22 janvier 2012

La France doit rester en Afghanistan

La propension de nos hommes et femmes politiques, de nos dirigeants, à réagir rapidement à des actualités authentiquement dramatiques par des mesures destinées clairement à contenter une population choquée, de manière légitime, montre à quel point la classe politique de notre pays ne réfléchit plus qu'en termes d'impacts sur l'opinion et de gains électoraux. L'électoralisme a tué le courage politique.

L'actualité la plus récente nous en donne un exemple de choix. La mort de quatre de nos soldats en Afghanistan a soulevé une émotion certaine, entretenue par les réactions immédiates des candidats Sarkozy et Hollande appelant à un retrait anticipé des troupes. Cet évènement est bien entendu des plus regrettables. Mais doit-il entraîner, en conséquence, un retrait anticipé ?

9 janvier 2012

In memoriam Napoleon III

S.M. l'Empereur des Français
En ce jour du 9 janvier, il est absolument nécessaire d'avoir une pensée pour l'Empereur Napoléon III, sans aucun doute l'un des plus grands chefs d'Etat qui ait jamais eu la responsabilité de diriger la Nation française. Incontestablement en avance sur son temps, animé de grands idéaux et d'une foi humaniste profonde, l'Empereur n'a jamais cessé d'agir en serviteur zélé du peuple français auquel il est toujours resté fidèle. Homme de progrès social, homme de progrès diplomatique, homme de progrès économique, homme de progrès industriel, etc : Napoléon III est à la fois un homme de progrès et de traditions ; il est l'incarnation la plus exacte du bonapartisme, inspiré par l'action de son oncle, Napoléon Ier.

Tant qu'une place légitime ne lui aura pas été rendu dans nos manuels scolaires comme dans nos coeurs, l'Histoire de France demeurera incomplète. Après tant de haine instrumentalisée contre un homme qui avait l'amour du peuple et de la Nation ancré profondément dans son âme, le temps est venu que la France se réconcilie avec son dernier souverain : Napoléon III le Grand.

Vive l'Empereur.

5 janvier 2012

Cette politique de « sales mecs » qui salit la République

L'année 2012, année présidentielle, commence sous un ciel des plus tristes pour notre vie démocratique et républicaine : le ciel d'une polémique sans intérêt. Une polémique sans intérêt déclenchée par des « propos off » tenus par le candidat socialiste, François Hollande, lors d'un déjeuner avec des journalistes, où il aurait qualifié le président Nicolas Sarkozy de « sale mec ». Et les chiens de la majorité se sont aussitôt mis à hurler à l'unisson : une majorité présidentielle choquée, profondément selon son chef, Jean-François Copé, par des « propos inacceptables et inqualifiables » (Nadine Morano), exigeant des excuses publiques.

Une polémique dénuée de tout intérêt qui montre à quel niveau d'impuissance et de ridicule notre classe politique en est arrivé.

3 janvier 2012

La Légion d'Honneur déshonorée

L'Ordre national de la Légion d'Honneur est une institution française à laquelle les bonapartistes tiennent naturellement. C'est en effet le Premier consul Napoléon Bonaparte qui met en place cette nouvelle décoration en 1802, alliant, avec son génie en la matière, la tradition monarchique des ordres et les innovations républicaines  notamment à l'égard du mérite. La Légion d'Honneur demeure encore aujourd'hui la plus haute décoration qu'on puisse se voir attribuer en France, avec cinq modalités : trois grades (chevalier, officier, commandeur) et deux dignités (grand-officier et grand-croix). Officiellement, selon son code, elle est "la
 récompense
 de
 mérites 
éminents 
acquis
 au 
service 
de 
la
 nation 
soit 
à 
titre 
civil, 
soit 
sous 
les 
armes"



Quand on se penche rapidement sur les nominations de ce début d'année 2012, on peut s'interroger sur le respect de cette mission et sur la défense du prestige de l'ordre.