cécile Duflot, a fait entrer dans le débat le sujet épineux, notamment pour une certaine Gauche, de la légalisation du canabis.

Un sujet complexe et trop souvent caricaturé sur lequel, nous, bonapartistes modernes, tenant du progrès comme de la cohésion morale de la Nation, avons le devoir d'exprimer une position claire : n'abdiquons pas et combattons cet acte irresponsable inspiré par une logique bien-pensante qui n'est qu'un mouvement réactionnaire et rétrograde dissimulé sous le costume d'un progressisme angélique.

1 juin 2012

Anniversaire de la mort du Prince Impérial

Essai de pièce de monnaie à l'effigie de Napoléon IV (1874)

Après quelques semaines d'absence imposée par quelques nécessités de l'agenda, Renouveau Bonapartiste reprend son activité ; dans les prochains jours, nous suivrons ainsi les premiers pas du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ou encore le déroulement des élections législatives, mais il s'agira aussi d'esquisser quelques réflexions sur ce qui définit le bonapartisme lui-même (la question dynastique notamment).

Mais avant cela, en ce jour, il est nécessaire d'avoir une pensée pour le dernier Prince impérial de France, mort il y a 133 ans, le 1er juin 1879 : Son Altesse impériale le prince Napoléon Eugène (Louis Jean Joseph Bonaparte), de jure Napoléon IV.