25 mars 2015

Les défauts et handicaps d'un chef d'Etat politicien par l'exemple

S.M. le Roi d'Espagne et M. le Président de la République

Même dans le drame, les affaires continuent pour certains. Et notamment les affaires les plus mesquines de la politique politicienne. Alors que cent-cinquante personnes venaient de perdre la vie dans un accident aérien tragique, notre Assemblée nationale a réussi "le tour de force" de montrer, une énième fois, ce spectacle guignolesque qui caractérise tant (trop) notre politique nationale.

Le point d'appui de ces attaques déplacées ? Le chef de l'Etat. Au-delà des contingences politiques du moment, c'est un modèle d'incarnation nationale qui doit être remis en cause.

20 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance de Napoléon II

S.M. l'empereur Napoléon II

NAPOLEON II
(Napoléon François Charles Joseph Bonaparte)

Roi de Rome, Prince Impérial
Empereur des Français

Fils de Napoléon le Grand,
né le 20 mars 1811,
disparu le 22 juillet 1832.

16 mars 2015

[In Memoriam] Anniversaire de la naissance du Prince impérial

S.A. Mgr le Prince impérial
<< Le plébiscite, c'est le salut et le droit, la force rendue au pouvoir et l'ère des longues sécurités rouverte au pays ; c'est un grand parti national, sans vainqueurs ni vaincus, s'élevant au-dessus de tous pour les réconcilier. >>
Son Altesse Monseigneur le Prince impérial,
à l'occasion de sa majorité, le 16 mars 1874.

13 mars 2015

Qu'ils fêtent Waterloo, nous fêterons Austerlitz !

L'empereur Napoléon

L'anecdote a fait le tour du continent, révélée par des journaux anglais toujours amusés de se moquer de leurs cousins français et de leur patriotisme. La Belgique avait pour projet d'émettre une pièce commémorative de 2€ figurant le bicentenaire de la bataille de Waterloo. La France s'est opposée au projet et celui-ci a avorté (tout comme, d'ailleurs, au passage, celui, français, de pièce commémorative de la bataille de Marignan).

On entend déjà certains tomber en pâmoison, d'horreur et d'indignation, accusant l'Europe d'un vif sentiment anti-français et l'Angleterre (enfin, pour eux, toujours la "Perfide Albion") de continuer à nourrir des rêves d'abaissement de notre Nation (alors même que le Royaume-Uni n'appartient pas à la Zone Euro).

Et pourtant, il nous semble que cet affaire ne soit pas le scandale du siècle. Surtout, et de cela nous en sommes sûrs, nous ne sommes plus en 1815. La bataille est finie.

Si la mémoire de l'Empereur mérite d'être défendue avec vigueur, ce n'est pas en niant la liberté des autres Nations qu'il faut le faire ou en sombrant dans l'outrance anglophobe, mais bel et bien en affirmant, bien plus que nous ne l'avons fait par le passé, notre liberté, si ce n'est notre devoir, de commémorer la mémoire impériale.

26 février 2015

Oui, la France aurait bien besoin d'une Constituante !

 



Serment du Jeu de Paume

C'est devenu le nouveau leitmotiv du discours politique de Jean-Luc Mélenchon : en 2017, il ne sera pas (vraiment) candidat à l'élection présidentielle, le "candidat" ce sera le passage à une nouvelle république, sixième du nom. Pour cela il appelle de ses voeux l'élection d'une Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale.

Cela surprendra sans doute quelques lecteurs mais nous sommes, sur ce point, en parfait accord avec la figure emblématique du Front de Gauche. Non, nous ne renonçons pas à notre idéal napoléonien, ni davantage à nos convictions dynastiques. Si la France n'a nullement besoin d'une énième république, dans la crise aiguë que nous traversons la convocation d'une Constituante serait un événement hautement positif pour notre Nation.

Nos institutions démocratiques et représentatives sont aujourd'hui parvenues à un stade avancé de déliquescence. L'écrasante majorité des français réclame un profond changement et une réorganisation de notre démocratie souveraine. Celle-ci doit passer par une nouvelle Constitution, discutée et votée par une Constituante.

18 février 2015

[Article 49.3] Constitution ou Assemblée : où est le vrai déni de démocratie ?

Bulletin du référendum sur la Constitution de 1958

Nous voici de nouveau devant un exemple éclatant de la déliquescence de nos institutions et, cause de l'effet précédent, de notre classe politique. Le Gouvernement a décidé, en son bon droit, puisqu'en son droit constitutionnel, d'utiliser l'alinéa 3 de l'article 49 de notre Constitution pour faire passer la loi dite Macron. L'article 49.3 incriminé est le suivant : 
<< Le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. >> (Source : Conseil constitutionnel)
Et certains grands orateurs de notre République, qui sont à Gambetta ce que Bernard Henri-Levy est à Jean-Jacques Rousseau, tel le maire de Nice, M. Estrosi, de s'indigner d'un coup d'Etat ou, pour reprendre les mots passés de l'actuel locataire de l'Elysée, d'un déni de démocratie.

Nous passerons sur l'expression de Christian Estrosi : un coup d'Etat appuyé par la Constitution, cela relève de la figure de style, de l'oxymore, ce serait presque de la poésie si ce n'était pas de la bêtise. Mais quant au déni de démocratie décrié par toute la classe politique, ou du moins alternativement par chaque bord de la caste quand celle-ci est "victime" du 49.3, est-ce là une réalité tangible ? Derrière la procédure discutable d'un Gouvernement qui clôt le débat parlementaire et prive la représentation nationale de son pouvoir de décision, ne faut-il voir, comme toujours, que l'usurpation d'un exécutif prédateur ?

Ce constat suffit-il ? Ce constat est-il seulement exact ? Au-delà des mots et des éléments de langage inlassablement répétés depuis des décennies, le problème démocratique posé par l'article 49.3 ce n'est pas la toute-puissance du Gouvernement mais bien davantage la faiblesse représentative de l'Assemblée.

12 février 2015

[Propositions] Défense et réforme de la Légion d'Honneur

Napoléon présidant aux premières décorations

L'Ordre de la Légion d'Honneur fait parler de lui au début de ce mois de janvier 2015 comme il le fait souvent à cette date, ainsi qu'au 14 Juillet, les deux moments de l'année où les nouvelles nominations et promotions sont traditionnellement annoncées.

"Récompense de mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes", elle compte aujourd'hui 92 000 membres et chaque année on enregistre près de 3000 nouvelles nominations (chiffres de la Chancellerie). Célèbre dans le monde entier et demeurant la plus prestigieuse distinction qu'un français puisse recevoir, on entend souvent dire que la Légion d'Honneur a perdu de sa superbe. A chaque nouvelle fournée de décorés l'attention n'est portée que sur les éminentes personnalités qui en refusent l'honneur, à l'image de l'économiste Thomas Piketty cette année.

Trois ans après un premier article rapide consacré à cette question, voici nos propositions quant à l'avenir et au renouveau d'un ordre naturellement cher aux bonapartistes puisque fondé le 19 mai 1802 par le Premier consul Napoléon Bonaparte.

21 janvier 2015

Le Roi et l'Empereur : hommage à Louis XVI à travers les paroles de Napoléon Ier

Portrait de Louis XVI, A.-F. Callet, 1786 & Napoléon roi d'Italie, A. Appiani, 1805

Il y a deux ans, une première fois déjà, Renouveau Bonapartiste avait tenu à rendre hommage au dernier roi de l'Ancien Régime à l'occasion du deux-cent-vingtième anniversaire de son exécution. Notre attachement à l'institution monarchique est une constante de notre réflexion et on peut très facilement s'en convaincre ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ou encore ici !

Ce monarchisme se caractérise surtout par son exigence, et ce notamment à l'égard des princes des Maisons de France : la neutralité étant la vertu nécessaire de toutes les personnes investies du destin de revêtir un jour une couronne quelconque, nous condamnons avec regret, sans pour autant leur retirer notre respect, les erreurs des princes d'Orléans ou de Bourbon. Ces considérations sur le courant monarchiste français contemporain est synthétisé dans l'article "Les rois sont morts ? Vive l'empereur !". De même, j'avais relevé en avril 2014 les graves approximations historiques du comte de Paris.

Ces prises de positions relatives aux actuels représentants princiers de la cause royaliste en France ne nous empêchent pas pour autant de conserver avec bien des légitimistes et des orléanistes nombre d'opinions communes et d'aspirations partagées. Ces récriminations à l'encontre de leurs princes ne se fondent d'ailleurs que sur une stricte et exigeante fidélité à des principes communs à tous les monarchistes : personne ne peut douter que nous hésiterions à condamner les membres dynastes de la famille impériale s'ils venaient demain à s'écarter de ceux-ci.

Ces mises au point établies, cet hommage que je tiens à rendre au roi Louis XVI à l'occasion de la commémoration traditionnelle de sa disparition peut apparaître tel qu'il est : comme un symbole d'unité au service d'une cause commune. Légitimistes, orléanistes et bonapartistes dynastiques peuvent être concurrents, parfois rivaux, mais jamais ennemis, toujours solidaires d'une même ambition.

Pour nous, bonapartistes, l'occasion est propice aussi à rappeler notre credo de réconciliation nationale et historique. Le bonapartisme dynastique est tout autant monarchiste que fidèle aux principes de 1789, et ce dans la parfaite continuité d'une tradition inaugurée par l'Empereur lui-même. C'est pourquoi, pour rendre hommage au dernier souverain de l'Ancienne France j'ai choisi de laisser la parole au premier souverain de la France Moderne, Napoléon Bonaparte. Un hommage sans doute inattendu pour certains mais pourtant profondément sincère dans la bouche du "Roi de la Révolution" qui n'hésite pas à parler, pour la postérité, avec bienveillance, fidèle à son idéal de réconciliation, du "malheureux Louis XVI".

9 janvier 2015

Commémoration de la mort de l'empereur Napoléon III

Buste de Napoléon III par Carpeaux

Comme chaque neuvième jour de l'année, nous voici réunis aujourd'hui autour de la mémoire du dernier souverain de notre Histoire, Sa Majesté l'Empereur Napoléon III. Le rideau tombait sur la vie exceptionnelle de ce non-moins-exceptionnel personnage au matin du 9 janvier 1873, il y a maintenant cent quarante deux ans.

2 janvier 2015

S.A.I. la Princesse Napoléon promue au grade d'officier de la Légion d'Honneur

S.A.I. la Princesse Napoléon en 2011 à Cuba

Son Altesse impériale la Princesse Napoléon, née Alix de Foresta, épouse de feu le Prince Louis, chef de la famille impériale de 1926 à 1997, et grand-mère de l'actuel prétendant au trône, a été promue, de par le décret du 31 décembre 2014 au grade d'officier de la Légion d'Honneur au titre de la Grande Chancellerie.

La Princesse avait été nommée chevalier de la Légion d'Honneur il y a quinze ans, le 1er décembre 1999. Pour mémoire, son mari, le précédent Prince Napoléon, avait lui aussi reçu la plus prestigieuse de nos décorations nationales en récompense de ses actes de bravoure dans la résistance à l'occupant allemand durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fut ainsi élevé jusqu'au plus haut grade de l'Ordre, celui de commandeur de la Légion d'Honneur.

Nous adressons à Son Altesse impériale nos plus chaleureuses félicitations ainsi que nos très sincères remerciements pour toute son oeuvre, accomplie avec brio, au service de la famille impériale et de la cause napoléonienne.

Bravo, Madame, et merci.