26 avril 2016

Rigueur et cohérence institutionnels : cessons d'attendre du Conseil Constitutionnel ce qu'il ne peut pas - et ne doit surtout pas - faire !

Fronton de l'entrée du Conseil au Palais-Royal

A l'époque - de triste mémoire ! - du pugilat sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, d'aucuns espéraient en vain que le Conseil Constitutionnel déclare invalide la loi qu'ils affrontaient. Aujourd'hui, avec la très discutable loi qui transforme l'égalité de traitement des candidatures présidentielles en une "équité" conséquemment inégalitaire, d'autres vitupèrent la même institution pour avoir validé ce texte, allant jusqu'à remettre en cause la sagesse de ceux qu'on appelle couramment "Sages".

Dans ces deux cas, c'est faire bien peu de cas de la connaissance rigoureuse de nos institutions. C'est toujours, dans tous les cas, ne pas bien comprendre ce qu'est le Conseil Constitutionnel et, surtout, dans une dérive hautement dangereuse, espérer de ce dernier qu'il devienne ce que le fondateur de la Ve République, brandi pour tout et par tous - et surtout pour rien et par n'importe qui -, ne voulait pas qu'il devienne : une autorité politique.

4 avril 2016

Quatre-vingt-dixième anniversaire de la Princesse Napoléon

S.A.I. la Princesse Napoléon

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née Alix de Foresta, fête aujourd'hui son quatre-vingt-dixième anniversaire. Issue d'une famille de vieille noblesse provençale aux fidélités légitimistes, rien ne la prédestinait à devenir une des figures les plus populaires et les plus appréciées de la Famille impériale de France.

Mariée le 15 août 1949 au Prince Napoléon, Louis Bonaparte, alors ultime membre masculin de la Famille impériale, elle est la mère et la grand-mère de tous les membres actuels de la famille Bonaparte. De son union avec l'héritier du trône impérial naquirent quatre enfants : le prince Charles et la princesse Catherine, nés en 1950, la princesse Laure, née en 1950, et le prince Jérôme, né en 1957. Par son fils aîné elle est la grand-mère de l'actuel prétendant au trône, le Prince Napoléon, Jean-Christophe Bonaparte, et de sa soeur, la princesse Caroline.

En épousant celui qui était déjà depuis 1926 le successeur de nos empereurs, elle devint impératrice de jure pour les fidèles de la grande famille qu'elle intégrait alors. Dotée de toutes les vertus de nos souveraines passées, elle aurait - à n'en pas douter - perpétué sur le trône impérial, si elle avait dû y monter aux côtés de son époux, le souvenir vivant et les gloires de nos impératrices.

A la mort du Prince Louis en 1997, elle devient - virtuellement - de par le divorce de son fils aîné, la Régente du jeune règne de son petit-fils. Si cette Régence n'aurait duré que jusqu'en 2004 si le Prince Jean-Christophe avait été réellement Empereur des Français, celle-ci, virtuelle mais pas moins essentielle, dure encore aujourd'hui, la Princesse Napoléon honorant de son haut-patronage toutes les cérémonies importantes du souvenir impérial.

Pour toute son oeuvre au service de la  Famille impériale, du souvenir des Napoléons passés et de la dignité de leur héritier dynastique, son petit-fils, Notre Prince, nous lui témoignons notre infinie reconnaissance et nous lui souhaitons un excellent anniversaire.
  
Au nom de tous les fidèles de la Cause impériale,
qui demeureront toujours de Votre Altesse impériale de fervents admirateurs,
nous vous adressons, Madame, mille mercis ! 

Vive la Princesse Napoléon !

16 mars 2016

Il y a cent-soixante ans naissait le Prince impérial

Prosper Charles Adrien d'Epinay, buste du Prince impérial
"Dieu a exaucé les voeux de la France et les prières de l'Eglise : ce matin, l'Impératrice a donné le jour à un Prince qui naît à la vie dans de tels temps, que l'auguste enfant sur lequel reposent les futures destinées de l'Empire est bien l'enfant de la Providence.

La joie de l'Empereur doit être immense et profonde ; car dans cette joie il y a le bonheur du Père qui se confond avec la satisfaction du Souverain, si bien qu'en se réjouissant pour lui il se réjouit encore pour la France.

Cette joie, nous la comprenons et nous la ressentons ; et, avec nous, la Nation, toute entière, la comprendra et la ressentira dans tout ce qu'elle a de grave, de religieux et de solennel par les pensées sérieuses, les grandes espérances et les intérêts élevés qui se rattachent à l'heureuse naissance du Prince impérial."
C'est ainsi que le journal Le Constitutionnel commence son éditorial du 17 mars 1856 annonçant à ses lecteurs la naissance, la veille, de l'héritier du trône impérial, bientôt baptisé Napoléon Eugène Louis Jean Joseph (Napoléon naturellement, Eugène pour sa mère, Louis pour son père, Jean pour son parrain (le pape Pie IX, né Giovanni Ferretti), Joseph pour sa marraine (la reine Joséphine de Suède, fille d'Eugène de Beauharnais)).

Devant l'Histoire, c'est par son titre que demeurera cet homme sublime et tragique : le Prince impérial. Comme son prédécesseur, le Roi de Rome, et incontestablement plus encore que ce lointain cousin, il incarna l'espoir et l'âme de la France fidèle à la dynastie impériale. Sous son "règne" fictif, celui que d'aucuns aurait voulu pouvoir acclamer dans les rues de Paris du titre magnifique de Napoléon IV s'affirma comme le gardien d'un parti dont les intérêts devaient être ceux de la France toute entière et dont les principes, généreux et patriotiques, hérités du règne de son père, ne devaient pas se laisser altérés par un conservatisme autoritaire ou, plus contre-nature encore, par un repli partisan et identitaire.

16 janvier 2016

Deux mois de silence et de réflexions

Mémorial de la Place de la République
Le dernier article publié par Renouveau Bonapartiste l'a été il y a très exactement deux mois, le 16 novembre 2015. Depuis lors, le blog apparaît comme figé sur cette image d'une Tour Eiffel plongée dans les ténèbres, précédant le magnifique et vibrant poème de Louis Aragon dédié à Paris.

Comme annoncé sur la page Facebook du blog, le silence a fait suite aux attentats du 13-Novembre et j'ai voulu qu'il dure un temps certain afin que celui-ci puisse être utile. Ce temps de silence est un temps symbolique et pratique.

16 novembre 2015

Pour les victimes, pour Paris, pour la France


Paris
Louis Aragon (1944) 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris


Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai


Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

14 novembre 2015

Une Nation en deuil


Ce 13 novembre 2015, la France a de nouveau été prise pour cible. Notre Nation traverse dans l'effroi la pire attaque terroriste de son Histoire.

A l'heure où nous écrivons, le bilan fait état de 120 morts. Chiffre effroyable, terrifiant, sidérant, barbare.

Si notre pays est la cible de telles attaques, c'est parce que la France n'est pas qu'une simple entité étatique et administrative. La France est un idéal, façonné par l'Histoire ; un souffle de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui inspire le monde tout entier depuis deux siècles.

La France n'est pas qu'une Nation, la France est un Rêve. Et tous les cauchemars de la Terre ne pourront jamais l'étouffer.

Soyons solidaires et unis, dans la douleur. Soyons présents pour les familles frappées ce soir par les pertes les plus affreuses.

Oublions nos querelles inutiles et nos divisions anecdotiques pour défendre ce que nous sommes et ce que nous ne cesserons jamais d'être.

Tout au long de son Histoire, attaquée de mille façons, la France n'a jamais plié. Elle ne pliera jamais.

Prions pour les victimes et leurs familles endeuillées, et n'oublions jamais qui nous sommes.

Nous sommes Charlie.
Nous sommes Paris.
Nous sommes la France.

10 novembre 2015

Il y a 45 ans, la France apprenait la disparition du Général de Gaulle


"Françaises, français, le Général de Gaulle est mort ; la France est veuve." Ce sont par ces mots que le Président de la République, Georges Pompidou, annonça le 10 novembre 1970 à la Nation, avec toute la solennité dont ce grand littéraire savait faire preuve, la disparition de son prédécesseur, Charles de Gaulle, survenue la veille.

Né le 22 novembre 1890, le premier président de la Ve République disparait à quelques semaines de son quatre-vingtième anniversaire, le 9 novembre 1970, emporté par une rupture d'anévrisme à l'heure du dîner, dans sa propriété de la Boiserie, à Colombey-les-Deux-Eglises. Laissant, comme l'affirmera son successeur à la tête de l'Etat, deux veuves : Mme de Gaulle et la France. L'homme du 18 juin avait quitté le pouvoir depuis un an et demi, au lendemain de l'échec du référendum du 27 avril 1969.

Le Président Pompidou achève son hommage par cette phrase de facture proprement sublime : "Promettons à la France de n'être pas indignes des leçons qui nous ont été dispensées et que, dans l'âme nationale, De Gaulle vive éternellement !" Si ce lyrisme hautement nourri de la conscience de l'Histoire a malheureusement disparu de notre vie politique, en est-il de même de l'héritage du Général de Gaulle ? La promesse de Georges Pompidou a-t-elle été tenue ?

Alors que tout le monde - mais surtout n'importe qui - se revendique aujourd'hui de la pensée du Général de Gaulle, qu'est-ce que cet héritage gaullien qui semble faire l'unanimité ? Si le peuple français garde à son dernier grand homme toute son affection et sa fidélité, en est-il de même de tous ces politiques qui en appellent aux mânes de l'homme de Colombey ?

En ce jour, alors qu'hier les bonapartistes de Renouveau Bonapartiste et les gaullistes de l'Union du Peuple Français affichaient publiquement leur désir de collaborer à l'enrichissement de leurs pensées respectives, voyons ce qu'il reste du gaullisme et du Général de Gaulle dans la France de 2015.

9 novembre 2015

Convergences & Indépendance : nouveau partenariat entre gaullistes et bonapartistes


Depuis plusieurs années, la France perd repères et valeurs. Des gouvernements de rencontre se sont succédés sans jamais être à la hauteur des défis contemporains, et notre cher et vieux pays se porte mal.

Ravages du chômage toujours présents dans notre tissu social, déficit public toujours aussi lourd à porter, illisibilité des politiques fiscales, économie en berne, sens de l'unité et du dialogue de plus en plus diminué, construction européenne éloignée des peuples souverains et trop proche des marchés financiers, politique étrangère instable, indépendance nationale bradée, souveraineté populaire bafouée, une puissance publique affaiblie et une classe politique toujours plus impopulaire.

L'indignation gronde et une partie de moins en moins négligeable de notre peuple, désespérée, s'en remet aux extrêmes. La peur de l'autre et le rejet de l'étranger se réveillent plus que jamais. L'impuissance politique laisse notre Nation s'affaiblir dans la division et les éclats épars de notre Peuple se rassemblent en autant de communautés fermées ennemies les unes des autres.

A l'heure où certains profitent de nos divisions pour prospérer, en montant les Français les uns contre les autres, nous, gaullistes et bonapartistes, avons le devoir de continuer à défendre les idéaux fondateurs de nos courants de pensée :
  • l'Unité nationale,
  • la Souveraineté populaire,
  • l'Ordre, le Progrès et la Solidarité.
En ce 9 novembre, anniversaire commun de l'arrivée au pouvoir du général Bonaparte en 1799 et de la disparition du général Charles de Gaulle en 1970, conscients de l'importance de ce devoir, au regard de l'Histoire comme de l'avenir, l'Union du Peuple Français et Renouveau Bonapartiste sont fiers d'annoncer la mise en place d'une nouvelle collaboration afin de travailler ensemble dans l'intérêt supérieur de la Patrie.

Réunis dans une collaboration des esprits et non des structures, respectueux de l'indépendance de nos mouvements respectifs et de nos divergences de positions sur certaines propositions ou certains faits d'actualité, nous travaillerons ensemble à trouver des terrains d'entente où le gaullisme de l'UPF et le bonapartisme de RB peuvent mutuellement s'enrichir dans une dynamique de convergence de ces deux courants politiques au service de la défense des principes fondateurs que nous avons en commun et que nous avons, tous deux, hérités de l'Histoire de France.

Aujourd'hui, 9 novembre 2015, les héritiers des deux plus grandes figures de notre Histoire font le choix de s'associer en toute indépendance et liberté dans l'espoir qu'un jour dans l'avenir la France soit de nouveau digne de ce qu'elle fut dans le passé et des grands principes généreux que le génie de son peuple a enfanté.

9 novembre 2015

Communiqué émis au nom de leurs adhérents et sympathisants par les responsables de l'Union du Peuple Français et de Renouveau Bonapartiste.

8 novembre 2015

Que nous reste-t-il aujourd'hui du coup d'Etat du 18 brumaire ?

Le général Bonaparte au conseil des Cinq-Cent, F. Bouchot, 1840

Certes, selon le calendrier grégorien, la prise de pouvoir par Napoléon Bonaparte a eu lieu le 9 novembre 1799, équivalent de la date légendaire du 18 brumaire an VIII. Cependant, si le calendrier républicain avait été maintenu - c'est l'Empereur lui-même qui l'abandonna durant son règne - ce deux cent soixante-sixième anniversaire du coup d'Etat n'aurait pas pris place demain mais aujourd'hui, puisque nous sommes en ce jour le 18 brumaire an CCXXIV.

Bien conscient que cet événement historique fondateur s'est étalé sur plusieurs jours et qu'en réalité il eût davantage lieu le 19 brumaire, soit le 10 novembre, c'est aujourd'hui que nous reviendrons sur l'héritage laissé par l'autre coup d'Etat piloté par un Bonaparte.

Notre propos sera historique pour rappel mais, de nouveau, n'oublions pas que l'objet de la politique bonapartiste n'est pas exactement le même que celui de la mémoire napoléonienne. Ce regard jeté sur la fin de l'année 1799 n'a pas pour dessein d'arbitrer ou de venger le passé mais de nourrir le bonapartisme d'aujourd'hui des modèles de l'Histoire.

1 novembre 2015

Rééditer Mein Kampf pour mieux combattre les épigones d'Hitler

Adolf Hitler
Une fois de plus, Jean-Luc Mélenchon a voulu occuper un peu du temps médiatique en donnant aux médias une nouvelle polémique à se mettre sous la dent. Sur son blog, le meneur du Front de Gauche a menacé son éditeur, Fayard, de le quitter, si jamais ce dernier persévérait à vouloir publier le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, à l'occasion de l'entrée de cet ouvrage dans le domaine public en janvier prochain.

S'indignant qu'on veuille diffuser la "bible" du régime national-socialiste qui a provoqué une guerre mondiale et exterminé industriellement plus de six millions d'êtres humains, M. Mélenchon s'oppose avec virulence - lui et ses lieutenants - à cette décision éditoriale, établissant un parallèle un peu excessif entre cette réédition et la montée de Marine Le Pen.

De nouveau, l'égérie de l'extrême-gauche a manqué une occasion de se taire. De nouveau, il montre à l'opinion combien il pense en termes de dogmes périmés et non de réalités humaines présentes. De nouveau, il montre son amour d'une censure morale qu'il préfère à la confiance démocratique placée en l'éducation populaire.