31 décembre 2012

Voeux bonapartistes pour 2013

En ce jour de réveillon de la Saint-Sylvestre, je veux vous adresser mes plus sincères voeux de bonheur et de santé pour la nouvelle année qui s'annonce. Je veux en profiter pour vous remercier de votre fidélité. Malgré le sommeil dans lequel le blog est tombé durant ces quatre derniers mois, vous n'avez pas cessé de devenir plus nombreux chaque semaine. Ce constat m'encourage à persévérer dans cet idéal de rénovation, chemin parfois difficile mais toujours passionnant que nous parcourons ensemble depuis un an.

Il y a un an et dix jours, le 21 décembre 2011, Renouveau Bonapartiste naissait avec la publication d'une modeste profession de foi. Les débuts furent difficiles et les premiers articles connurent un lectorat fort limité. Aujourd'hui, après un an de travail plus ou moins régulier, je suis fier de pouvoir vous annoncer que ce blog réunit plus d'une centaine de lecteurs réguliers, avec des records de lecture sur les articles principaux ayant trait au bonapartisme rénové. Ainsi, l'article consacré aux Dix commandements de notre mouvement a été lu près de 400 fois. L'appel du 15-Août, annonçant notre retrait de l'Union Bonapartiste et détaillant nos divergences avec France Bonapartiste, a eu quant à lui un peu moins de 1400 lecteurs. Et, enfin, record absolu pour un article auquel je n'imaginais pas tel succès mais dont la réussite satisfait pleinement le bonapartiste dynastique que je suis : l'article commémorant le quinzième anniversaire de l'accession du prince Jean-Christophe aux responsabilités de chef de la famille impériale a été lu par plus de 2000 personnes ! Cet article est devenu, d'ailleurs, dès sa publication, le premier lien référencé par Google (après Wikipédia et le profil Linkedln de Son Altesse impériale). Je vous remercie de votre confiance et de votre fidélité. 

J'espère que l'année 2013 sera celle d'une intensification des efforts relatifs à la rénovation du bonapartisme et à la rupture définitive et déterminée avec les dérives passées de notre courant d'idées. Il s'agira pour nous de prolonger le travail de réflexion et de renouveau engagé depuis un an, et de persévérer dans l'entreprise de sincérité et d'audace que nous avons choisi de mener. Pour assurer cela, continuez de diffuser et de partager nos idées et les articles de ce blog.

L'année bonapartiste s'ouvrira par l'anniversaire de la mort de Napoléon III, le 9 janvier. Une cérémonie en son honneur est organisée comme de coutume par le Souvenir Napoléonien à 18h30 en l'église Saint-Augustin de Paris (8e), sous la présidence de la Princesse Napoléon. Je vous invite vivement à vous y joindre si vous en avez la possibilité, ne serait-ce que pour voir la femme extraordinaire qui fut l'épouse du non-moins-extraordinaire prince Louis, notre Prince-Résistant.

J'adresse de nouveau mes voeux les plus chaleureux à chacun d'entre vous, et vous donne rendez-vous l'année prochaine.

29 décembre 2012

2012, année perdue : année de toutes les déceptions françaises


Et voici que s'achève la deux-mille-douzième année du calendrier grégorien. Enfin ! serions-nous tentés d'ajouter. L'année fut longue. Pas plus que les autres, matériellement, si on excepte le fait qu'elle fût bissextile ; mais, émaillée de nombreux évènements importants, et notamment de deux scrutins nationaux, elle ne cessa d'apporter son lot de déceptions à un peuple français déjà repu de déconvenues.

En cette fin d'année, retour sur une année politique chargée mais non moins perdue.

27 décembre 2012

Affaire Depardieu : un problème d'identité et d'intégration


La polémique n'en finit pas de s'éterniser, chaque jour nous apportant son lot de soutiens, critiques, contre-soutiens ou contre-critiques. D'un côté, l'opposition est trop contente, après un mois de crise interne hallucinante, de pouvoir taper sur le gouvernement ; de l'autre, le gouvernement est trop content de pouvoir taper sur les riches et, en filigrane, sur la Droite.

Ce n'est pas du côté de l'opposition que nous trouverons un avis éclairé, l'UMP hors du pouvoir étant encore plus outrancière et caricaturale que l'UMP au pouvoir. Ce n'est pas plus du côté du gouvernement que nous obtiendrons un avis mesuré : les propos de Jean-Marc Ayrault qualifiant l'exil de l'acteur de "minable" sont parfaitement ... minables.

Fort de la position non-idéologique et non-partisane du bonapartisme, cherchons ce qu'il y a véritablement derrière cette affaire, anecdote disproportionnée qui n'en cache pas moins de profondes leçons sur notre vie démocratique et les problèmes fondamentaux de la Nation.

24 décembre 2012

Communiqué. "Renouveau Bonapartiste" se félicite que "France Bonapartiste" ait modifié son programme suite aux critiques que nous avions formulées : nous appelons à redoubler de volonté et d'audace dans la rénovation du bonapartisme.



Nous avons constaté avec joie la réécriture du programme de France Bonapartiste dont tous les points ultra-libéraux et/ou néo-fascistes ont été supprimés. Ainsi, presque l'intégralité des propositions dénoncées par Renouveau Bonapartiste ont-ils été reconsidérées et n'apparaissent plus sur le nouveau site de la principale organisation bonapartiste.

Malgré toutes les critiques et toutes les injures que Renouveau Bonapartiste a subi, malgré toutes les défections et toutes les lâchetés endurées, nous constatons aujourd'hui la victoire de nos idées et de notre démarche. France Bonapartiste n'adopte pas nos idées, et telle n'était pas notre intention, mais il assume enfin la rupture avec une dérive séculaire qui entraînait l'héritage de nos Empereurs à sa perte, et tel est notre but primordial.

Nous regrettons le double langage des leaders bonapartistes qui ont critiqué vertement Renouveau Bonapartiste et, aujourd'hui, enregistrent la pertinence de son diagnostic en abandonnant enfin le chemin d'un Sedan perpétuel.

Cela nous permet de balayer les dernières insinuations déplacées en réaffirmant que rien de tout ceci n'avait été une question de personnes ou d'ambitions, comme M. Saforcada a pu l'avancer pour détourner l'attention de nos critiques ; il s'agissait bien là d'une critique strictement politique, d'une querelle lancée sur le plan strict des idées. Aujourd'hui, ces idées triomphent, et le soleil d'Austerlitz se lève sur un bonapartisme qui a enfin clairement et authentiquement choisi la voie de la modernité.

Nous ne versons pas pour autant dans la naïveté et n'oublions pas qu'il y a quatre mois encore, le site de France Bonapartiste affichait un programme d'extrême-droite "à la Poutine", programme pensé, conçu et écrit par des personnes qui demeurent aux manettes dudit parti aujourd'hui encore. Si lisser son image ne suffit pas, nous formons tout de même de sincères espoirs afin que la modernité et le progressisme de nouvelles opinions bonapartistes puissent émerger au sein de ce mouvement.

Nous continuerons à défendre une rénovation sincère et générale du bonapartisme, à défendre une rupture radicale et audacieuse avec le passé de ce courant d'idées : les changements décidés par France Bonapartiste qui viennent couronner notre sincérité et notre détermination nous encouragent à suivre le chemin que nous avons ouvert il y a un an. A travers les insultes, les caricatures et les méthodes du bonapartisme d'extrême-droite, nous continuerons à mener ce combat pour construire un bonapartisme sincère au service du XXIe siècle.

Aujourd'hui sonne la victoire de nos idées. La seule qui compte.

2 novembre 2012

L'Empire et l'Europe

Détail du Sacre
Un des chantiers les plus importants dans la (re)construction d'un bonapartisme pour le XXIe siècle est, de manière sans doute assez paradoxale aux yeux de certains, la réhabilitation de l'option dynastique. A la fois souverainiste et pro-européen, le bonapartisme a la mission de trouver une synthèse audacieuse qui permette d'édifier une Europe puissante et protectrice tout en conservant une pleine indépendance à notre Nation.

L'option dynastique qui consiste à rétablir en France une monarchie impériale est la clé de cette voie unique et pleinement bonapartiste qui aidera la France à entrer sereinement, et souverainement, dans l'Europe du XXIe siècle.

2 septembre 2012

Le chemin de Sedan (étude du programme de France Bonapartiste)

Napoléon abdiquant à Fontainebleau (Paul Delaroche)

Comme prévu lors de notre départ de l'Union Bonapartiste, le 15 août dernier, nous publions aujourd'hui, en ce cent quarante-deuxième anniversaire de la défaite de Sedan, une analyse complète de l'inquiétant programme de France Bonapartiste. On y découvre un programme brouillon et effrayant, mêlant ultra-conservatisme réactionnaire et ultra-libéralisme, manque d'audace et reprise des thèmes et des propositions récurrentes de l'extrême-droite radicale.

Entre fautes d'orthographes, élévation de la Russie de Poutine en modèle, matraquage fiscal, désengagement ultra-libéral de l'Etat, absence de propositions sur de grands thèmes bonapartistes (comme l'Europe et les institutions), le programme de France Bonapartiste transforme le bonapartisme en groupuscule marginal d'extrême-droite condamné à disparaître honteusement.

Il est de notre devoir de confondre et de combattre ces dérives afin que le bonapartisme ne s'enferme pas définitivement dans une défaite de Waterloo perpétuelle. C'est sur le chemin de la rénovation que brille le soleil d'Austerlitz. France Bonapartiste, c'est le chemin de Sedan.

29 août 2012

La voie américaine du déclin démocratique

Le démocrate Barack Obama et le républicain Mitt Romney
Le monde entier est fasciné par la campagne électorale américaine qui oppose actuellement le président sortant, Barack Obama, au candidat d'un parti républicain radicalisé, Mitt Romney. Election du présumé leader le plus puissant de la Terre (un titre qu'on pourrait désormais facilement contester), la course à la Maison Blanche va focaliser dans les semaines à venir une attention médiatique de plus en plus grande.

Les Etats-Unis d'Amérique sont réputés comme étant la plus grande et la plus ancienne démocratie du monde. Foutaises. En 2012, le pays de George Washington nous montre un tout autre spectacle.

Tirons-en les éléments les plus bénéfiques pour notre Nation, par cet exemple américain d'une démocratie en décomposition, où le pouvoir se monnaye davantage qu'il ne se conquiert, et toujours au détriment de l'unité nationale et populaire.

28 août 2012

Présidence socialiste : premier bilan.

Crédits photo : Benoît TESSIER / Reuters

Près de quatre mois après la conquête de l'Elysée par François Hollande, puis la victoire du Parti Socialiste aux élections législatives, on peut, avec toute la prudence nécessaire considérant le peu de temps écoulé depuis ces évènements, dresser un premier bilan des débuts du quinquennat du septième président de la Ve République. Si on considère l'importance des polémiques provoquées et des erreurs commises par Nicolas Sarkozy à l'aube de son mandat, on peut tracer les grandes lignes de l'exercice du pouvoir socialiste, avec toute la vigilance qui s'impose dans les prédictions politiques.

Comme toujours, nous effectuerons cet exercice sans esprit partisan et sans dogmatisme, jugeant sur pièces et dans le seul intérêt de la Nation.

Et, pendant ce temps, à Droite ...

Logotype de l'UMP

Les ambitions s'activent et se précisent en vue du congrès de l'Union pour un Mouvement Populaire qui doit se tenir les 18 et 25 novembre prochains. Candidat déclaré depuis le 30 juin, François Fillon a été rejoint par Jean-François Copé dimanche dernier, quand bien même ce dernier fait en réalité campagne depuis bien plus longtemps.

A côté des deux principaux favoris, quelques candidatures tentent d'exister, non sans difficultés : ainsi du très sarkozyste Christian Estrosi, du chiraquien Bruno Le Maire ou encore de l'ancienne porte-parole du président sorti, Nathalie Kosciusco-Morizet. La première et principale difficulté pour ces "petits candidats" est de dépasser le stade de la candidature putative en rassemblant les parrainages nécessaires ; réponse le 18 septembre.

Que penser de ce duel des chefs d'une Droite défaite ? Que penser des principaux concurrents ? Dans la situation actuelle, le président François Hollande ne parvenant pas à convaincre massivement, la Droite a un devoir d'alternative. Davantage habitués à la plus basse des politiques politiciennes, y parviendront ils ?

15 août 2012

Anniversaire de Napoléon le Grand : "Renouveau Bonapartiste" quitte l'Union Bonapartiste et condamne l'inquiétant programme de France Bonapartiste


Napoléon Bonaparte franchissant le col du Grand-Saint-Bernard

En ce jour anniversaire de la naissance de Napoléon Ier, inspirateur de notre mouvement, qui fut celui de la fête nationale sous le règne de son neveu, Napoléon III, fondateur du bonapartisme, Renouveau Bonapartiste officialise sa décision de quitter l'Union Bonapartiste. Cette décision s'inscrit dans une puissante exigence de fidélité à l'idéal bonapartiste et aux convictions humanistes qui le fondent, souhaitant être ainsi au plus près de la tradition inaugurée par nos Empereurs.

3 août 2012

Les vacances de Renouveau Bonapartiste

Renouveau Bonapartiste suspend ses activités et vous donne rendez-vous le 28 août. Merci aux lecteurs de ce blog, de plus en plus nombreux au fil des semaines et des mois.  Ensemble, nous ferons avancer la cause d'un bonapartisme radicalement rénové, de nouveau ancré dans les réalités contemporaines et prêt à défendre toutes les souverainetés françaises contre les menaces grandissantes qui se profilent à l'horizon.

Durant ce mois d'août, découvrez (ou redécouvrez) six articles fondamentaux du bonapartisme rénové parmi les quarante publications du blog :
L'Appel du 5 mai pour des Assises de la Rénovation ;
Une définition du bonapartisme alliant précision et concision ;
Une profession de foi néo-bonapartiste ;
- Un des articles les plus populaires, les Dix Commandements du bonapartisme rénové ;
Une introduction au bonapartisme dynastique ;
La présentation de la famille impériale.

Et, surtout, n'oubliez pas de fêter dignement, le 15 août prochain, le 243e anniversaire de la naissance de l'Empereur Napoléon Bonaparte.

Bonnes vacances à tous.
A bientôt.

2 août 2012

Qu'est-ce que le bonapartisme ? Essai de définition.

Napoléon, roi d'Italie par Andréa Appiani

Les bonapartistes authentiques le répètent avec passion : non, que diable, le bonapartisme n'est pas ceci, il n'est pas cela ! Il n'est pas une idéologie ni un courant autoritaire de la Droite française, pas plus qu'une nostalgie réactionnaire ou encore une officine folklorique d'une extrême-droite radicale et agressive.

Qu'est-ce que le bonapartisme ?

Eloignés des caricatures et des populismes, dans une démarche de précision et de clarté comme de sincérité, dressons en quelques lignes un portrait concis du bonapartisme, une synthèse efficace à destination des vieux combattants de la Cause comme des néophytes ou des simples curieux.

1 août 2012

Cette islamophobie qui salit notre Nation

L'acte odieux et inqualifiable perpétré ce matin à l'entrée de la mosquée Salam de Montauban est un fait divers répugnant qui doit nous rappeler qu'il y a dans notre pays des forces vraiment étrangères à toutes les valeurs françaises et qu'il faut combattre de toutes nos forces : les islamophobes.

Plus que jamais, l'heure est à trouver le chemin de la réconciliation entre la France et l'Islam, une voie de respect mutuel et d'enrichissement réciproque indispensable pour (re)construire, demain, une Grande Nation fondée sur l'humanisme, les Droits de l'Homme, le respect et la protection de chaque souveraineté individuelle. 

25 juillet 2012

Introduction au bonapartisme dynastique : une France impériale pour une France souveraine, une et indivisible

Couronne de l'Impératrice Eugénie

La question dynastique est sans doute le sujet le plus épineux, le problème le plus complexe, que les bonapartistes aient à traiter : être bonapartiste signifie-t-il désirer le rétablissement institutionnel de l'Empire ou devons-nous préférer une forme de République consulaire moderne ? Pour répondre à cette question, il faut répondre à d'autres : quels principes doivent présider aux visions institutionnelles du bonapartisme ? Quels sont nos héritages ? Quelle est notre vision de la charge de chef de l'Etat ? Quelles institutions pour quelle France ? Nous tracerons dans cet article les pistes pro-dynastiques afin de faire avancer la rénovation du bonapartisme dans le sens de l'audace et du courage, dans le sens d'un bonapartisme dynastique, démocratique, social et populaire réconciliant l'unité de la Nation et la diversité du Peuple.

8 juillet 2012

Renforcer l'amitié franco-allemande sans exclure les autres axes européens

Le Président français et le Chancelier allemand le 22 septembre 1984 à Verdun.

L'Europe, et d'autant plus l'Europe technocratique de l'antidémocratique traité de Lisbonne, est une bête complexe. Vingt-sept Etats aux différences fortes forment cette union aux structures incompréhensibles pour la plupart d'entre nous et aux alliances savamment dosées. Son coeur est l'association entre les deux adversaires dont les rivalités firent trembler par deux fois la paix mondiale en un demi-siècle : la France et l'Allemagne.

Aujourd'hui, 8 juillet 2012, cinquante ans après le président De Gaulle et le chancelier Adenauer, le président Hollande et la chancelière Merkel sont venus, à Reims, fêter l'amitié franco-allemande. Une amitié qu'il faut cultiver et entretenir à tout prix sans en faire un rapport exclusif qui menacerait l'équilibre de la construction européenne et la place de la France dans le concert des Nations du continent.

5 juillet 2012

Napoléon III et l'Algérie : un bonapartisme progressiste au service des souverainetés

Le Prince-Président recevant l'émir Abd-el-Kader au palais de Saint-Cloud, le 30 octobre 1852 

Il y a cinquante ans, le 5 juillet 1962, l'Algérie française laissait place à l'Algérie algérienne suite à un processus initié par le général de Gaulle, dernier grand homme de notre Nation, qui avait su voir où résidait l'intérêt national, des français comme des algériens. Ardents partisans du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, les bonapartistes ne peuvent que se joindre aux algériens dans la joie de cette commémoration.

Pour nous, ce jour est aussi l'occasion de rappeler la politique algérienne de Napoléon III dont l'exposé a deux vertus : balayer les caricatures toujours véhiculées sur l'Empereur et ainsi réhabiliter son progressisme visionnaire, et montrer que le bonapartisme aurait pu réussir là où la IIIe République a gravement échoué.

2 juillet 2012

François Bayrou est mort, vive François Bayrou : éloge critique du leader centriste

François Bayrou en meeting à Marseille le 15 avril 2012

L'homme a toujours cru en son étoile et en sa destinée à devenir un jour Président de la République ; aujourd'hui, les commentateurs sont unanimes pour décrire son année électorale comme une débâcle. Après un début de campagne prometteur, il finit cinquième de l'élection présidentielle avec 9,13% des voix (- 9,44% par rapport à 2007). Aux élections législatives, il perd son propre siège de député et l'étiquette "Centre pour la France" ne rassemble que 1,77% des voix (- 5,84% par rapport aux résultats du MoDem en 2007).

Après une retentissante troisième place il y a cinq ans, François Bayrou semble avoir dilapidé son capital politique durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy ; la fin de sa carrière politique (du moins de ses ambitions) s'explique par de nombreuses erreurs stratégiques. Des erreurs qui doivent nous faire d'autant plus réfléchir qu'elles sont celles d'un homme hautement respectable qui voulait principalement s'affranchir des clivages et des dogmes pour ne servir d'autre clan que la France dans son ensemble.

Le centrisme de François Bayrou était une alternative séduisante mais fragile. Tirons les leçons de son échec pour construire une alternative transpartisane solide et audacieuse, ambition du bonapartisme et du souverainisme.

26 juin 2012

Halte à la désinformation, le cumul des pouvoirs n'est pas une première

Ces temps-ci, on entend à loisir les éléments de langage de la Droite défaite, successivement à la Présidentielle et aux Législatives, qui s'émeut du fait que le Parti Socialiste détienne l'ensemble des pouvoirs : Présidence, Assemblée, Sénat, Collectivités locales, etc. Une émotion bien hypocrite quand on considère la réalité des faits.

Evidemment, la coloration monochrome des pouvoirs n'abolit pas leur séparation, chère à Montesquieu. Mais, surtout, l'affirmation relayée par les organismes et les militants de Droite est un mensonge vis-à-vis de l'Histoire récente de notre Nation.

Pour la première fois en France, la Gauche, et le Parti Socialiste notamment, détient l'ensemble des leviers politiques de la République. Ceci est vrai, jamais auparavant ce ne fut le cas, mais il est faux, et gravement malhonnête, d'affirmer qu'il s'agit là d'une menace. Surtout venant des rangs de la Droite. Petite rétrospective historique.

20 juin 2012

La Famille impériale de France


La famille impériale réunie pour le mariage de S.A.I. le prince Jérôme avec S.A.R la princesse Catherine de Wurtemberg

Tous les membres de la Maison impériale de France ont pour origine commune le mariage de Charles-Marie Bonaparte et Maria Letizia Ramolino. Ils se répartissent en deux catégories distinctes, établies par le statut de 1806 et reprises par celui de 1853 :

  • d'un côté, la famille impériale, composée des princes français appelés à la succession dynastique, ainsi que de leurs épouses et de leurs filles, et qui nous intéressera ici (vous retrouverez la composition actuelle très précise de la Famille impériale à la fin de cet article) ;
  • de l'autre côté, la famille civile, composée de personnes non dynastes, descendants de Lucien, Elisa, Pauline et Caroline Bonaparte.
Des quatre branches de la famille civile ne subsiste plus aujourd'hui que la branche issue de Caroline, autrement dit la famille Murat, qui, cependant, a atteint, selon les termes de l'article 3 du statut de 1806, le dernier degré d'appartenance à la Maison impériale (cinquième degré inclusivement). Cette appartenance n'est qu'une affiliation secondaire pour une famille investie des dignités royales de l'ancien royaume de Naples dont le maréchal Murat fut souverain de 1808 à 1815.

En ce qui concerne la famille impériale, elle se divise elle aussi en quatre branches, qui, selon l'ordre de succession, se distribuent ainsi :
  • la branche de l'empereur Napoléon (né en 1769, mort en 1821) ;
  • la branche du roi Joseph (né en 1768, mort en 1844) ;
  • la branche du roi Louis (né en 1778, mort en 1846) ;
  • la branche du roi Jérôme (né en 1784, mort en 1860).

18 juin 2012

Quelques leçons à tirer des élections législatives


Le bonapartisme est, dit-on, un courant politique antiparlementaire. Nous le sommes si le parlementarisme doit demeurer à jamais figé dans la forme indigne qu'il a pris sous la IIIe ou la IVe République, et dont certains espèrent le retour sous une VIe République ; si le parlementarisme c'est la division de la Nation, la toute-puissance accordée aux partis, les manipulations en coulisse, l'instabilité ministérielle et une vision arithmétique de la politique déconnectée des réalités du peuple, oui, nous sommes antiparlementaires.

En réalité, nous, bonapartistes, sommes "alter-parlementaires" : nous défendons la démocratie et, en toute logique, l'expression parlementaire de la diversité des courants d'opinion ancrés dans le peuple. Mais nous sommes en profond désaccord avec les différentes expressions institutionnalisées de cette diversité ; bien sûr, nous le sommes farouchement avec l'expression "IIIe République", mais, si on se penche sur les législatives de 2012, on se rend compte que nous le sommes également avec l'expression "Ve République".

Le bonapartisme, assurant sa mission d'audace politique et d'initiative citoyenne, doit bâtir une alternative parlementaire qui assure le respect de toutes les opinions, l'efficacité politique et l'investissement citoyen.

Tirons les leçons d'un système de représentativité à bout de souffle. Avant qu'il ne soit trop tard.

9 juin 2012

Légalisation du canabis : un acte irresponsable, preuve supplémentaire de l'impuissance politique

Tout comme M. Jean-Louis Borloo lors des élections législatives de juin 2007, qui avait amené dans la campagne la controversée TVA sociale, la ministre du Logement et de l'égalité des Territoires, Mme Cécile Duflot, a fait entrer dans le débat le sujet épineux, notamment pour une certaine Gauche, de la légalisation du canabis.

Un sujet complexe et trop souvent caricaturé sur lequel, nous, bonapartistes modernes, tenant du progrès comme de la cohésion morale de la Nation, avons le devoir d'exprimer une position claire : n'abdiquons pas et combattons cet acte irresponsable inspiré par une logique bien-pensante qui n'est qu'un mouvement réactionnaire et rétrograde dissimulé sous le costume d'un progressisme angélique.

1 juin 2012

Anniversaire de la mort du Prince Impérial

Essai de pièce de monnaie à l'effigie de Napoléon IV (1874)

Après quelques semaines d'absence imposée par quelques nécessités de l'agenda, Renouveau Bonapartiste reprend son activité ; dans les prochains jours, nous suivrons ainsi les premiers pas du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ou encore le déroulement des élections législatives, mais il s'agira aussi d'esquisser quelques réflexions sur ce qui définit le bonapartisme lui-même (la question dynastique notamment).

Mais avant cela, en ce jour, il est nécessaire d'avoir une pensée pour le dernier Prince impérial de France, mort il y a 133 ans, le 1er juin 1879 : Son Altesse impériale le prince Napoléon Eugène (Louis Jean Joseph Bonaparte), de jure Napoléon IV.

9 mai 2012

Suivez-nous sur Facebook


Il est désormais possible de suivre et de soutenir Renouveau Bonapartiste sur le réseau social Facebook : c'est ici.

7 mai 2012

La France a un nouveau président

Le 6 mai 2012 demeurera une date historique pour la France ; qu'on soit du côté des vaincus ou des vainqueurs, le fait est indéniable. La France, hier, a élu son vingt-quatrième président de la République, celui-ci venant ajouter son nom à une liste inaugurée par Louis-Napoléon Bonaparte le 20 décembre 1848 (élu dix jours auparavant avec 74,33% des voix).

Le nouveau président de la République française est François Hollande.


Nous lui adressons tous, sans exception possible, nos salutations républicaines et nos félicitations démocratiques. Il sera, dès le jour de son investiture, le président de tous les français. Cette clause juridique et symbolique ne peut évidemment se suffire à elle-même ; cette dimension de la fonction présidentielle doit s'ancrer dans une réalité profonde, celle de la réconciliation des français. La Nation, échauffée par une campagne présidentielle souvent venimeuse, doit être apaisée et rassemblée. Ce sera la première et principale mission du nouveau chef de l'Etat.

Nous avons tous vu avec effroi certaines images de la "fête de la Bastille" : drapeaux tricolores minoritaires, nombreux drapeaux étrangers, drapeaux partisans (PCF, PS, Parti de Gauche, etc.). Sur la noble colonne, on pouvait même apercevoir un drapeau rouge uni. La foule, à ce moment là, scandant des "Sarkozy c'est fini !", ne fêtait pas la France, ni la République, mais la Gauche ... Une fête partisane indigne de l'espoir humaniste porté par François Hollande. Dans son premier discours, le président nouvellement élu citant le président sortant, la foule osa huer le nom honni, et, pire encore, aller jusqu'à huer l'évocation des citoyens ayant apporté leurs voix au parti adverse. Huer la moitié du peuple auquel on appartient : honte !

Quelle image misérable d'une Nation éclatée en camps politiques se haïssant. Espérons que François Hollande calmera les réflexes médiocres de son pseudo-peuple de Gauche pour se hisser à la hauteur d'un président de la Grande Nation que nous formons par le rassemblement unanime des français. Si jamais le vingt-quatrième président de la République trahissait cette nécessité, s'il transformait cette victoire de l'espoir en victoire du PS ou de la Gauche, succombant au sectarisme partisan, alors il faudrait être intraitable et le combattre sans jamais fatiguer.

Vigilance, exigence : fêtons l'espoir mais ne baissons pas la garde.
Que les bonapartistes deviennent les gardiens de la Nation, une et indivisible.

"Renouveau Bonapartiste", organisation membre de l'Union Bonapartiste

Hier, 6 mai 2012, après consultation du Conseil Bonapartiste, organe dirigeant de l'Union Bonapartiste, fondée il y a quatre jours, l'adhésion Renouveau Bonapartiste comme organisation membre de la confédération a été acceptée.


Cette bonne nouvelle ne change en rien la nature de Renouveau Bonapartiste qui demeure pour le moment un blog indépendant d'opinions, d'analyses et de propositions. Il n'est pas davantage question aujourd'hui de le transformer en association ou organisation à but politique ou militant. Adhérent à Renouveau Bonapartiste implicitement tous ceux qui se retrouvent dans les idées avancées ici, la principale action "militante" reposant dans la diffusion des articles du blog, et principalement de l'appel du 5 mai.

L'unique et principal but de Renouveau Bonapartiste demeure l'organisation d'Assises de la Rénovation du Bonapartisme qui permettront un rassemblement d'Hommes et d'idées autour d'un projet intellectuel de reprise en main de ce qui définit le bonapartisme. Rénové collégialement, démocratiquement, et dans un esprit d'échange et de partage, le bonapartisme ne sera que plus fort.

P.S. : considérant l'inadéquation des ambitions de Rénovation et la dérive droitière de France Bonapartiste, nous avons quitté l'Union Bonapartiste le 15 août 2012. Nos raisons sont développés dans cette tribune.

6 mai 2012

L'élection présidentielle : un danger pour l'unité de la Nation


Aujourd'hui, la France vote. Le premier tour de l'élection lui a laissé le choix entre les deux nominés des deux principaux partis : François Hollande, candidat du mammouth PS, ou Nicolas Sarkozy, candidat du léviathan UMP. 

Au premier tour, les français choisissent ; au second tour, ils éliminent. Le 22 avril, 55,81% des français avaient exprimé le souhait de voir élire l'un ou l'autre des candidats encore en lice pour la magistrature suprême. Ceci signifie que 44,19% des français ont exprimé, au premier tour, un soutien à un autre candidat. Ceux-ci ne peuvent aujourd'hui que voter à défaut de mieux. Les amoureux des mathématiques avanceront qu'on ne peut contenter tout le monde, et que la majorité numérique avait appuyé dès le 22 avril les deux candidats "de gouvernement" (quelle infâme expression). Certes, mais ceux qui avancent de tels arguments ne sont pas bonapartistes, car nous aimons, nous, et la démocratie et l'unité de la Nation.

Ce soir, la moitié du peuple sera victorieux, l'autre vaincu ; et la moitié fêtera même bruyamment sa victoire sur l'autre. Rue de Solférino (pour F. Hollande) ou Maison de la Mutualité (pour N. Sarkozy), une foule compacte sautera de joie, l'autre devra affronter la déception. 

De telles scènes grandissent-elles une Nation ?
Assurément non, l'élection présidentielle est une grave menace pour l'unité de la Nation et une vision apaisée de la Démocratie. Certains s'étonneront : un bonapartiste qui s'oppose à l'élection présidentielle ? Il ne s'agit en aucun cas d'une incohérence ; le bonapartisme doit inventer de nouveaux outils, et notamment être audacieux dans la conception d'institutions qui permettront et l'unité nationale et l'apaisement démocratique.

5 mai 2012

Appel du 5 mai : bonapartisme, le rassemblement dans la rénovation


Vite, la Rénovation du Bonapartisme
Pour un nouveau rassemblement bonapartiste
Pour la refondation du souverainisme
Pour des Assises de la Rénovation

  • Face à la disparition totale du bonapartisme de la vie politique française, réduit à un groupuscule marginal et folklorique de la Droite conservatrice et nationale ;
  • Face aux amalgames insultants et toujours répétés qui font du bonapartisme une officine de la Droite autoritaire trop souvent reliée au nationalisme le plus abject , et sans que cela puisse être justifiée historiquement, politiquement ou intellectuellement ;
  • Face à l'ancrage contre-nature du souverainisme français dans la Droite radicale, et cela depuis le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, et aujourd'hui encore à travers Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan ;
  • Face à la récupération du discours souverainiste par les nouveaux populismes et les extrémismes, que ce soit par Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ;
  • Face au danger mortel de voir l'âme humaniste et fraternelle du souverainisme se dissoudre dans une alliance injustifiable et indigne avec le Front National ;
  • Face aux illusions dans lesquelles certains souverainistes authentiques et patriotes sincères tombent en donnant leur voix à l'extrême-gauche ou à l'extrême-droite ;

Nous, bonapartistes, devons assumer la mission historique qui est la nôtre de par l'idée même que nous nous faisons de la France et des lourds devoirs que son service sincère implique.

3 mai 2012

"Entre deux maux, il faut choisir le moindre." (Aristote)

Les deux candidats du second tour de l'élection présidentielle
Voici la campagne pour l'élection présidentielle (enfin) achevée. Plusieurs mois de polémiques inutiles, de manoeuvres partisanes, de lieutenants obéissants, d'éléments de langage répétés sur tous les médias, de faux suspenses, de mensonges, de thèmes importants éludés, de thèmes inutiles débattus à l'envie. Dans 72h, nous serons le 6 mai 2012, une date tant attendue, une date tant espérée : tant d'espoirs passés pour de désillusions présentes.

Qui choisir ? Quel bulletin glisser dans l'urne dimanche prochain ? Au lendemain du débat de l'entre-deux-tours, ce choix est cornélien. Le débat auquel nous avons assisté pour la plupart n'a pas été d'une grande aide dans ce choix ; il nous a montré le duel entre deux candidats à la présidence du gouvernement et non à la présidence de la République.

Entre François Hollande proposant un pseudo-rassemblement autour d'un programme mou, ne disposant pas du charisme et de la stature nécessaire pour l'incarnation nationale à laquelle il est candidat, et Nicolas Sarkozy ayant prouvé sa capacité à égratigner et l'image et l'âme de la France, n'hésitant pas à faire siennes les propositions et les caricatures du Front National, il est difficile pour les bonapartistes de faire un choix ...

Nicolas Sarkozy part avec un très lourd handicap : il a menti durant son quinquennat, il a insulté l'âme de la France, bafoué ses fondements humanistes, il a mené des stratégies électoralistes et bassement politiciennes qui dégradent l'image de la politique française.

Renouveau Bonapartiste prend donc position et appelle les bonapartistes à ne pas voter Nicolas Sarkozy : l'âme et la grandeur de la France ne survivrait pas à un nouveau quinquennat sarkozyste. Nous ne sommes pas pour autant convaincus, loin de là, que notre Nation sortirait grandie d'un quinquennat socialiste ... Loin d'être convaincus.

Il s'agira donc de s'abstenir, de voter blanc ou, au pire, de voter contre Nicolas Sarkozy.


Bon vote à tous.

Il y a quinze ans, le prince Jean-Christophe Napoléon devenait chef de famille

Il y a quinze ans, le 3 mai 1997 disparaissait le prince Louis Napoléon (1914 - 1997), mieux connu sous son titre de prince Napoléon, dont il avait hérité à la mort de son père, le prince Victor Napoléon (1862 - 1926), et qu'il avait porté soixante-et-onze années durant.
Si l'Empire avait été maintenu et le prince Louis été couronné empereur des Français, il aurait eu le deuxième plus long règne de l'Histoire de France (derrière Louis XIV et ses soixante-douze années sur le trône).

Son Altesse impériale le prince Napoléon
(c) Institut Napoléonien Mexique-France

Aujourd'hui, et selon les volontés du précédent prince Napoléon, le chef de la Maison impériale de France est son petit-fils, le prince Jean-Christophe, prince Napoléon. Nous fêtons, en ce 3 mai, sa quinzième année passée à la tête de la famille Bonaparte.

Nous ne trancherons pas ici le débat, complexe et difficile, entre les bonapartistes partisans de l'option républicaine et ceux partisans de l'option dynastique, mais il nous apparaissait indispensable aujourd'hui de rendre hommage à l'héritier de nos Empereurs, notamment en rappelant quelques éléments relatifs à sa biographie mais aussi à l'Histoire, parfois mouvementée, de la famille Bonaparte exilée.

2 mai 2012

Union Bonapartiste


Aujourd'hui, 2 mai 2012, la fondation de l'Union Bonapartiste a été rendue publique par les quatre organismes constituants : France Bonapartiste, le Mouvement des Jeunes Bonapartistes, la Ligue Bonapartiste, et la Nouvelle Société du 10-Décembre

Renouveau Bonapartiste exprime dès aujourd'hui le désir de rejoindre cette nouvelle organisation afin d'y porter ses ambitions et d'y préparer son avenir.

1 mai 2012

Honte aux diviseurs

Foule lors du 1er mai 1910

Aujourd'hui, premier jour du doux mois de mai, nous assistons à un grand spectacle de ridicule politique qui ne grandit pas une campagne de second tour nous ayant déjà prouvé toute la bassesse de notre caste politicienne. Nation française, combien de divisions ? Beaucoup trop ; en ce jour, notre Nation montre un visage de division et de fragmentation, honteusement instrumentalisée par des politiciens qui construisent leur pouvoir d'aujourd'hui sur la guerre civile de demain.

29 avril 2012

Les dix Commandements du bonapartisme rénové

Napoléon par Jean-Baptiste Mauzaisse

Dans la difficile mission qui nous appartient de rénover le bonapartisme (comme exposée ici) afin d'en faire l'avant-garde souverainiste d'une France libérée à tout les niveaux, il est essentiel de définir, autour de l'idée napoléonienne placée au coeur de nos convictions, plusieurs grands axes essentiels qui puissent constituer l'armature d'une rénovation solide du bonapartisme.

23 avril 2012

Premier tour : quelques vérités à rétablir, quelques enseignements à tirer, et un bonapartisme à rénover





Le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé hier, 22 avril, et les résultats définitifs ont été proclamés aujourd'hui par le Conseil constitutionnel : François Hollande (28,63%) arrive en tête, coiffant de peu Nicolas Sarkozy (27,18%), premier président sortant à arriver en seconde position ; derrière le duo qui disputera le second tour se tiennent Marine Le Pen (17,90%), Jean-Luc Mélenchon (11,11%) et François Bayrou (9,13%). Enfin, les "petits candidats" ferment la marche : Eva Joly (2,31%), Nicolas Dupont-Aignan (1,79%), Philippe Poutou (1,15%), Nathalie Arthaud (0,56%) et Jacques Cheminade (0,25%) qui recule de trois centièmes par rapport à 1995 ...

Toute la presse nationale et même internationale commente l'évènement dans tout les sens, et c'est à la fois légitime et nécessaire. Je me permets ici cependant de corriger quelques informations sur la base simple et efficace des faits historiques, ainsi que de dresser les principaux enseignements qu'il faut tirer, pour nous français mais aussi, et surtout, pour nous bonapartistes, dont le devoir, dès aujourd'hui, est de reprendre le flambeau souverainiste pour lui rendre l'éclat qu'il a perdu.

16 avril 2012

Les staliniens du Front de Gauche

Drapeau de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS)
Habité par l'esprit d'équité républicaine, et en cela autant adversaire des extrêmes de Droite comme des extrêmes de Gauche, je suis révolté par la "bienveillance" avec laquelle les médias et nombre de nos compatriotes considèrent le Front de Gauche, comme si un extrémiste de Gauche était plus fréquentable qu'un extrémiste de Droite.

En plus de défendre des programmes économiques ubuesques, ou une vision dépassée de la société, assumant de la fonder dans la discrimination sociale, l'extrême-gauche contient en son sein des éléments issus d'une tradition politique dangereuse : le stalinisme. Et, comme on nous noie sous les reportages (légitimes !) qui nous montrent les éléments pétainistes et antisémites du Front National, afin de respecter un minimum l'équité de traitement des extrêmes, je vais m'attacher à vous présenter les éléments staliniens du Front de Gauche.

13 avril 2012

Dupont-Aignan tombe les masques

Ce soir, en regardant le Grand journal de Canal+, j'ai été particulièrement choqué par la sortie bassement populiste du candidat de Debout la République, pourtant plutôt talentueux en temps normal ; un choc d'autant plus grand qu'il s'ajoute aux nombreuses déceptions que la candidature de Nicolas Dupont-Aignan accumule ces dernières semaines. Vous pouvez visionner la séquence ici.

Vers le naufrage électoral.
A mes yeux, ce soir, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son vrai visage : un candidat caricatural au populisme ridicule, davantage fossoyeur que leader du souverainisme que nous aimons.

EVENEMENT : après le grand oral, le bulletin de notes des candidats


Mercredi et Jeudi soirs, France 2 a proposé une émission spéciale consacrée à l'élection présidentielle ; en remplacement du débat initialement désiré par de nombreux candidats, on a vu les dix prétendants se succéder pour seize minutes et trente quatre secondes de temps de parole chacun. Ces prestations ont été décrites par la presse comme "le grand oral des présidentielles". En conséquence, comme dans tout les oraux, maintenant que l'examen est achevé, il est temps de rendre les notes à chaque élève ! Voici donc les notes et les commentaires attribués à chaque candidat à l'élection présidentielle ; ils sont classés dans l'ordre croissant des notations.
NB : les notes et commentaires attribués ne portent pas sur les programmes globaux des candidats ou sur l'ensemble de la campagne mais strictement sur les prestations des candidats lors de cette émission spéciale.

1 avril 2012

En 2012, quel candidat pour les bonapartistes ? (2/2)


Nicolas Dupont-Aignan, candidat bonapartiste ?

Dans le précédent article, nous avions mis de côté successivement tout les candidats à la présidentielle, tous éloignés à l'extrême des idéaux bonapartistes. Cette constatation est révélatrice d'une élection présidentielle dont la principale caractéristique est de décevoir le peuple français. Cette course à l'Elysée est une surenchère de stratégies de communications stériles qui n'intéressent pas les français. Sur ce ring ridicule, quel candidat pour les bonapartistes ? Certains d'entre nous penchent pour un soutien à la candidature de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). Mais les bonapartistes ne devraient-ils pas préférer le vote blanc au vote Dupont-Aignan ? Après avoir lu son programme, voici mon analyse de sa candidature.

22 mars 2012

En 2012, quel candidat pour les bonapartistes ? (1/2)

Palais de l'Elysée
Lundi dernier, le Conseil constitutionnel a révélé le nom des dix candidats qualifiés pour participer à l'élection présidentielle. Selon l'ordre du tirage au sort opéré par le Conseil, il s'agit de :
- Eva Joly ;
- Marine Le Pen ;
- Nicolas Sarkozy ;
- Jean-Luc Mélenchon ;
- Philippe Poutou ;
- Nathalie Arthaud ;
- Jacques Cheminade ;
- François Bayrou ;
- Nicolas Dupont-Aignan ;
- François Hollande.

Pour nous autres, bonapartistes, orphelins de candidat depuis 1848, le choix d'un candidat n'est jamais facile tellement l'audace bonapartiste est peu présente chez nos politiques actuels. Mais la question est intéressante, et il est nécessaire de se la poser, surtout à un mois, aujourd'hui, jour pour jour, du premier tour de l'élection présidentielle : parmi ces dix candidats, lequel est le plus bonapartiste ?

25 février 2012

Du bon usage du référendum

"Tout pour le peuple et par le peuple"
Nous entendons beaucoup parler ces temps-ci, suite aux propositions du candidat Nicolas Sarkozy, de l'outil référendaire. Et, dans le même mouvement, cela n'est pas une surprise pour nous autres, nous voyons les médias et certains citoyens se ruer sur le vieux raccourci qui allie médiocrité historique et malhonnêteté intellectuelle : "Attention, bonapartisme : la démocratie en danger !".

Quelle réflexion médiocre. La proposition de Nicolas Sarkozy est très éloignée des conceptions bonapartistes. Alors, qu'est-ce qu'un référendum bonapartiste ?

20 février 2012

Repenser la campagne présidentielle



Pour une élection présidentielle libre et démocratique

Avec l'annonce de la candidature du président Nicolas Sarkozy, annoncée ce mercredi sur le plateau du JT de TF1 (quel beau symbole ...), l'orchestre qui nous interprétera la Marche présidentielle de 2012 semble être (enfin) au complet.

Quelques pistes (bonapartistes et démocratiques) pour ressusciter l'esprit authentique de cette élection, aujourd'hui trop largement instrumentalisée par les formations partisanes à des fins bassement politiciennes.

22 janvier 2012

La France doit rester en Afghanistan

La propension de nos hommes et femmes politiques, de nos dirigeants, à réagir rapidement à des actualités authentiquement dramatiques par des mesures destinées clairement à contenter une population choquée, de manière légitime, montre à quel point la classe politique de notre pays ne réfléchit plus qu'en termes d'impacts sur l'opinion et de gains électoraux. L'électoralisme a tué le courage politique.

L'actualité la plus récente nous en donne un exemple de choix. La mort de quatre de nos soldats en Afghanistan a soulevé une émotion certaine, entretenue par les réactions immédiates des candidats Sarkozy et Hollande appelant à un retrait anticipé des troupes. Cet évènement est bien entendu des plus regrettables. Mais doit-il entraîner, en conséquence, un retrait anticipé ?

9 janvier 2012

In memoriam Napoleon III

S.M. l'Empereur des Français
En ce jour du 9 janvier, il est absolument nécessaire d'avoir une pensée pour l'Empereur Napoléon III, sans aucun doute l'un des plus grands chefs d'Etat qui ait jamais eu la responsabilité de diriger la Nation française. Incontestablement en avance sur son temps, animé de grands idéaux et d'une foi humaniste profonde, l'Empereur n'a jamais cessé d'agir en serviteur zélé du peuple français auquel il est toujours resté fidèle. Homme de progrès social, homme de progrès diplomatique, homme de progrès économique, homme de progrès industriel, etc : Napoléon III est à la fois un homme de progrès et de traditions ; il est l'incarnation la plus exacte du bonapartisme, inspiré par l'action de son oncle, Napoléon Ier.

Tant qu'une place légitime ne lui aura pas été rendu dans nos manuels scolaires comme dans nos coeurs, l'Histoire de France demeurera incomplète. Après tant de haine instrumentalisée contre un homme qui avait l'amour du peuple et de la Nation ancré profondément dans son âme, le temps est venu que la France se réconcilie avec son dernier souverain : Napoléon III le Grand.

Vive l'Empereur.

5 janvier 2012

Cette politique de « sales mecs » qui salit la République

L'année 2012, année présidentielle, commence sous un ciel des plus tristes pour notre vie démocratique et républicaine : le ciel d'une polémique sans intérêt. Une polémique sans intérêt déclenchée par des « propos off » tenus par le candidat socialiste, François Hollande, lors d'un déjeuner avec des journalistes, où il aurait qualifié le président Nicolas Sarkozy de « sale mec ». Et les chiens de la majorité se sont aussitôt mis à hurler à l'unisson : une majorité présidentielle choquée, profondément selon son chef, Jean-François Copé, par des « propos inacceptables et inqualifiables » (Nadine Morano), exigeant des excuses publiques.

Une polémique dénuée de tout intérêt qui montre à quel niveau d'impuissance et de ridicule notre classe politique en est arrivé.

3 janvier 2012

La Légion d'Honneur déshonorée

L'Ordre national de la Légion d'Honneur est une institution française à laquelle les bonapartistes tiennent naturellement. C'est en effet le Premier consul Napoléon Bonaparte qui met en place cette nouvelle décoration en 1802, alliant, avec son génie en la matière, la tradition monarchique des ordres et les innovations républicaines  notamment à l'égard du mérite. La Légion d'Honneur demeure encore aujourd'hui la plus haute décoration qu'on puisse se voir attribuer en France, avec cinq modalités : trois grades (chevalier, officier, commandeur) et deux dignités (grand-officier et grand-croix). Officiellement, selon son code, elle est "la
 récompense
 de
 mérites 
éminents 
acquis
 au 
service 
de 
la
 nation 
soit 
à 
titre 
civil, 
soit 
sous 
les 
armes"



Quand on se penche rapidement sur les nominations de ce début d'année 2012, on peut s'interroger sur le respect de cette mission et sur la défense du prestige de l'ordre.