5 avril 2015

Un sondage confirme la crise des institutions françaises

Perron du palais de l'Elysée

Depuis toujours, nous critiquons l'état actuel des institutions démocratiques de notre pays. Il y a peu, un commentateur Facebook nous demandait d'où nous tenions la défiance présumée des français pour leur démocratie, mettant en doute cette crise de confiance.

Un sondage YouGov publié par le Huffington Post vient confirmer avec éclat cette réalité et nous donne raison sur des points inattendus.

3 avril 2015

Anniversaire de S.A.I. la Princesse Napoléon

La Princesse Napoléon et M. Alain Decaux en 2008

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née mademoiselle Alix de Foresta, fête aujourd'hui, 4 avril, son quatre-vingt-neuvième anniversaire.

Fille de Geneviève Fredet et du comte Albéric de Foresta, d'une famille de noblesse provençale au passé légitimiste, elle entre dans la famille impériale de France par son mariage, le 15 août 1949, avec le Prince Napoléon (Louis), empereur de jure depuis 1926.

Présentant toujours la plus parfaite distinction et la plus parfaite élégance, la Princesse Napoléon est un précieux soutien de la cause napoléonienne.

Depuis la disparition de son époux, le 3 mai 1997, elle seconde avec brio notre Prince, chef de la famille Bonaparte et prétendant au trône impérial de France, le prince Jean-Christophe Napoléon, pour lequel elle est une alliée inestimable.

Pour l'ensemble de son oeuvre au service de la famille impériale, nous lui adressons nos chaleureux remerciements et lui souhaitons un excellent anniversaire.

Vive le Prince et vive la France.
Vive la Princesse Napoléon.

28 mars 2015

[Manifeste] Notre bonapartisme en six affirmations


Le premier écueil du bonapartisme dans un temps tel que le nôtre, près de deux siècles après la mort de Napoléon Bonaparte et près d'un siècle et demi après la chute de Napoléon III, c'est d'être caricaturé. L'époque ne manque pas d'en user et l'adjectif "bonapartiste" est devenu aujourd'hui une épithète dépréciative lancée à la figure de divers responsables politiques au même titre que peuvent l'être "bolchévique" ou "fasciste".

Face à ce péril, le bonapartisme ne doit pas tomber dans la théorie et l'idéologie, qui ne font pas partie de son ADN, mais malgré tout nous avons un devoir de réflexion, de clarification et de définition, mission centrale dans l'entreprise de rénovation du bonapartisme.

Ce devoir, Renouveau Bonapartiste s'est déjà plusieurs fois employé à le respecter : par sa première ou sa seconde profession de foi, à travers les Dix commandements du bonapartisme ou encore avec un bref essai de définition. Si l'ensemble des publications du blog reflète fidèlement l'idée qui est la nôtre du bonapartisme, ces articles s'y emploient plus particulièrement.

L'exercice peut être difficile mais il est nécessaire, voire indispensable, et c'est dans cette optique, dans cette ambition, que s'inscrit cet essai de définition synthétique du bonapartisme en six affirmations.

Nous n'avons pas la prétention de définir un bonapartisme orthodoxe, alors que les détracteurs habituels nous dispensent de leur rage monotone : voici notre bonapartisme.

25 mars 2015

Les défauts et handicaps d'un chef d'Etat politicien par l'exemple

S.M. le Roi d'Espagne et M. le Président de la République

Même dans le drame, les affaires continuent pour certains. Et notamment les affaires les plus mesquines de la politique politicienne. Alors que cent-cinquante personnes venaient de perdre la vie dans un accident aérien tragique, notre Assemblée nationale a réussi "le tour de force" de montrer, une énième fois, ce spectacle guignolesque qui caractérise tant (trop) notre politique nationale.

Le point d'appui de ces attaques déplacées ? Le chef de l'Etat. Au-delà des contingences politiques du moment, c'est un modèle d'incarnation nationale qui doit être remis en cause.

20 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance de Napoléon II

S.M. l'empereur Napoléon II

NAPOLEON II
(Napoléon François Charles Joseph Bonaparte)

Roi de Rome, Prince Impérial
Empereur des Français

Fils de Napoléon le Grand,
né le 20 mars 1811,
disparu le 22 juillet 1832.

16 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance du Prince impérial

S.A. Mgr le Prince impérial
<< Le plébiscite, c'est le salut et le droit, la force rendue au pouvoir et l'ère des longues sécurités rouverte au pays ; c'est un grand parti national, sans vainqueurs ni vaincus, s'élevant au-dessus de tous pour les réconcilier. >>
Son Altesse Monseigneur le Prince impérial,
à l'occasion de sa majorité, le 16 mars 1874.

13 mars 2015

Qu'ils fêtent Waterloo, nous fêterons Austerlitz !

L'empereur Napoléon

L'anecdote a fait le tour du continent, révélée par des journaux anglais toujours amusés de se moquer de leurs cousins français et de leur patriotisme. La Belgique avait pour projet d'émettre une pièce commémorative de 2€ figurant le bicentenaire de la bataille de Waterloo. La France s'est opposée au projet et celui-ci a avorté (tout comme, d'ailleurs, au passage, celui, français, de pièce commémorative de la bataille de Marignan).

On entend déjà certains tomber en pâmoison, d'horreur et d'indignation, accusant l'Europe d'un vif sentiment anti-français et l'Angleterre (enfin, pour eux, toujours la "Perfide Albion") de continuer à nourrir des rêves d'abaissement de notre Nation (alors même que le Royaume-Uni n'appartient pas à la Zone Euro).

Et pourtant, il nous semble que cet affaire ne soit pas le scandale du siècle. Surtout, et de cela nous en sommes sûrs, nous ne sommes plus en 1815. La bataille est finie.

Si la mémoire de l'Empereur mérite d'être défendue avec vigueur, ce n'est pas en niant la liberté des autres Nations qu'il faut le faire ou en sombrant dans l'outrance anglophobe, mais bel et bien en affirmant, bien plus que nous ne l'avons fait par le passé, notre liberté, si ce n'est notre devoir, de commémorer la mémoire impériale.

26 février 2015

Oui, la France aurait bien besoin d'une Constituante !

 



Serment du Jeu de Paume

C'est devenu le nouveau leitmotiv du discours politique de Jean-Luc Mélenchon : en 2017, il ne sera pas (vraiment) candidat à l'élection présidentielle, le "candidat" ce sera le passage à une nouvelle république, sixième du nom. Pour cela il appelle de ses voeux l'élection d'une Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale.

Cela surprendra sans doute quelques lecteurs mais nous sommes, sur ce point, en parfait accord avec la figure emblématique du Front de Gauche. Non, nous ne renonçons pas à notre idéal napoléonien, ni davantage à nos convictions dynastiques. Si la France n'a nullement besoin d'une énième république, dans la crise aiguë que nous traversons la convocation d'une Constituante serait un événement hautement positif pour notre Nation.

Nos institutions démocratiques et représentatives sont aujourd'hui parvenues à un stade avancé de déliquescence. L'écrasante majorité des français réclame un profond changement et une réorganisation de notre démocratie souveraine. Celle-ci doit passer par une nouvelle Constitution, discutée et votée par une Constituante.

18 février 2015

[Article 49.3] Constitution ou Assemblée : où est le vrai déni de démocratie ?

Bulletin du référendum sur la Constitution de 1958

Nous voici de nouveau devant un exemple éclatant de la déliquescence de nos institutions et, cause de l'effet précédent, de notre classe politique. Le Gouvernement a décidé, en son bon droit, puisqu'en son droit constitutionnel, d'utiliser l'alinéa 3 de l'article 49 de notre Constitution pour faire passer la loi dite Macron. L'article 49.3 incriminé est le suivant : 
<< Le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. >> (Source : Conseil constitutionnel)
Et certains grands orateurs de notre République, qui sont à Gambetta ce que Bernard Henri-Levy est à Jean-Jacques Rousseau, tel le maire de Nice, M. Estrosi, de s'indigner d'un coup d'Etat ou, pour reprendre les mots passés de l'actuel locataire de l'Elysée, d'un déni de démocratie.

Nous passerons sur l'expression de Christian Estrosi : un coup d'Etat appuyé par la Constitution, cela relève de la figure de style, de l'oxymore, ce serait presque de la poésie si ce n'était pas de la bêtise. Mais quant au déni de démocratie décrié par toute la classe politique, ou du moins alternativement par chaque bord de la caste quand celle-ci est "victime" du 49.3, est-ce là une réalité tangible ? Derrière la procédure discutable d'un Gouvernement qui clôt le débat parlementaire et prive la représentation nationale de son pouvoir de décision, ne faut-il voir, comme toujours, que l'usurpation d'un exécutif prédateur ?

Ce constat suffit-il ? Ce constat est-il seulement exact ? Au-delà des mots et des éléments de langage inlassablement répétés depuis des décennies, le problème démocratique posé par l'article 49.3 ce n'est pas la toute-puissance du Gouvernement mais bien davantage la faiblesse représentative de l'Assemblée.

12 février 2015

[Propositions] Défense et réforme de la Légion d'Honneur

Napoléon présidant aux premières décorations

L'Ordre de la Légion d'Honneur fait parler de lui au début de ce mois de janvier 2015 comme il le fait souvent à cette date, ainsi qu'au 14 Juillet, les deux moments de l'année où les nouvelles nominations et promotions sont traditionnellement annoncées.

"Récompense de mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes", elle compte aujourd'hui 92 000 membres et chaque année on enregistre près de 3000 nouvelles nominations (chiffres de la Chancellerie). Célèbre dans le monde entier et demeurant la plus prestigieuse distinction qu'un français puisse recevoir, on entend souvent dire que la Légion d'Honneur a perdu de sa superbe. A chaque nouvelle fournée de décorés l'attention n'est portée que sur les éminentes personnalités qui en refusent l'honneur, à l'image de l'économiste Thomas Piketty cette année.

Trois ans après un premier article rapide consacré à cette question, voici nos propositions quant à l'avenir et au renouveau d'un ordre naturellement cher aux bonapartistes puisque fondé le 19 mai 1802 par le Premier consul Napoléon Bonaparte.