12 octobre 2014

Ultimatum du PRG : une aberration démocratique



Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche depuis 1996 (!), a perdu son siège de sénateur du Tarn-et-Garonne qu'il occupait depuis 1995 (!) aux élections sénatoriales du 28 septembre dernier. Pour cet ancien ministre (délégué au tourisme) des gouvernements Rocard, Cresson et Beregovoy (!), sa défaite est imputable à une déloyauté du pouvoir socialiste.

Pouvoir socialiste auquel il estime pourtant avoir assez démontré sa fidélité depuis l'élection à la présidence de François Hollande en 2012. Allié du Parti Socialiste depuis le début de la mandature, et dernier allié depuis le départ des écologistes en avril dernier, le Parti Radical de Gauche a décidé de faire payer (cher) sa participation au gouvernement Valls (où il compte une ministre (au Logement) et deux secrétaires d'Etat (à la Francophonie et aux Sports)).

Le chantage d'un vieux dinosaure à un allié sans lequel il n'existerait même pas. Une aberration démocratique qui montre bien l'état de déliquescence de nos institutions.

25 septembre 2014

Nicolas Sarkozy, l'homme qui rassemble (la Gauche)

(c) Les Amis de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est revenu. La principale nouvelle que les français auront appris, stupéfaits, c'est que Nicolas Sarkozy était donc apparemment parti.

L'ancien président de la République, désormais candidat à la présidence de l'UMP, revient sur le credo du rassemblement. D'ailleurs, la presse toute entière bruisse de parallèles indignes avec le bonapartisme. Or, comme j'ai entendu Eric Zemmour l'affirmer dernièrement, si Nicolas Sarkozy a (peut-être) une forme bonapartiste il n'en a aucunement le fond. S'il a une attitude plébiscitaire, il n'en a pas l'idéologie, bien au contraire.

Mais le plus fascinant dans ce faux-retour (qui succède à un faux-départ) c'est qu'il ne présente aucun intérêt pour l'Opposition, servant surtout en réalité les intérêts de la Gauche au pouvoir.

Tout ceci au détriment du seul intérêt qui compte : celui de la France.

18 septembre 2014

Pourquoi l'indépendance écossaise n'est pas un complot européen

Drapeau écossais

Aujourd'hui, 18 septembre 2014, quelque soit la réponse donnée par les écossais à un référendum sans précédent, ce jour sera un jour historique. Il ne s'agit pas, pour des citoyens français, de prendre position dans un débat qui ne doit mobiliser que les peuples concernés, en Ecosse et en Grande-Bretagne. Il ne s'agit pas de dire ce que nous répondrions à cette question (Should Scotland be an independent country ?) si nous étions écossais : le fait est là, nous ne sommes pas écossais.

Mais il y a, hors d'Ecosse, des commentaires, nombreux. Ils seront encore plus nombreux si demain le peuple écossais choisissait l'indépendance.

Parmi ces analyses, il y en a une qui choque plus que les autres : l'idée selon laquelle l'indépendance écossaise serait inscrit à l'agenda d'une "conspiration" europhile destinée à détruire les Nations au profit d'une Europe dominée par Berlin. C'est notamment la position défendue sur son célèbre blog par Laurent Pinsolle, délégué national de Debout la République.

Une position défendue à contre-courant de l'Histoire et de ces différences mêmes qui fondent les Nations. Une position défendue également à contre-courant du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, pourtant si cher aux traditions bonapartistes et gaullistes.

16 septembre 2014

L'Assemblée a définitivement cessé d'être nationale

Hémicycle de l'Assemblée

Depuis cet après-midi, et de manière exceptionnelle, le gouvernement de la France est un gouvernement minoritaire ne disposant seulement plus que de la confiance de 269 députés sur 577 élus.

Ceci acte le pourrissement de jour en jour de plus en profond du pouvoir socialiste. Mais ce jour met aussi en lumière l'incroyable déliquescence institutionnelle que la France traverse.

Notre Assemblée nationale ne représente plus notre Nation : elle ne représente désormais plus rien d'autre qu'une caste politicienne en déclin et des institutions en crise.

15 août 2014

[Saint-Napoléon] De Bonaparte à Séguin : la galerie des héritiers du bonapartisme

De gauche à droite : Napoléon, Napoléon III, Clemenceau, De Gaulle, Debré, Chaban-Delmas, Chevènement, Séguin

Le bonapartisme stricto sensu est né de sa théorisation dans les années 1830 - 1840 puis de sa pratique sous le Second Empire par Louis-Napoléon Bonaparte, mieux connu comme l'empereur Napoléon III, et ce sur les bases de l'épopée de son oncle, Napoléon le Grand.

Après la chute de l'Empire, le bonapartisme a continué de vivre, se reconstruisant rapidement une étonnante vigueur sous le patronage de l'Empereur déchu puis du Prince impérial. La disparition tragique de ce dernier en 1879 brisa l'élan du renouveau. Et le bonapartisme sombra dans les querelles et les divisions. La majorité de ses cadres d'alors choisirent, malheureusement, une alliance contre-nature avec des forces royalistes, conservatrices et réactionnaires. Quoique le bonapartisme populaire et progressiste survécût en partie, à travers notamment le parti plébiscitaire, l'union conservatrice venait de casser l'idéal impérial.

Mais le bonapartisme peut aussi s'identifier à une certaine énergie patriotique qui transcende cette expérience politique du bonapartisme louis-napoléonien. On pourrait alors facilement se prêter au jeu d'établir une liste des "héritiers" du bonapartisme : ceux-ci ne s'en sont jamais revendiqués mais nous les reconnaissons pourtant volontiers comme les continuateurs de l'oeuvre patriotique et sociale engagée par Napoléon III, sur l'inspiration de Napoléon Ier.

En ce 245e anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, Renouveau Bonapartiste vous invite à découvrir, fidèle au quatrième commandement du bonapartisme rénové, le portrait de six de ces héritiers et les raisons précises pour lesquelles nous pensons qu'ils peuvent être reconnus comme tel.

Bonne Saint-Napoléon à tous.

7 août 2014

Réforme territoriale : l'affligeante improvisation du pouvoir socialiste


Propositions néobonapartistes de redécoupage (mises à jour)

Le pouvoir socialiste qui gouverne la France depuis bientôt deux ans et demi (nous serons, en octobre prochain, à la moitié du mandat de François Hollande) se distingue par une qualité malheureusement courante dans la politique contemporaine : une incompétence notoire.

La toute récente censure du Conseil constitutionnel des mesures du pacte de responsabilité si longtemps présenté comme "la" solution miracle du moment en est une preuve nouvelle.

Mais le dossier pour lequel cette incompétence doublée d'improvisation a connu la meilleur exposition demeure sans conteste l'aberrante réforme territoriale que le pouvoir socialiste a tenté d'offrir à la France.

23 juillet 2014

<< Le Prince Napoléon me paraîtrait très bien aussi. >>

Hier, dans la célèbre émission de débat C dans l'air, à l'occasion d'un numéro consacré aux monarchies européennes intitulé "Les monarchies en défi", une petite phrase, aussi courte qu'anecdotique, a dû réchauffer le coeur des bonapartistes dynastiques. En ces heures estivales, je me permets de partager ce rapide instant.

A la question "Si l'on avait encore une monarchie en France, qui serait le roi ?", posée par un téléspectateur, selon la mécanique bien connue de l'émission de France 5, Vincent Meylan, rédacteur en chef à Point de Vue a répondu :

<< Je ne peux donner que mon opinion personnelle. Pour moi, incontestablement, c'est le comte de Paris. La moindre des choses pour être prétendant au trône d'un pays, c'est quand même d'y vivre. Il se trouve que les Orléans y vivent. Cela dit, il y a une alternative avec les Bonaparte. Je dis "le comte de Paris" mais le Prince Napoléon me paraîtrait très bien aussi. >>

1 juillet 2014

Europe : la farce du progrès démocratique

Hémicycle vide du Parlement de Strasbourg

Depuis quelques jours et la désignation de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission européenne (en attente de la confirmation du Parlement le 16 juillet), les médias et les responsables politiques semblent être à l'unisson autour du même thème : les dernières élections européennes auraient été le théâtre d'une considérable avancée démocratique au niveau des institutions européennes.

En réalité, ce progrès n'est qu'une farce grotesque. Derrière un emballage démocratique primitif, les institutions de l'Union européenne demeurent toujours aussi ubuesques et éloignées des peuples qu'elles l'étaient au début de l'année.

19 juin 2014

Viva el Rey ! Viva España !

Sa Majesté le roi Philippe VI d'Espagne

Depuis cette nuit, l'Espagne a un nouveau roi en la personne de Philippe VI. Brillant et sérieux, l'ancien prince des Asturies, âgé de 46 ans, incarne l'avenir et de l'institution monarchique en Espagne et de l'Espagne toute entière.

L'abdication de son père, le roi Juan-Carlos, n'a pas été sans provoquer quelques remous. Les forces républicaines se sont réveillées et elles se sont montrées, réclamant un plébiscite sur la nature du régime espagnol. Si cette demande semblait, selon les sondages, majoritairement acceptée par les espagnols, très paradoxalement la réponse apportée à une telle occasion aurait été, toujours selon les sondages, une validation de la monarchie bourbonienne.

L'avènement de ce fils de Saint-Louis et Louis XIV (Philippe VI est quatrième dans l'ordre de succession légitimiste au trône de France) nous permet de nouveau d'attirer l'attention sur les qualités incontestables de l'institution dynastique tout en apportant des réponses claires à ses détracteurs.

8 juin 2014

La Reine et le Président : le face-à-face qui rend monarchiste

Sa Majesté la Reine et le Président de la République
(c) AFP Photo / Eric Feferberg

Du mercredi 5 jusqu'au samedi 7 juin,  à l'occasion du soixante-dixième anniversaire du débarquement en Normandie, la reine d'Angleterre était en visite d'Etat en France. Un événement historique : il est probable que ce soit là l'ultime visite d'Etat dans notre pays de la souveraine anglaise aujourd'hui âgée de 88 ans.

Durant ces trois jours, l'exceptionnelle popularité de Sa Majesté auprès des citoyens français ne s'est pas démentie et la comparaison avec le président François Hollande est un exercice cruel pour les institutions républicaines.