23 juillet 2014

<< Le Prince Napoléon me paraîtrait très bien aussi. >>

Hier, dans la célèbre émission de débat C dans l'air, à l'occasion d'un numéro consacré aux monarchies européennes intitulé "Les monarchies en défi", une petite phrase, aussi courte qu'anecdotique, a dû réchauffer le coeur des bonapartistes dynastiques. En ces heures estivales, je me permets de partager ce rapide instant.

A la question "Si l'on avait encore une monarchie en France, qui serait le roi ?", posée par un téléspectateur, selon la mécanique bien connue de l'émission de France 5, Vincent Meylan, rédacteur en chef à Point de Vue a répondu :

<< Je ne peux donner que mon opinion personnelle. Pour moi, incontestablement, c'est le comte de Paris. La moindre des choses pour être prétendant au trône d'un pays, c'est quand même d'y vivre. Il se trouve que les Orléans y vivent. Cela dit, il y a une alternative avec les Bonaparte. Je dis "le comte de Paris" mais le Prince Napoléon me paraîtrait très bien aussi. >>

1 juillet 2014

Europe : la farce du progrès démocratique

Hémicycle vide du Parlement de Strasbourg

Depuis quelques jours et la désignation de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission européenne (en attente de la confirmation du Parlement le 16 juillet), les médias et les responsables politiques semblent être à l'unisson autour du même thème : les dernières élections européennes auraient été le théâtre d'une considérable avancée démocratique au niveau des institutions européennes.

En réalité, ce progrès n'est qu'une farce grotesque. Derrière un emballage démocratique primitif, les institutions de l'Union européenne demeurent toujours aussi ubuesques et éloignées des peuples qu'elles l'étaient au début de l'année.

19 juin 2014

Viva el Rey ! Viva España !

Sa Majesté le roi Philippe VI d'Espagne

Depuis cette nuit, l'Espagne a un nouveau roi en la personne de Philippe VI. Brillant et sérieux, l'ancien prince des Asturies, âgé de 46 ans, incarne l'avenir et de l'institution monarchique en Espagne et de l'Espagne toute entière.

L'abdication de son père, le roi Juan-Carlos, n'a pas été sans provoquer quelques remous. Les forces républicaines se sont réveillées et elles se sont montrées, réclamant un plébiscite sur la nature du régime espagnol. Si cette demande semblait, selon les sondages, majoritairement acceptée par les espagnols, très paradoxalement la réponse apportée à une telle occasion aurait été, toujours selon les sondages, une validation de la monarchie bourbonienne.

L'avènement de ce fils de Saint-Louis et Louis XIV (Philippe VI est quatrième dans l'ordre de succession légitimiste au trône de France) nous permet de nouveau d'attirer l'attention sur les qualités incontestables de l'institution dynastique tout en apportant des réponses claires à ses détracteurs.

8 juin 2014

La Reine et le Président : le face-à-face qui rend monarchiste

Sa Majesté la Reine et le Président de la République
(c) AFP Photo / Eric Feferberg

Du mercredi 5 jusqu'au samedi 7 juin,  à l'occasion du soixante-dixième anniversaire du débarquement en Normandie, la reine d'Angleterre était en visite d'Etat en France. Un événement historique : il est probable que ce soit là l'ultime visite d'Etat dans notre pays de la souveraine anglaise aujourd'hui âgée de 88 ans.

Durant ces trois jours, l'exceptionnelle popularité de Sa Majesté auprès des citoyens français ne s'est pas démentie et la comparaison avec le président François Hollande est un exercice cruel pour les institutions républicaines.

3 juin 2014

La sidérante réforme territoriale de M. Hollande


Actuelles régions françaises

Depuis plusieurs mois, la France va de surprise en surprise quant à l'incapacité de François Hollande à gouverner. Certes, présider la France est une tâche difficile, en effet, surtout en ces temps périlleux. Et réformer la France, une épreuve assurément titanesque. Toute réforme, même la meilleure, ayant son lot obligé de mécontents.

Mais force est de constater que face aux propositions avancées par le gouvernement, le citoyen ne peut qu'être sidéré par tant d'amateurisme et si peu de souffle. On pourrait presque se féliciter si les couacs étaient réservés à la communication ministérielle mais ce n'est malheureusement pas le cas.

Car cette réforme territoriale, sidérante, aberrante, est un couac colossal. Arbitrée par la volonté royale d'un président plus que jamais discrédité, contestée par toutes les forces politiques de notre pays, y compris au sein de la majorité (de manière claire pour le PRG ou feutrée pour le PS), rejetée par un nombre considérable d'élus locaux, attaquée férocement par l'opposition, cette réforme territoriale est, à peine née, un échec pathétique, manifestation de l'impuissance politique et de l'incompétence du président de la République.

1 juin 2014

"Polémique" du 14 juillet : les relents d'un nationalisme nauséabond

Défilé du 14 juillet

Depuis quelques jours, lancée par un article du site sulfureux Boulevard Voltaire et reprise par une pétition initiée par France Bonapartiste, une campagne s'attaque aux volontés commémoratives du 14 juillet prochain.

En effet, lors de la prochaine fête nationale, et afin de fêter le centième anniversaire de la première guerre mondiale, la France a invité 72 pays belligérants de ce conflit à défiler sur la plus belle avenue du monde. Pour les acteurs de cette campagne de protestation, il est insupportable d'y inviter des soldats algériens et vietnamiens.

Une campagne aux relents de nostalgie coloniale qui nous rappelle (opportunément) qu'il existe encore à combattre dans notre pays un nationalisme nauséabond prêt aux plus basses polémiques.

29 avril 2014

Les fâcheuses approximations historiques du comte de Paris

Les célébrations récentes du huit-centième anniversaire de la naissance du roi Saint-Louis ont fait ressortir les prétendants au trône royal de France de leurs manoirs et, naturellement, avec eux, les stériles et interminables querelles de légitimité.

Mgr le comte de Paris

Suite à un entretien accordé par le duc d'Anjou ("Louis XX", prétendant légitimiste) au journal Le Figaro, le comte de Paris ("Henri VII", prétendant orléaniste) s'est fendu d'un communiqué (reproduit ci-après) où on est légitimement (et sur ce point il ne peut y avoir de querelle !) choqué des approximations historiques de celui qui se prétend l'héritier de notre Histoire et des institutions monarchiques françaises.

16 avril 2014

[Propositions] La réforme territoriale

Proposition de refonte de l'organisation régionale

Dans son discours de politique générale, le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, a indiqué que la réforme territoriale, depuis si longtemps prévue et repoussée, serait effective au premier jour de 2016. Dès le lendemain de cette annonce, de nombreuses cartes ont fleuri sur tous les sites d'actualité, certaines plus monstrueuses les unes que les autres.

Pour Renouveau Bonapartiste, cette réforme territoriale doit allier audace institutionnelle et sagesse géographique. Nous livrons par cet article notre humble participation.

3 février 2014

[Article événement] Les rois sont morts ? Vive l'empereur !

Son Altesse impériale le Prince, entouré de Son Altesse impériale la princesse Caroline, sa soeur,
et de Son Altesse royale la princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, sa mère.

La France est un pays fascinant. Pays européen le plus anciennement républicain (à l'exception des cas particuliers de la Suisse et de Saint-Marin), il n'en entretient pas moins, vis-à-vis de son Président, un rapport quasi-monarchique. Le peuple français est toujours le plus prompt à se passionner pour la vie des familles royales étrangères et il témoigne, dans sa majorité, d'une réelle admiration pour son Histoire monarchique, alors même qu'il est célèbre à travers toute la Terre pour avoir tranché la tête de son dernier roi absolu.

En 2007, un sondage BVA indiquait que 17% des français seraient potentiellement favorables au remplacement du Président de la République par un monarque. Le monarchisme aurait donc une force de frappe estimée à un cinquième de la population française. Et pourtant, le monarchisme agonise depuis de longues décennies ...

Pour nombre de nos concitoyens, la monarchie est un courant réactionnaire radical et anti-démocratique, assimilé à un brutal retour en arrière de plusieurs siècles.

Alors que de l'autre côté de la Manche, la monarchie britannique atteint un taux d'approbation record de 80%, ici, en France, le monarchisme apparaît comme le courant politique le plus marginal qui puisse être. Alors que des millions d'européens vivent en monarchie, le monarchisme peine à exister en France, autrement que de manière groupusculaire.

Aujourd'hui, en 2014, considérant cette situation catastrophique, il est temps de le dire, de le démontrer et d'en tirer des conclusions nécessaires pour la survie de l'idée monarchique : le royalisme français a échoué.

Le royalisme français est mort.

23 janvier 2014

Centième anniversaire de la naissance du prince Louis, "le Prince-Résistant"

S.A.I. le prince Louis

Il y a cent ans naissait, le 23 janvier 1914, le précédent chef de la famille impériale et prétendant au trône impérial de France, le prince Louis, grand-père de l'actuel Prince Napoléon. Il est le second enfant et fils unique du couple formé par le prince Victor, prétendant suite à la disparition du Prince impérial en 1879, et la princesse Clémentine de Belgique, fille du roi Léopold II. Ce dernier ayant fait obstruction à l'union entre sa fille et le chef de la Maison impériale de France, les parents du prince Louis ne purent librement convoler qu'en 1910, un an après la disparition du roi des Belges.

En 1914, Louis incarne l'avenir de la famille Bonaparte pour lequel il est un soulagement. Avant sa venue au monde, son père, le prince Victor avait pour unique héritier son frère cadet, le prince Louis, militaire célibataire. Sans enfant mâle, Victor Napoléon aurait condamné la succession impériale à s'achever avec lui-même ou son frère.