15 août 2015

[15-Août] Excellente Saint-Napoléon à tous !


Malgré la pause estivale, il serait impensable de ne pas rompre quelques instants cette période de vacances pour vous souhaiter à tous une bonne Saint-Napoléon.

Les dates de commémorations napoléoniennes ne manquent pas durant l'année. En plus des dates mobiles commémorant des anniversaires précis (centenaires, cent-cinquantenaires, bicentenaires, etc.), nous sommes fidèles aux jours de mémoire marqués par les décès de personnalités éminentes de la Famille impériale de France : le 9 janvier (Napoléon III), le 3 mai (les princes Victor et Louis), le 5 mai (Napoléon Ier), le 29 mai (Joséphine), le 1er juin (le Prince impérial), le 11 juillet (Eugénie) et le 22 juillet (Napoléon II), entre autres. A quoi on ajoute toujours volontiers la date anniversaire de Leurs Altesses impériales la Princesse Alix (4 avril) et le Prince Jean-Christophe (11 juillet).

Mais le 15-Août est une date très particulière, non seulement pour les napoléoniens mais peut-être plus encore pour les bonapartistes. Si on fête la Nation le 14-Juillet, c'est le Bonapartisme auquel il nous appartient de rendre hommage le 15-Août. En effet, si cette date marque l'anniversaire de la naissance de Napoléon Ier, elle a une dimension plus large encore qui agrandit cette visée napoléonienne en vocation bonapartiste.

31 juillet 2015

[Bicentenaire] Retrouvez l'intégralité du cycle commémoratif 1815|2015


Aujourd'hui s'achève le cycle ouvert le 16 juin dernier par Renouveau Bonapartiste et consacré au bicentenaire des derniers événements de l'épopée napoléonienne. De la victoire de Ligny au départ en exil, nous avons montré que même dans la défaite et la chute la France et l'Empereur étaient demeurés grands. Nous n'avons aucune honte à avoir de notre Histoire. Et 1815 n'a pas à faire exception.

Il y a deux-cent ans aujourd'hui, le 31 juillet 1815, l'Angleterre communiquait à l'Empereur défait sa décision de l'envoyer à Sainte-Hélène pour protéger définitivement l'Europe de lui. Quelle faiblesse de vue ! On ne peut enfermer un homme comme Napoléon, on ne peut le tenir loin de son pays et de l'Europe. Même retenu prisonnier au milieu de l'Atlantique sud, l'Empereur sut tisser sa légende et la volonté des coalisés de remplacer la mémoire de l'Empereur par celle d'un simple général perturbateur de paix est venue se briser sur les souvenirs et la fidélité des français.

On moque souvent les votes portés en 1848 sur la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte par des français qui pensaient voter pour l'oncle et non le neveu. Mais cela est-il réellement un sujet à railleries ? Trente-trois ans après sa chute, que d'aucuns dépeignent comme un désastre sans équivalent, le simple nom de l'Empereur parvenait à fédérer dans l'enthousiasme les trois quarts des votes exprimés à l'occasion de la première grande élection au suffrage universel de notre Histoire. Ce n'est là nul sujet à railleries mais bien davantage un sujet de contemplation.

Maintenir la magie et la légende du nom de Napoléon, voilà, en partie, la mission des napoléoniens. Quant à nous, bonapartistes, notre mission est complémentaire à la leur tout en étant toute différente puisqu'elle consiste à maintenir le sens et les valeurs portés par ce beau et glorieux nom de Napoléon.

C'est ce à quoi Renouveau Bonapartiste a voulu vous convier en ces mois de juin et juillet 1815 en cherchant dans la commémoration de nos événements passés un peu de sens pour un présent qui en manque tant. Nous vous invitons maintenant à retrouver le sommaire intégral de ces articles exceptionnels, à les découvrir ou à les redécouvrir.

18 juillet 2015

[1815|2015/Uchronie] Bicentenaire de la paix de Bruxelles : un mois après la victoire de Mont-Saint-Jean, l'empereur Napoléon remporte la bataille de la paix européenne

L'empereur Napoléon le Grand

Nous commémorons à travers tout le continent européen, en ce 18 juillet 2015, le bicentenaire de la paix de Bruxelles qui ramena la stabilité en Europe il y a deux cent ans, tout en installant définitivement la dynastie napoléonienne sur le trône de France où elle demeure encore aujourd'hui en la personne de notre bien-aimée Impératrice Charlotte.

Un mois après la victoire de Mont-Saint-Jean, remportée le 18 juin 1815 par Napoléon sur les anglais de Wellington et les prussiens de Blücher, et qu'on appelle en Angleterre la défaite de Waterloo, après un mois entier de dures négociations qui avaient failli faire basculer de nouveau tout le continent dans une longue guerre, la paix était enfin conquise ! Retour sur ces événements et l'Histoire de notre dynastie impériale.

... Vous le savez, bien entendu, ce n'est pas ainsi que l'Histoire s'est déroulée. Le 18 juillet 1815, Napoléon ne signe nul traité de paix mais se trouve encore à bord du HMS Bellerophon, en direction de la Grande-Bretagne et de son exil final. 

Et nous ne vivons pas bien entendu sous le règne de l'Impératrice Charlotte.

Mais pour clore le cycle de commémorations napoléoniennes 1815|2015 proposé depuis le 16 juin dernier par Renouveau Bonapartiste (dont vous retrouverez le 31 juillet prochain le sommaire exhaustif) et avant de laisser ce blog s'endormir quelques semaines dans la douceur de l'été, laissons nous aller à une petite fantaisie sans conséquence du doux nom d'uchronie. 

Fondé sur une divergence historique fondatrice, ce récit n'en est pas pour autant une improvisation totale puisqu'il est tissé de références à l'Histoire réelle de l'Europe, références nombreuses qui font tout l'intérêt des réécritures uchroniques, clins d'œil multidimensionnels que nous vous invitons à découvrir.

Bienvenue dans un monde où l'empereur Napoléon a gagné Waterloo ! Pardon, un monde où l'empereur Napoléon a gagné Mont-Saint-Jean ...

15 juillet 2015

[1815|2015] Bicentenaire du départ de l'Empereur en exil

Napoléon à bord du Bellerophon (Orchardson, 1880)

Le 15 juillet 1815, Napoléon, vaincu, quitte l'île d'Aix où il se trouve depuis une semaine pour monter à bord du HMS Bellerophon, se rendant aux anglais en vue de leur demander l'asile politique. L'Empereur dit alors adieu à une terre qu'il aimait tant mais qu'il ne reverra jamais plus, la France.

Arrivé le 8 juillet sur l'île d'Aix, petite larme de terre située entre Rochefort et l'île d'Oléron, le jour même de la seconde entrée de Louis XVIII dans Paris, l'Empereur définitivement défait par les forces européennes coalisées caresse une ambition ultime : le voyage aux Etats-Unis. A quoi aurait pu ressembler ce séjour américain de Napoléon ? A quoi aurait pu ressembler cette dernière page du roman de sa vie ? Mystère éternel d'un rêve étouffé dans la moiteur d'un autre exil où les vainqueurs voulurent enfermer leur si redoutable adversaire.

14 juillet 2015

[14-Juillet] Bonne fête nationale : vive la France !


Nous fêtons en ce jour la France, son peuple, son passé et son avenir. Il en est ainsi, officiellement, en cette date, depuis presque un siècle et demi. La loi du 6 juillet 1880 établit en effet que "la République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle". La proposition de loi avait été déposée deux mois auparavant par le député Benjamin Raspail, républicain avancé, fils du docteur Raspail, cette célèbre figure de la gauche socialiste du XIXe siècle qui avait été candidat à la Présidence de la République en 1848 (réunissant 0,5% des voix, deux fois plus que Lamartine). Elle officialisait une festivité déjà répandue.

On répète souvent que nous fêtons ensemble chaque 14 juillet la Prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. En réalité, ce n'est pas totalement exact puisque nous ne fêtons pas un mais deux événements de notre Histoire commune en ce jour : la Prise de la Bastille, bien entendu, mais également la Fête de la Fédération. Cette dualité a permis en 1880 de concilier les deux facettes du républicanisme, une double dynamique qui demeure pertinente aujourd'hui puisqu'elle incarne une double dynamique fondatrice de notre Nation.

11 juillet 2015

[Hommage à notre Prince] Anniversaire du prince Jean-Christophe Napoléon

S.A.I. le Prince Napoléon le 18 juin dernier à Waterloo
(c) Paris-Match

Son Altesse impériale Monsieur le Prince Napoléon fête aujourd'hui son vingt-neuvième anniversaire ; nous lui adressons tous nos voeux de bonheur et de prospérité, à lui et à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de la Famille impériale de France.

Notre Prince est né le 11 juillet 1986, à Saint-Raphaël, soixante-six ans jour pour jour après la mort de notre dernière souveraine impériale, l'Impératrice Eugénie.

Profitant de cette occasion, Renouveau Bonapartiste tient à rendre hommage à celui qui, par sa position de chef de la Famille impériale de France, possède aussi bien le passé pour héritage que l'avenir pour horizon. Nous avons à cet égard une mission singulière puisque si Renouveau Bonapartiste s'affirme comme une voix bonapartiste parmi d'autres, cette voix a la particularité d'être la principale si ce n'est peut-être la seule voix énergiquement dynastique du bonapartisme moderne.

Il nous appartient donc comme un devoir sacré de rendre hommage à notre Prince et de maintenir notre serment de toujours demeurer au service de ses droits historiques.

[In Memoriam] Commémoration du décès de l'Impératrice Eugénie

L'Impératrice Eugénie de Montijo

Il y a quatre-vingt-quinze ans, Sa Majesté l'Impératrice Eugénie s'éteignait au palais de Liria, à Madrid, auprès de son petit-neveu, le duc d'Albe, le père de cette même excentrique duchesse d'Albe qui nous quittait en novembre dernier, la duchesse Cayetana.

On prête à l'empereur Napoléon Bonaparte la célèbre phrase "Quel roman que ma vie !". Une pensée que sa nièce par alliance, Eugénie de Montijo, aurait pu faire sienne, tant sa longue et fascinante existence est romanesque. Née à Grenade en plein milieu d'un séisme, cinq ans jour pour jour après la disparition de l'Empereur, elle est choisie par le tout récent empereur Napoléon III pour l'accompagner dans son règne. Souveraine aussi incomprise et dénigrée que son époux, elle n'est pas cette bigote hystérique que tant de faux historiens ont voulu populariser pour satisfaire leurs haines et détruire toute trace de l'oeuvre impériale.

7 juillet 2015

Un regard bonapartiste sur le baccalauréat

Diplôme du Baccalauréat daté de 1810

Le diplôme du baccalauréat a été institué le 17 mars 1808. Comme tant d'autres grandes institutions de notre pays, la genèse de ce diplôme remonte au règne de l'empereur Napoléon. Ce diplôme est crée à l'époque comme le diplôme d'entrée à l'université et le premier grade universitaire, ce qu'il demeure aujourd'hui dans les textes quand bien même il ne l'est plus du tout dans l'esprit.

Que de distance en effet entre les ambitions de la création napoléonienne du baccalauréat et sa réalité contemporaine. Diplôme dévalué, donné, grade qui ne mène plus nul part et ne signifie plus rien, si ce n'est une sorte de vague rite initiatique de passage entre l'enfance et l'âge adulte, le baccalauréat est en crise. Crise symbolique d'une crise plus générale encore, celle de notre système éducatif.

Naturellement, les bonapartistes ont une belle légitimité pour apporter leurs convictions dans l'entreprise (nécessaire) de réforme du baccalauréat. Cette opinion bonapartiste sur le diplôme français le plus célèbre est même un de ces quelques combats sacrés que nous avons à mener puisqu'il s'agit de rendre sa splendeur et sa mission originelle à une institution napoléonienne.

1 juillet 2015

[1815|2015] Bicentaire de la victoire de Rocquencourt

Le maréchal comte Exelmans

Il y a très exactement deux siècles, aujourd'hui, les soldats de l'armée impériale remportaient l'ultime victoire de leur éclatante carrière. Celle-ci, comme le point final d'une grande épopée, venait s'ajouter à toutes celles déjà remportées, que ce soit sous le commandement de l'empereur Napoléon ou d'un de ses maréchaux. Nous avons déjà eu l'occasion de rendre hommage à ce chapelet de noms ruisselant de gloire il y a deux semaines, lors du bicentenaire de la victoire de Ligny.

C'est à une nouvelle commémoration que nous vous invitons désormais. Continuant à dérouler ce contre-programme mémoriel de célébration de la mémoire impériale, voici venu l'heure de fêter le bicentenaire de l'ultime victoire impériale, la bataille de Rocquencourt, et à travers elle tous ces soldats, individus anonymes ou célèbres, qui firent la gloire de la France et la légende de Napoléon.

22 juin 2015

[1815|2015] Bicentenaire du règne de Napoléon II

Médaillon de Napoléon II par Vauchelet (1857),
de nombreux détails sur cette oeuvre rare en fin d'article (en nota bene).

Il y a deux cent ans, le 22 juin 1815, l'empereur Napoléon abdiquait pour la seconde fois.

Immédiatement après sa défaite face à Blücher et Wellington, le vainqueur d'Austerlitz et de Montmirail n'avait pourtant pas encore abandonné la partie. Mais devant faire face à l'hostilité de la chambre des représentants, qui se déclare permanente et vote contre lui une motion de défiance, ainsi qu'aux sourdes menées de son ancien ministre, Fouché, qui veut permettre le retour (impopulaire) des Bourbons, et malgré le soutien de la population parisienne qui lui manifeste son attachement aux abords du palais de l'Elysée où il réside, l'Empereur préfère abdiquer plutôt que de précipiter la France dans la division, se refusant à être un "roi de jacquerie" et témoignant, dans son acte d'abdication d'un sens aigu de ses responsabilités (vous pouvez retrouver le texte de cet acte d'abdication sur notre page Facebook).

Retiré mais toujours au service du Peuple français, il proposera au gouvernement de reprendre la tête des troupes devant l'avancée de Blücher. Offre noble qu'un gouvernement qui l'était moins s'empressa de refuser.

Mais, si nous voulons naturellement rendre hommage aujourd'hui au comportement qui fut celui de l'Empereur dans ce moment tragique, c'est en réalité à un autre empereur à la commémoration du règne duquel nous voulons nous atteler en ce 22 juin 2015. C'est à l'histoire, à la symbolique et à la mémoire du second règne du premier Empire que nous nous intéresserons aujourd'hui.

Il y a deux-cent ans, le 22 juin 1815, débutait le règne de l'empereur Napoléon II.