11 juillet 2016

[Vive le Prince !] Trentième anniversaire de Son Altesse impériale le Prince Napoléon

S.A.I. le Prince Napoléon
En ce lundi 11 juillet 2016, nous fêtons, nous, bonapartistes, - en plus de du quatre-vingt-sixième anniversaire de la disparition de S.M. l'Impératrice Eugénie - le trentième anniversaire de notre Prince, chef de la Maison impériale de France : S.A.I. le Prince Napoléon, Jean-Christophe Napoléon Bonaparte.

Il est inutile de rappeler que Renouveau Bonapartiste est la voix du bonapartisme dynastique et d'une fidélité non-négociable à la Famille impériale. Nous n'avons jamais cessé, et ce dans le plus strict respect des droits et devoirs qu'impliquent la fidélité à la dynastie, de défendre et d'illustrer la continuité et la vitalité de la Maison Bonaparte qui a tant oeuvré pour la France à travers son Histoire contemporaine.

Nos articles consacrés au Prince Napoléon sont toujours parmi les plus populaires de ce blog :
- Notre portrait du Prince ;
- L'histoire et la généalogie de la Famille impériale ;
- Le premier article du blog consacré au Prince à l'occasion du quinzième anniversaire de son avènement ;
- Hommage et fidélité au Prince à l'occasion de son dernier anniversaire ;
- La présence des Princes français aux commémorations de Waterloo, en 2015 ;
- Une citation encourageante sur le Prince Napoléon ;
- Notre fidélité à l'Aigle.

Renouveau Bonapartiste a su s'affirmer au fil des années - du haut de ses maigres et humbles moyens - comme le lieu de la fidélité, vécue en toute indépendance, à la dynastie napoléonienne. Si nous devions choisir une seule définition pour nous qualifier, nous opterions sans hésitation pour celle de "serviteurs dévoués et fidèles de la Famille impériale". La Famille impériale et son chef, le Prince Napoléon, sont indissociables du bonapartisme. Sans Bonaparte, le bonapartisme est un souverainisme coloré de références historiques singulières, non un courant politique unique, autonome et indépendant.

24 juin 2016

[Brexit] Une (dernière) chance pour l'Europe libre des Peuples et des Nations

Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

Honneur au Peuple britannique pour avoir fait usage de son droit à travers la consultation du suffrage populaire. Cette réaffirmation déchirante de la souveraineté populaire est un rappel envoyé à la figure de toutes les technocrates qui depuis plus de dix ans veulent imposer leur Europe à des Peuples qui refusent celle-ci.

Le Royaume-Uni ne sort pas de l'Europe rêvée mais de l'Europe cauchemardesque que nous laisse pour seul horizon la technocratie issue du traité de Lisbonne. L'Europe s'est construite en marchant sur les Peuples : les Peuples se rappellent aujourd'hui à son bon souvenir ... Le "Brexit" doit être l'occasion d'un sursaut et d'une prise de conscience de tous les leaders politiques du continent : ils doivent enfin comprendre que si l'Europe se fait sans les Peuples, l'Europe se désintégrera tôt ou tard. L'unité européenne ne peut se construire durablement qu'en se fondant sur la solide base des souverainetés populaires et des indépendances nationales ; en dehors de cette base, l'Europe ne peut être qu'un château de cartes qu'un coup de vent de l'Histoire peut balayer d'un instant à l'autre.

Espérons que la sortie de l'Union Européenne du Royaume-Uni puisse être un facteur de remise à plat de la querelle européenne ; face à ce défi, il ne faut pas répondre par "plus" mais par "mieux". Le "Brexit" ne sera pas dépassé par une nouvelle injection de fédéralisme mais au contraire par une adhésion claire et déterminée au modèle confédéral, respectueux des Nations et des Peuples - que nous avons toujours défendu.

16 mai 2016

Le Gouvernement Valls a cessé d'être un gouvernement parlementaire

Le Premier Ministre à l'Assemblée nationale

Il y a quelques jours, le jeudi 12 mai, après que le Premier ministre ait été autorisé par le Conseil des Ministres a recourir à l'article 49.3 de notre Constitution - sur lequel nous avons déjà émis une opinion claire - l'Assemblée nationale était interrogée sur une motion de censure déposée par l'opposition de Droite au Gouvernement.

Cette motion de censure a échoué, et on serait tenté d'ajouter "elle a naturellement échoué". Les mécanismes pseudo-représentatifs et ultra-partisans de notre régime politique actuel font que les majorités parlementaires obéissent avant tout à des considérations politiciennes et non à des considérations politiques.

Mais la veille de ce débat, l'opposition de Gauche au Gouvernement avait tenté - infructueusement - de déposer une motion de censure elle-aussi. Si elle avait été déposée, le Gouvernement se serait maintenu malgré tout puisqu'il faut qu'une motion de censure - et une seule - obtienne la majorité absolue pour que le Gouvernement puisse tomber, mais sans doute aurait-il été particulièrement bousculé par cette mise en minorité.

Or, si on regarde bien les résultats de la motion de censure de Droite et si on les croise avec la liste des 56 députés prêts à voter une motion de censure de Gauche, on en arrive à une conclusion toute simple : le Gouvernement Valls est désormais un gouvernement minoritaire, sans majorité parlementaire, ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat. Ne disposant plus de la confiance ni du Peuple ni de ses représentants, ce Gouvernement ne se maintient que par la volonté du Président de la République. Nous sommes donc gouvernés par un gouvernement présidentiel, si ce n'est personnel.

15 mai 2016

[Cérémonie du 5 mai 2016] L'homélie peu napoléonienne de Mgr Ravel

Choeur de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides

Au cours de la cérémonie du 5 mai comme de celle du 9 janvier, respectivement commémorations de la mort de Napoléon Ier et de celle de Napoléon III, ces dernières ayant la forme traditionnelle d'une messe en hommage aux disparus commémorés, les célébrants de l'office catholique en cette occasion sont naturellement amenés à dire une homélie en présence d'une assemblée, présidée par la Famille impériale, de fidèles napoléoniens et/ou catholiques mais non forcément dotés de ces deux caractéristiques à la fois.

Le père Denis Branchu, curé de l'église Saint-Augustin, prononce toujours, à l'occasion du 9 janvier, des homélies dignes et sobres, emplies de sagesse et de modération, où il tente toujours d'amener quelques passages sur l'Empereur Napoléon III (toujours trop peu sans doute à nos yeux mais une homélie n'a pas non plus à être un discours d'hommage, il ne faut pas usurper les droits de la religion lorsqu'on en est l'invité).

En ce 5 mai 2016, il en a été tout autrement de l'homélie prononcée par Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées françaises depuis 2009 et qui célébrait donc en sa cathédrale Saint-Louis-des-Invalides ("l'église des soldats") la messe en l'honneur de l'Empereur Napoléon et des soldats de la Grande Armée morts pour la France. Son propos ne s'est pas intéressé aux lectures qui venaient d'être accomplies - notamment par un saint-cyrien, cette école si attachée au souvenir impérial - et il n'a ainsi commenté ni le passage des Actes des Apôtres ni celui de la Lettre aux Hébreux ni même celui de l'Evangile selon Saint-Luc, tous relatifs à l'Ascension de Jésus-Christ. Non, l'évêque a choisi de commenter la première phrase du testament de l'Empereur : "Je meurs dans la religion apostolique et romaine, dans le sein de laquelle je suis né, il y a plus de cinquante ans."

Acte louable que de vouloir évoquer en ce jour de commémoration de sa disparition le testament de l'Empereur mais - annonçant lui-même à plusieurs reprises avant d'entrer dans son homélie qu'il allait faire là un acte "polémique" - Mgr Luc Ravel a profité de l'occasion qui lui était offerte par cette cérémonie napoléonienne pour dérouler le programme politique de l'Eglise catholique, produisant un discours bien étranger aux principes napoléoniens.

26 avril 2016

Rigueur et cohérence institutionnels : cessons d'attendre du Conseil Constitutionnel ce qu'il ne peut pas - et ne doit surtout pas - faire !

Fronton de l'entrée du Conseil au Palais-Royal

A l'époque - de triste mémoire ! - du pugilat sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, d'aucuns espéraient en vain que le Conseil Constitutionnel déclare invalide la loi qu'ils affrontaient. Aujourd'hui, avec la très discutable loi qui transforme l'égalité de traitement des candidatures présidentielles en une "équité" conséquemment inégalitaire, d'autres vitupèrent la même institution pour avoir validé ce texte, allant jusqu'à remettre en cause la sagesse de ceux qu'on appelle couramment "Sages".

Dans ces deux cas, c'est faire bien peu de cas de la connaissance rigoureuse de nos institutions. C'est toujours, dans tous les cas, ne pas bien comprendre ce qu'est le Conseil Constitutionnel et, surtout, dans une dérive hautement dangereuse, espérer de ce dernier qu'il devienne ce que le fondateur de la Ve République, brandi pour tout et par tous - et surtout pour rien et par n'importe qui -, ne voulait pas qu'il devienne : une autorité politique.

4 avril 2016

Quatre-vingt-dixième anniversaire de la Princesse Napoléon

S.A.I. la Princesse Napoléon

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née Alix de Foresta, fête aujourd'hui son quatre-vingt-dixième anniversaire. Issue d'une famille de vieille noblesse provençale aux fidélités légitimistes, rien ne la prédestinait à devenir une des figures les plus populaires et les plus appréciées de la Famille impériale de France.

Mariée le 15 août 1949 au Prince Napoléon, Louis Bonaparte, alors ultime membre masculin de la Famille impériale, elle est la mère et la grand-mère de tous les membres actuels de la famille Bonaparte. De son union avec l'héritier du trône impérial naquirent quatre enfants : le prince Charles et la princesse Catherine, nés en 1950, la princesse Laure, née en 1950, et le prince Jérôme, né en 1957. Par son fils aîné elle est la grand-mère de l'actuel prétendant au trône, le Prince Napoléon, Jean-Christophe Bonaparte, et de sa soeur, la princesse Caroline.

En épousant celui qui était déjà depuis 1926 le successeur de nos empereurs, elle devint impératrice de jure pour les fidèles de la grande famille qu'elle intégrait alors. Dotée de toutes les vertus de nos souveraines passées, elle aurait - à n'en pas douter - perpétué sur le trône impérial, si elle avait dû y monter aux côtés de son époux, le souvenir vivant et les gloires de nos impératrices.

A la mort du Prince Louis en 1997, elle devient - virtuellement - de par le divorce de son fils aîné, la Régente du jeune règne de son petit-fils. Si cette Régence n'aurait duré que jusqu'en 2004 si le Prince Jean-Christophe avait été réellement Empereur des Français, celle-ci, virtuelle mais pas moins essentielle, dure encore aujourd'hui, la Princesse Napoléon honorant de son haut-patronage toutes les cérémonies importantes du souvenir impérial.

Pour toute son oeuvre au service de la  Famille impériale, du souvenir des Napoléons passés et de la dignité de leur héritier dynastique, son petit-fils, Notre Prince, nous lui témoignons notre infinie reconnaissance et nous lui souhaitons un excellent anniversaire.
  
Au nom de tous les fidèles de la Cause impériale,
qui demeureront toujours de Votre Altesse impériale de fervents admirateurs,
nous vous adressons, Madame, mille mercis ! 

Vive la Princesse Napoléon !

16 mars 2016

Il y a cent-soixante ans naissait le Prince impérial

Prosper Charles Adrien d'Epinay, buste du Prince impérial
"Dieu a exaucé les voeux de la France et les prières de l'Eglise : ce matin, l'Impératrice a donné le jour à un Prince qui naît à la vie dans de tels temps, que l'auguste enfant sur lequel reposent les futures destinées de l'Empire est bien l'enfant de la Providence.

La joie de l'Empereur doit être immense et profonde ; car dans cette joie il y a le bonheur du Père qui se confond avec la satisfaction du Souverain, si bien qu'en se réjouissant pour lui il se réjouit encore pour la France.

Cette joie, nous la comprenons et nous la ressentons ; et, avec nous, la Nation, toute entière, la comprendra et la ressentira dans tout ce qu'elle a de grave, de religieux et de solennel par les pensées sérieuses, les grandes espérances et les intérêts élevés qui se rattachent à l'heureuse naissance du Prince impérial."
C'est ainsi que le journal Le Constitutionnel commence son éditorial du 17 mars 1856 annonçant à ses lecteurs la naissance, la veille, de l'héritier du trône impérial, bientôt baptisé Napoléon Eugène Louis Jean Joseph (Napoléon naturellement, Eugène pour sa mère, Louis pour son père, Jean pour son parrain (le pape Pie IX, né Giovanni Ferretti), Joseph pour sa marraine (la reine Joséphine de Suède, fille d'Eugène de Beauharnais)).

Devant l'Histoire, c'est par son titre que demeurera cet homme sublime et tragique : le Prince impérial. Comme son prédécesseur, le Roi de Rome, et incontestablement plus encore que ce lointain cousin, il incarna l'espoir et l'âme de la France fidèle à la dynastie impériale. Sous son "règne" fictif, celui que d'aucuns aurait voulu pouvoir acclamer dans les rues de Paris du titre magnifique de Napoléon IV s'affirma comme le gardien d'un parti dont les intérêts devaient être ceux de la France toute entière et dont les principes, généreux et patriotiques, hérités du règne de son père, ne devaient pas se laisser altérés par un conservatisme autoritaire ou, plus contre-nature encore, par un repli partisan et identitaire.

16 janvier 2016

Deux mois de silence et de réflexions

Mémorial de la Place de la République
Le dernier article publié par Renouveau Bonapartiste l'a été il y a très exactement deux mois, le 16 novembre 2015. Depuis lors, le blog apparaît comme figé sur cette image d'une Tour Eiffel plongée dans les ténèbres, précédant le magnifique et vibrant poème de Louis Aragon dédié à Paris.

Comme annoncé sur la page Facebook du blog, le silence a fait suite aux attentats du 13-Novembre et j'ai voulu qu'il dure un temps certain afin que celui-ci puisse être utile. Ce temps de silence est un temps symbolique et pratique.

16 novembre 2015

Pour les victimes, pour Paris, pour la France


Paris
Louis Aragon (1944) 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris


Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai


Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

14 novembre 2015

Une Nation en deuil


Ce 13 novembre 2015, la France a de nouveau été prise pour cible. Notre Nation traverse dans l'effroi la pire attaque terroriste de son Histoire.

A l'heure où nous écrivons, le bilan fait état de 120 morts. Chiffre effroyable, terrifiant, sidérant, barbare.

Si notre pays est la cible de telles attaques, c'est parce que la France n'est pas qu'une simple entité étatique et administrative. La France est un idéal, façonné par l'Histoire ; un souffle de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui inspire le monde tout entier depuis deux siècles.

La France n'est pas qu'une Nation, la France est un Rêve. Et tous les cauchemars de la Terre ne pourront jamais l'étouffer.

Soyons solidaires et unis, dans la douleur. Soyons présents pour les familles frappées ce soir par les pertes les plus affreuses.

Oublions nos querelles inutiles et nos divisions anecdotiques pour défendre ce que nous sommes et ce que nous ne cesserons jamais d'être.

Tout au long de son Histoire, attaquée de mille façons, la France n'a jamais plié. Elle ne pliera jamais.

Prions pour les victimes et leurs familles endeuillées, et n'oublions jamais qui nous sommes.

Nous sommes Charlie.
Nous sommes Paris.
Nous sommes la France.